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Coup de ♡ | Le Musée des Merveilles de T. Haynes d’après Brian Selznick

Le 30 décembre dernier, j’ai eu la chance d’être invitée par Bayard à une projection du Musée des Merveilles, l’adaptation cinématographique du livre éponyme. J’ai également eu l’opportunité d’amener quelqu’un, et mon acolyte de toujours pour ce type de projections n’est autre que l’une de mes meilleures amies, Johanna, avec qui j’ai fait mon road trip aux USA l’été dernier. Ensemble, nous avons vu Everything, Everything, Nos étoiles contraires ou encore Le Labyrinthe, à l’occasion d’avant-premières et projections presse, et je crois qu’être bien accompagnée ne fait que rendre ces films plus précieux. Alors, je serai peut-être peu subjective mais j’avais absolument envie de vous recommander ce film à travers cet article qui, je l’espère, saura vous convaincre.

J’avais adoré Hugo Cabret de Brian Selznick (l’auteur du Musée des Merveilles (originalement Black-Out chez Bayard), et de The Marvels), autant le livre que le film d’ailleurs, et même si je n’ai pas eu l’occasion de lire Le Musée des Merveilles avant de voir son adaptation, j’avais le sentiment que ce n’enlèverait rien à l’œuvre de Selznick. J’avais raison. Bien sûr, il faut aimer l’univers de l’auteur qui, on ne va pas se le cacher, est assez onirique, même alors qu’il est ancré dans le monde réel. D’une certaine manière, son art me fait penser à un mélange entre Woody Allen, Tim Burton et Chris Colombus.

SYNOPSIS
Hoboken, New Jersey, octobre 1927. L’histoire en images.
Rose, une fillette sourde-muette, est seule dans sa chambre. Ses parents lui interdisent de sortir à cause de son handicap. Rose contemple New York, et découpe des photos de stars dans un magazine… Elle finit par s’enfuir de chez elle. Une fois à New York, elle se réfugie dans une salle de cinéma et assiste à la projection du film « Fille de l’orage ».
Lac Gunflint, Minnesota, juin 1977. L’histoire en mots.
Ben vient de perdre sa mère, il est recueilli par son oncle et sa tante. Le garçon n’a jamais connu son père, il ignore tout de lui.  Ben découvre, une nuit, par temps d’orage, dans la maison de sa défunte mère, caché dans un placard, un livre intitulé « Wonderstruck » sur les musées avec une dédicace : « Pour Danny, de tout mon coeur, M ». Et sur un marque page un numéro et une adresse à New York. Et si ce Danny était son père ? Il décide d’en avoir le coeur net, et saisit le téléphone… Mais, au moment où il colle son oreille sur le combiné, il est frappé par la foudre…

Ce qui m’a plu d’entrée avec Le Musée des Merveilles, c’est la dualité entre le film en noir et blanc muet et le film en couleur, plus moderne. Je regrette de ne pas en regarder plus souvent, mais j’ai toujours adoré les films muets et en noir et blanc. Pendant ma scolarité, il nous arrivait d’avoir des sorties cinéma et nous allions voir des classiques tels qu’Alice aux pays des merveilles (assez traumatisant pour moi à l’époque, haha) ou Peau d’Âne (que j’avais adoré, il faudrait que je le revois pour me faire un avis avec des yeux d’adulte), mais aussi des films moins connus en noir et blanc et muets comme un film japonais dont le titre m’échappe ou encore Pickpocket, qui m’avait beaucoup captivée !

Tout dans l’histoire du Musée des Merveilles se fait écho et se relie de manière si poétique et intrinsèque/délicate que j’en ai été bouche-bée. J’ai été happée du début à la fin, autant par les personnages que la cinématographie et l’intrigue. Les acteurs, pour la plupart inconnus au bataillon (en tout cas, pour ma part), m’ont bluffée. Surtout que 2 des plus importants sont des enfants, et j’ai trouvé qu’ils avaient joué leur rôle à la perfection. De plus, c’était la première production de Millicent Simmonds (celle qui joue Rose) et, en sachant qu’elle est sourde-muette dans la vie également, je ne peux que saluer la justesse de son travail. Ses expressions et son regard racontaient énormément. Ces gamins ont déjà un sacré charisme mais aussi une innocence qui rend leur performance encore plus authentique. Pour vous donner un point de vue un peu différent, Johanna a eu du mal à rentrer dedans mais, une fois que la première partie en noir et blanc s’est terminée, elle fut conquise aussi. En plus, l’intrigue se passe cette fois-ci à New York (Hugo Cabret se déroulait à Paris) et, comme vous avez pu le constater dans un précédent article, je m’emballe toujours très vite quand une œuvre peut me renvoyer, le temps de quelques heures, dans cette ville que j’aime tant et qui me manque chaque jour.

Je ne souhaite pas rentrer dans les détails pour ne pas vous spoiler, mais n’hésitez pas à vous référer aux synopsis du livre et du film (voir ci-dessus) si vous souhaitez en savoir un peu plus sur l’intrigue. Je ne vous dirais pas d’y aller les yeux fermés, surtout si ce type de films ne vous botte pas, mais si c’est quelque chose que vous pourriez apprécier, n’hésitez plus. Entrez dedans sans en savoir trop, appréciez le voyage, traversez les époques, et profitez d’un petit moment d’évasion dans l’univers extraordinaire de Brian Selznick. Le film est resté peu de temps en salles, mais je suis sûre qu’il sera disponible en DVD ou en VOD dans quelques mois ou semaines. Le livre est lui divisé en images (transcrites à l’écran par le noir et blanc) et en texte (la partie en couleur, moderne), et si vous n’avez jamais lu l’auteur, je vous recommande chaudement de vous pencher dessus. En plus, les éditions sont toujours à tomber par terre !

Après le film, l’auteur est intervenu pour une séance de questions-réponses, et je suis tombée amoureuse de sa personne. De nature curieuse, Brian Selznick est super intéressant ! On a beaucoup rigolé, beaucoup appris sur ses méthodes de travail et son expérience en tant qu’auteur-scénariste. À mes yeux, quand un auteur est sympathique, ça ajoute une valeur ajoutée à ses œuvres et là, j’avais devant moi un homme si souriant et passionné que j’en étais complètement fangirl. J’ai osé lui poser une question, ce dont je suis très fière (j’en avais le ventre noué, la gorge serrée, des palpitations… : quand il s’agit de prendre la parole en public ou d’aller vers des gens que je ne connais pas, je suis pathétique). À la dédicace du jeudi soir, nous avons oublié de faire une photo avec Brian Selznick, donc Johanna et moi sommes retournées le voir à Montreuil pour immortaliser cette agréable rencontre. Johanna en a même profité pour faire dédicacer un Hugo Cabret surprise à son chéri : une belle preuve de soutien pour un auteur ! (J’ai personnellement décidé d’attendre d’être à Londres pour découvrir The Marvels parce que c’est dans cette ville que se déroule l’histoire… il me faut donc désormais le trouver pour me le procurer) Et une fois qu’on a dû laisser notre place à la personne suivante, j’étais presque triste de devoir dire au revoir à cet écrivain-artiste-scénariste-humain-sympathique qui ne me connaît ni d’Ève ni d’Adam, mais que j’ai trouvé absolument passionnant, charmant et dont la créativité m’a totalement épatée.

Bref, je pense que vous l’aurez compris… ce monsieur et ses œuvres ont trouvé une nouvelle admiratrice !

Avez-vous vu Hugo Cabret ou Le Musée des Merveilles ?
Avez-vous des films en noir & blanc et muets à me recommander ?
Allez-vous vous laisser tenter ?

1 thought on “Coup de ♡ | Le Musée des Merveilles de T. Haynes d’après Brian Selznick

  1. « D’une certaine manière, son art me fait penser à un mélange entre Woody Allen, Tim Burton et Chris Colombus. »
    Pas besoin de m’en dire plus, je veux lire ce livre et voir le film !
    Bon ok, je louche dessus depuis longtemps, mais là avec ton article c’est plus possible ^^’

    Et pour ma part, non je n’ai jamais vu Hugo Cabret ! Pourtant il traîne traîne, je l’ai sous la main, mais non toujours pas ! Mais comme on est en hiver (encore pour l’instant) et que c’est encore le temps du cocooning (y a-t-il vraiment besoin d’un temps pour ça ?) et que ce film a l’air de bien se prêter à la saison hivernale, je vais peut-être me caler une petite séance visionnage bientôt ;) je pourrai t’en dire des nouvelles!

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