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Emily Brontë | Les Hauts de Hurle-Vent

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Lecture V.F.

Livre de Poche

413 pages

5,60€

Synopsis
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

Mon avis
Il me sera très difficile d’écrire une chronique pour ce livre. J’avais envie de lire ce classique depuis des lustres – j’en avais étudié des passages en première et deuxième année de licence et toutes les critiques élogieuses ne faisaient qu’accroître ma curiosité. Mais je dois dire que pour ma part, ça n’a pas été la lecture à laquelle je m’attendais.

S’il y a bien un élément que je peux souligner, c’est que cette histoire est unique. C’est exactement le mot qui correspond à ce roman. Mais unique ne veut pas forcément dire que cela m’a plu. J’ai été vraiment gênée par le récit et les personnages, ce qui laisse peu de place à quelque chose d’attirant. J’ai trouvé ce livre beaucoup trop tordu pour moi. J’ai pourtant beaucoup d’intérêt pour les anti-héros et pour les protagonistes complexes qui évoluent dans un cadre peu engageant. Sauf que je n’ai pas vraiment accroché, cette fois-ci. Pourquoi ? Eh bien, tout d’abord, contrairement à beaucoup, Heathcliff m’a dégoûtée. Et j’ai finalement éprouvé peu de compassion pour lui – il a eu une enfance et une adolescence difficile, à cause d’autres personnages, mais son désir de vengeance l’a réduit au même niveau, voire plus bas, que ceux qui lui ont fait du mal. J’ai de la mémoire, mais je ne suis pas rancunière. Et son désir de vengeance, traversant les générations, m’a complètement mise sur les fesses. C’était pour moi un être abject qui aurait dû faire sa vie de son côté et essayer de se reconstruire au lieu de blesser des gens qui n’étaient pour rien dans son malheur. La scène de fin est cependant très poignante et le fait que l’amour l’ait rendu fou a quelque chose de très beau.

J’ai également eu du mal avec la plupart des personnages, notamment Catherine Earnshaw. Cette jeune fille – et plus tard la femme, surtout la femme – aura eu le don de me donner mal au crâne. Je sais bien que cela était fait exprès, mais son caractère plaintif et hystérique ont presque eu raison de moi. Le reste des protagonistes ne m’a pas dérangé outre mesure (du moins pas autant que Heathcliff & Catherine E.) mais c’est vrai que leurs défauts ne les rendaient pas tout le temps agréables. Certains étaient plus agaçants que d’autres. C’était également fait pour – une belle illustration de l’humanité ? – mais quand tous m’en font vivre de toutes les couleurs, j’ai du mal à les considérer avec philosophie.

Les deux personnages qui sortent du lot et qui m’ont charmée sont Lockwood et Nelly. Nelly, quelle narratrice, quel bout de femme ! Si elle n’avait pas été là, je me serais sûrement arraché les cheveux. La curiosité de Lockwood me plaisait beaucoup également et cela me donnait envie de poursuivre pour connaître toute l’histoire – aussi déplaisants puissent en être certains aspects. Nelly est attachante, pleine de raisonnement, un peu soumise mais prête à tout pour les gens qu’elle aime. Elle m’a tout de suite inspiré confiance et cela était rassurant.

Après que tout cela soit dit, ne me méprenez-pas. Je suis très contente d’avoir découvert cette histoire, d’avoir enfin pris la peine de lire ce classique. J’ai vraiment été impressionnée par ce qu’avait accompli Emilie Brontë, par la haine et l’amour qu’elle a dépeints dans ce récit. Tous les sentiments sont amplifiés et j’ai été intéressée par les notions qu’elle a abordées à travers ce roman. Mais contrairement à beaucoup, je n’ai pas réussi à ressentir de la compassion, j’ai été beaucoup agacée et l’acharnement d’Heathcliff et son idée de vengeance m’ont énormément gênée.

Une lecture que je conseille cependant parce que l’univers et l’imagination des jeunes auteurs de cette époque restent incroyables ! Un bon moyen de découvrir l’Angleterre du XIXème siècle.

Ma note : 3,75/5

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