Anxiété, Image de soi, Lifestyle, Mental Health

J’ai regardé dans le miroir… et j’ai vu un monstre.

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« Take my past and take my sins,
Like an empty sail takes the wind.
And heal, heal, heal, heal. »
Heal, Tom Odell

J’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article. Au départ, je voulais en faire une vidéo plutôt neutre et commune, du genre « Toute une histoire ». Sophie Davant n’avait qu’à bien se tenir. Je comptais parler de binge eating, de eating disorders, de confiance en soi. Je comptais poster cette vidéo après vous avoir parlé de mon anxiété et de mes crises de panique qui n’aident pas dans un combat quotidien avec la nourriture, avec moi-même. Lorsque l’on n’a pas toutes les cartes en mains, je peux imaginer combien c’est difficile de comprendre, de faire preuve d’empathie ou de tolérance. Je voulais néanmoins garder un ton guilleret, parce que c’est comme ça que vous me connaissez.

Et puis, j’ai été prise d’une urgence d’écrire et de le faire avec mon coeur, avec la peine qui y résonne chaque jour, sans sourire factice. Je crois que c’est plus simple, pour moi, de ne pas dire ces mots à voix haute. Je crois que c’est plus simple, aussi, de partager quelque chose d’aussi douloureux, sans avoir à cacher ma honte ou mes larmes. J’ai finalement pris mon courage à deux mains suite à un détail qui m’a convaincue que je prenais la bonne décision en écrivant cet article. Hier encore, je doutais. Ce soir, un homme a décidé pour moi. Plus tôt, en rentrant chez moi, un quadragénaire avançait face à moi avec un ami. Arrivé à mes côtés, il a ralenti pour me souffler avec dédain « grosses cuisses ! », avant de continuer son chemin comme si cet échange était anodin, sans conséquence.

L’écriture et la musique ont toujours été ma thérapie, mon exutoire. C’est aujourd’hui, sur ce blog, playlist en mode aléatoire, que je vous raconte comment j’en suis arrivée à regarder dans le miroir, et à voir un monstre… pour la deuxième fois.

D’aussi loin que je puisse me rappeler – je ne compte pas les premières années de ma vie – j’ai toujours été ronde. Dans ma famille, tout le monde est rond, ou presque. Il y a bien sûr eu des périodes moins pires que d’autres, mais je ne suis jamais parvenue à m’accepter telle que j’étais. Je ne me suis jamais imposé une discipline de fer lorsqu’il s’agissait d’alimentation ou de sport, et c’est quelque chose que je regrette aujourd’hui. Je regrette que mes parents ne m’aient pas poussée à être plus active à partir du collège – je l’étais avant – mais je ne leur en veux pas parce qu’ils n’ont fait que respecter mon choix de ne pas vouloir l’être… Ce choix, c’était probablement 30% de paresse, mais surtout, 70% de foi que je n’y arriverai jamais (je reviens là-dessus peu après).

Certains sports m’étaient plus inaccessibles que d’autres, à cause de mes problèmes de respiration, de mes kystes/abcès à la poitrine, de ma maladresse légendaire, j’en passe et des meilleurs. Ce ne sont certes pas des excuses valables, mais j’aimerais vous expliquer pourquoi avoir choisi de ne pas en faire. D’autres sports, au contraire, auraient été parfaits pour moi – et le seraient encore à ce jour –, comme la natation. Mais voilà, se mettre en maillot de bain lorsque tout ce que vous voyez n’est qu’un gros tas de merde, c’est un calvaire. Et on n’a pas envie de faire déguster les autres, qui n’ont pas demandé à voir votre ventre rebondi, vos cuisses capitonnées et vos fesses qui dépassent du maillot.

Parfois, je me demande si j’aurais eu une autre vision de moi-même si certaines personnes n’avaient pas insisté sur le fait que j’étais répugnante à regarder : « T’es grosse », « Eh la baleine », « Tu ressembles à un sumo ambulant », « T’as vraiment un gros nez », « Les jupes c’est pas pour les grosses », « On ne peut pas être ensemble parce que mes amis se moquent de nous : un beau gosse et une grosse, ça ne peut pas fonctionner. Restons amis. » Quand on prend ces remarques à la figure à longueur de journée à l’adolescence, on aura beau vouloir être forte, les plaies restent béantes. Quand on est constamment placardés de publicités sur le corps idéal, difficile de se dire que les gens avaient tort à notre sujet. Je me rappellerai toujours mon prof de sport de la 6° à la 4° qui, d’une certaine façon, m’a conditionné à ressentir de l’aversion et de la crainte pour le sport, alors qu’au final, je suis sûre qu’il n’y a rien d’insurmontable. J’ai eu peu de profs incompétents dans ma vie, mais celui-ci était l’un des pires. Ne pas aider une élève en difficulté, paralysée par la peur sur les barres asymétriques, et dire à un autre élève de s’en occuper parce que c’est une « incapable qui n’y arrivera jamais de toute façon », c’est typiquement le genre de comportements qui, je l’espère, ne sera plus toléré un jour. Mais je m’en voudrais toujours de l’avoir même écouté.

Je suis restée quelques années à prendre sur moi et, malheureusement, à me venger sur la nourriture pour compenser. Vous avez sûrement entendu parler de comfort food et de boulimie ? Eh bien, pour moi, c’était un tout en même temps. J’avais des crises où j’aurais pu manger n’importe quoi, en un temps record, juste parce que je me sentais mal. Sur le moment, ça me faisait du bien. C’est une drogue. Mais ensuite, lorsque la crise fut passée, je prenais conscience de ma stupidité. Plus je mangeais, plus je me dégoûtais. Et ainsi de suite. J’étais un robot, je ne pouvais pas m’arrêter. À ceux qui n’ont jamais eu de troubles du comportement alimentaire et qui pensent qu’il suffit de se dire « non », de ranger le paquet de gâteaux, le plat de pâtes ou les yaourts, sachez que ça ne fonctionne pas comme cela. Ce serait trop facile. Dans ces moments de transe, plus rien d’autre n’importe que de manger, quel que soit l’aliment. Croyez-moi, ces maladies sont bien réelles, sont liées au mental et ne sont pas inoffensives. Ce n’est pas une réaction à la faim mais une réaction à un mal être. Ma situation familiale n’était pas au beau fixe non plus et, dans ma tête, il n’y avait rien de positif dans ma vie. Je me doute que ce n’était pas le cas, mais plus j’avançais plus c’était le noir complet dans mon esprit. Et ainsi, plus le monstre que je croyais être prenait le dessus. Me regarder dans le miroir était devenu une épreuve, je voulais être invisible. Les gens n’aimaient visiblement pas ce qu’ils voyaient mais continuaient à m’observer et à me considérer comme une bête de foire. Ajoutez à ma rondeur de très gros problèmes d’anxiété et j’étais un freak show pour les autres. Je l’étais pour moi-même aussi.

À la fin de la première, il me restait deux alternatives. Ou bien je mettais fin à mes jours, pour ne plus voir le monstre que j’étais, ou bien je continuais à subir. J’ai failli commettre un acte irréparable. Chaque jour, chaque nuit, je planifiais ce qui serait le moins douloureux, ce qui me permettrait de partir le plus vite. La seule raison qui m’a décidée à ne pas passer à l’acte, c’est la culpabilité que je ressentais de faire une chose pareille à ma mère. Parce que même si, mort, on ne ressent plus rien, vivant, on a conscience de ce qu’on laisse derrière nous. Je savais qu’elle ne s’en remettrait jamais, et c’est quelque chose que je ne pouvais pas supporter parce que je l’aimais – et l’aime encore – plus que tout au monde. Je ne voulais pas être celle qui lui briserait le coeur. J’étais un monstre physiquement, mais pas moralement. Aujourd’hui, je suis heureuse d’avoir eu une maman pour qui je ne voulais pas mourir, parce que je sais maintenant que ce n’était pas la solution et… je suis simplement reconnaissante d’être en vie.

Mais le chemin n’a pas été une partie de plaisir tous les jours, surtout après l’urgence que j’avais eu de mettre fin à mes jours. Puisque ce n’était pas envisageable, il fallait tout de même que je fasse quelque chose. Et vite, très vite. Alors, j’ai arrêté de manger… parce que ça allait aider, n’est-ce pas ? Un chocolat chaud le matin, une salade le midi, une salade le soir. Rien d’autre. J’ai perdu entre 12 et 14 kilos le temps d’un été. Évidemment, c’était dangereux et idiot, mais à seize ans, quand on croit être une horreur de la nature, quand on voit le bout du tunnel et qu’on décide de s’en éloigner, on pense que tous les moyens sont bons, tant que les résultats sont là. J’ai dû consulter un médecin avant la rentrée de terminale parce que ma tension chutait constamment, j’ai été sous traitement pendant plusieurs mois.

J’avais finalement atteint un poids qui, selon l’IMC, était « normal ». Mais vous vous imaginez bien que… ça n’a rien changé. Ma vision de moi-même n’a pas évolué. J’étais entourée des mêmes personnes, ils me voyaient de la même manière et moi aussi. Mon poids, mon corps, comme depuis mes 8 ou 9 ans, a fluctué. Je m’étais promis de ne jamais, ô grand jamais, ré-atteindre le poids que je faisais avant mon régime (et par régime, j’entends l’idée que je m’en faisais à l’époque, qui n’était absolument pas prescrit par un nutritionniste, etc.). Et puis la fac est arrivée… et avec ce nouveau départ, un autre bouleversement. J’ai rencontré celui qui, je croyais, serait l’amour de ma vie.

Je ne m’étais jamais sentie aussi belle qu’à partir de ce moment-là. Mais encore une fois, ça n’a pas été aussi simple que cela. Quelques mois après m’être mise en couple, j’ai commencé la pilule. Mon corps ne l’a pas particulièrement supportée, j’ai repris du poids, mon corps a gonflé, j’avais l’impression d’être un gros ballon. Un gros ballon à petits seins, par-dessus le marché. Le stress de la fac, mon année en Angleterre, plein de choses ont fait que ma silhouette n’arrêtait pas de changer. J’ai fini par rentrer, retrouver mon cocon, changer de pilule et tout allait de nouveau mieux. Ce n’était pas parfait, mais ça allait. J’ai pris confiance en moi, grâce à Booktube notamment. J’étais un minimum en paix avec moi-même et avec mon corps, grâce au fait que celui que j’aimais me trouvait magnifique, sexy, et m’aimait pour ce que j’étais.

Jusqu’au jour où ça n’a plus été le cas. En 2014-2015, j’ai fait une pause dans mes études et le côté statique de mon activité, couplé à la pression d’un master 2 à trouver et à une mauvaise alimentation, ont fait que mon corps a de nouveau pris des formes, et pas de celles que l’on voit dans les clips américains. I am no Beyoncé. Je commençais déjà à perdre confiance en moi, à cause de l’avenir, à cause de l’image que j’avais de moi qui se détériorait de nouveau, à cause de mes crises de panique qui reprenaient de l’ampleur. J’étais faible, une fois de plus. J’avais peur d’être un échec, une fois de plus. Quelques mois avant ma rupture, je me souviens avoir eu une conversation avec mon ex. On parlait de poids, du fait que j’avais atteint un seuil que je lui avais toujours dit ne pas vouloir dépasser. Je n’étais pourtant pas inquiète, confiante que tout irait mieux lorsque j’aurais repris un rythme plus commun de travail et de vie étudiante (si tout se passait comme prévu). Mais j’avais malgré tout besoin de me sentir soutenue, et à d’autres niveaux, je l’étais. Ce n’était peut-être pas son intention de me faire du mal sur ce qui va suivre et peut-être qu’il essayait de me lancer un challenge, à sa façon. J’aime à me dire que c’était sa manière à lui de m’aider à ne pas prendre la mauvaise pente. Je tiens à garder cette éventualité en tête de liste, cela me fait moins de peine. Anyway, mon ex me disait que si je grossissais il ne pourrait pas rester avec moi. Il me disait que je comprenais forcément, que je le quitterais aussi dans le cas inverse. J’ai acquiescé, confirmant qu’il avait probablement raison. Aujourd’hui, je regrette de ne pas lui avoir dit à quel point j’ai été blessée et à quel point toute notre dynamique de couple a changé à partir de là. Lui maigrissait à vue d’oeil et même si je lui rappelais qu’il était important de manger (cela lui arrivait de zapper des repas à cause du boulot), jamais je n’aurais été lui dire qu’après un certain poids, je ne pourrais plus rester avec lui.

Avec le recul, je réalise combien notre relation n’aurait jamais pu durer, même sans ce détail. En tout cas, elle ne m’aurait jamais rendue heureuse sur le long terme. Je n’étais pas – ou plus – ce dont il avait besoin, mais il était finalement loin d’être ce dont j’avais besoin aussi. Il disait avoir honte de certains de ses amis, ne pas vouloir me présenter à eux à cause de ça. Et même s’il prétendait le contraire, pendant les dernières semaines, j’ai toujours eu peur que ce soit de moi qu’il ait honte. Et cette angoisse ne faisait que me faire manger plus. Et cette angoisse ne faisait que me crisper davantage. Le rapport à notre intimité n’a pas évolué dans le bon sens… tout comme notre relation, par la même occasion. Alors, lorsqu’il a cessé de me regarder avec amour du jour au lendemain, j’en ai fait de même et j’ai arrêté de m’aimer. Je ne valais même pas plus qu’un dernier petit mot écrit sur un post-it, alors que pouvais-je être d’autre qu’une merde insignifiante ? Bien sûr, je ne cherche pas à l’incriminer. Je ne suis pas toute blanche – comme souvent dans un couple – et j’ai mon lot de défauts bien à moi. Je n’ai pas toujours réagi comme il fallait et je pense que j’aurais pu être une petite amie plus perméable, plus confiante, plus forte. Je pense que l’on ne se convenait tout simplement plus. Seulement, la rupture s’est faite avec peu d’estime et je souhaite avant tout vous faire comprendre où a commencé la deuxième descente aux enfers.

J’ai tenté de me relever, pourtant, la tête haute. Mais les bouleversements dans ma vie ont continué et j’ai fini par me dire que, de toute façon, je n’avais plus rien à prouver à personne. J’étais grosse, moche, personne ne pouvait m’aimer, alors que seraient quelques kilos en plus ? Je vous assure, moi aussi, j’ai envie de me taper, en écrivant ces mots, surtout en sachant que je les ai pensés, continuellement. C’est pathétique, on est d’accord. S’apitoyer sur son sort et prendre les mauvaises décisions pour mon corps, c’est le seul sport dont j’ai été championne à de nombreuses reprises. Mon cerveau ne fait pas toujours les bonnes équations et les résultats sont pires que faussés. J’ai continué à maltraiter mon corps à coups de produits alimentaires mauvais pour la santé. Mon job, mon activité d’étudiante étant encore très statiques (travailler derrière un bureau toute la journée, ce n’est pas toujours fun), je n’ai pas fourni les efforts qu’il fallait pour remédier à ma prise de poids. Les mois ont passé et j’ai de nouveau sombré dans l’idée que je n’étais rien d’autre qu’un monstre, une femme difforme, disproportionnée. J’ai finalement dépassé de loin le poids que je m’étais promis de ne jamais ré-atteindre et ma silhouette est plus imposante que jamais également. Aujourd’hui, pourtant, j’ai décidé que tout cela devait s’arrêter et qu’il fallait que je me prenne en mains, pour de bon.

Je n’ai pas d’excuses pour ce que j’ai infligé à mon corps pendant toutes ces années et je sais qu’une vie saine vaudra mieux que toutes les vies de Curly, de pizzas et de Schtroumpfs piquants. Pourtant, il faut savoir que j’adore les légumes et les fruits. Mais quand on est en colère contre soi-même, qu’on se déteste, on ne mutile pas son corps à coups de fraises et de melons. En revanche, je sais que mon corps n’a pas mérité toutes les saletés que je lui ai fait ingurgiter et j’ai eu l’occasion de remédier à cela depuis belle lurette. Je n’en ai pourtant jamais saisi l’opportunité, comme une idiote butée. J’ai conscience de tout cela, sachez-le. À partir de maintenant, néanmoins, j’espère sincèrement traiter mon corps avec respect, et apprendre à me traiter moi aussi, avec respect. J’ai trop longtemps laissé les autres définir ce que j’étais, ce que je suis. Eleanor Roosevelt a dit « Personne ne peut te faire sentir inférieure sans ton consentement. » Que puis-je répondre à cela ? Je suis bien sûr fautive. J’ai consenti. Et je n’ai jamais appris de mes leçons, de mes erreurs. Mais peut-être qu’il n’est pas trop tard, que je peux encore apprendre et que je peux encore repartir de zéro.

Aujourd’hui, je ne veux plus être obsédée par mon poids, par ma silhouette. Vous l’aurez remarqué, c’est ce qui revenait tout le temps dans cet article, dans mon esprit. Un esprit rongé par le moindre gramme, rongé par la moindre parcelle de cellulite. Aujourd’hui, je ne veux plus juste maigrir. Je veux simplement avoir un corps sain dans un esprit sain. Et aimer ma silhouette, quels que soient les changements qui s’effectueront avec le temps. M’accepter telle que je suis et telle que je serai. Ce sera loin d’être facile, parce que je suis empreinte d’un tout autre mode de fonctionnement vis à vis de tout ça. Mais je crois que rien n’est impossible et il m’arrive de si belles choses dans la vie que je refuse de baisser les bras. Je n’ai pas envie d’arriver à un point où l’une des seules issues qui se présentent à moi est une fois de plus l’abandon total et irréversible. À l’heure actuelle, je suis étudiante dans l’un des meilleurs masters d’édition de France, en alternance dans une excellente entreprise. J’ai rencontré des gens extraordinaires, qui ne semblent pas me juger sur mon physique pour la plupart. J’ai des amis incroyables, une famille qui va mieux et qui retrouve un équilibre stable. J’ai des activités extra-scolaires, comme le blog & la chaîne, qui m’apportent énormément et j’ai la chance d’avoir des abonnés en or. Je suis entourée de gens qui croient en moi. Et j’ai obtenu une bourse d’études pour partir à New-York dans quelques mois, de quoi repartir du bon pied. Alors aujourd’hui, je suis vraiment la seule qui me mette des bâtons dans les roues. Je laisse le passé, mes démons et mes péchés avoir le meilleur de moi-même mais je ne suis plus d’accord. Je refuse de retomber là-dedans et je me botterai les fesses tant qu’il le faudra.

Je veux définitivement laisser le monstre derrière moi et accueillir une version de moi qui n’aura plus peur, plus honte d’elle-même. Je veux éditer une vidéo sans avoir un mouvement de recul en voyant mon visage apparaître à l’écran. Je veux poster une photo où je ne souris pas uniquement pour que les gens croient que tout va bien dans le meilleur des mondes. Je ne voudrais pas avoir l’air présomptueuse mais, j’ai envie de m’aimer, tout simplement. Et je n’ai certainement pas envie d’attendre que quelqu’un le fasse à ma place. D’ailleurs, croyez-moi, je n’écris pas cet article dans le but que vous commentiez des compliments. D’une part, vous perdriez votre temps et ce n’est ni dans votre intérêt ni dans le mien, d’autre part, c’est réellement un travail personnel. Personne d’autre que moi-même ne pourra m’aider à avoir une image positive de ce que je suis.

Pourquoi, alors, avoir écrit cet article si ce n’est pas pour recevoir des compliments ? Non, ce n’est pas uniquement pour raconter ma vie. Au contraire, c’est un article difficile à partager parce qu’on m’a toujours dit : ne montre pas tes faiblesses, les gens les utiliseront contre toi. Sauf que, finalement, ça a déjà été le cas et je veux utiliser cette faiblesse pour en faire une force, un témoignage qui, peut-être, pourra aider ne serait-ce qu’une personne.

J’ai voulu écrire cet article pour plusieurs raisons :

• La première, et je m’adresse là aux parents, aux professeurs, aux adultes en général : veillez à l’éducation de vos enfants, inculquez leurs de bonnes valeurs et appliquez vous-mêmes ces principes. Ne dites jamais à un enfant ou à un ado qu’il ne vaut rien, qu’il n’est bon à rien, qu’il n’y arrivera jamais. Ne dites pas devant un enfant ou un ado qu’une personne est trop ceci, trop cela, etc. Je sais que la cruauté, la lâcheté, etc. se transmet aussi dans la cours de récré, j’en ai fait les frais. Mais peut-être que si nous cherchions à être moins critiques, à être plus positifs, plus attentifs et à transmettre ces qualités à nos enfants, peut-être qu’on aurait moins de sang sur les mains. Et encore, moi j’ai eu la chance qu’on ne me fasse que des remarques sur mon physique, sur mes problèmes d’anxiété et sur mes bonnes notes. Je n’imagine pas ce que traversent les gens qui se font tabasser parce qu’ils sont plus petits, plus faibles ou juste différents. Je ne peux même pas visualiser ce que subissent les filles qui font confiance à la mauvaise personne et qui se retrouvent à nu sur le net, avec tout ce qui vient après. C’est vrai, quand on y regarde de plus près, les gens ont été gentils avec moi. Récemment, devant une cassière dans un hypermarché, une mère disait à sa fille : « tu vois ma chérie, il faut que tu fasses des études pour ne pas finir comme la dame ! » … Chers parents, chers adultes, vous avez des responsabilités importantes, tâchez d’en être à la hauteur. Alors, s’il vous plaît, à tous ceux qui ont la possibilité de changer les choses, faites tout ce qui est en votre pouvoir pour le faire. Ne laissez rien passer parce que toute négligence, qui vous semblera peut-être anodine, pourra coûter la vie à quelqu’un.

• La deuxième est en lien avec la première mais, soyez respectueux les uns les autres. Certains pensent que la critique, c’est la base fondamentale de la liberté d’expression… sauf que la façon de s’exprimer et d’utiliser sa liberté d’expression, c’est ça qui fait toute la différence. Dire publiquement de quelqu’un que ses vidéos sont vides, inintéressantes, les prendre à partie et cracher que le créateur ne fait que répandre sa richesse sans même connaître ou contacter la personne, ce n’est pas une manifestation très glorieuse de la liberté d’expression. Dire à quelqu’un qu’il faut qu’il s’améliore parce qu’il a du mal à respirer, ce n’est pas faire une critique constructive. Dire à quelqu’un qu’il est trop gros, trop maigre, trop noir, trop roux, trop efféminé, ce sont des choses qui ne devraient sortir de la bouche de personne. Dire qu’il n’y a que la vérité qui blesse, c’est la pire invention que j’ai jamais entendue. Alors que vous ayez quatorze ou quarante ans, que vous soyez un homme ou une femme, réfléchissez à ce que vous dites et à la façon dont vous le dites. Faites en sorte de répandre la positivité et la tolérance au lieu de critiquer les gens continuellement. Moi-même, si je me surprends à devenir cette personne, parce que bien sûr, on est programmé comme tout le monde, je fais ce qui est en mon pouvoir pour rectifier le tir. Le tout, c’est de s’en rendre compte et de faire son possible pour être chaque jour la meilleure version de soi-même.

• La troisième, et là je m’adresse à tout le monde et à n’importe qui. Donnez-vous la force et la carapace de ne pas laisser les autres définir ce que vous êtes. Avoir confiance en soi, ce n’est pas de l’arrogance. C’est savoir ce que vous valez, vos défauts et vos qualités, être en accord avec vous-même, etc. Ne laissez personne vous faire sentir inférieur(e). Ne laissez pas les magazines vous retourner le cerveau. Sachez avoir tort, sachez reconnaître vos erreurs, sachez être humbles, sachez vous remettre en question, mais ne consentez jamais à être mis plus bas que terre. Que ce soit par un inconnu, une connaissance ou un proche. Ne vous entourez que de gens qui vous tireront vers le haut et qui vous aimeront pour ce que vous êtes et non pour ce que vous pourriez être.

• La quatrième, et peut-être l’une des plus importantes. Si vous aussi vous traversez ou avez traversé des problèmes liés à l’alimentation, au poids, à l’anxiété, à la dépression… sachez que vous n’êtes pas seul et que l’on peut s’en sortir. Il y a des gens qui vous comprennent, je vous assure. J’ai moi aussi été entourée de gens qui me faisaient remarquer quotidiennement à quel point j’y mettais de la mauvaise volonté. Je sais que ce n’est bien souvent pas le cas. C’est un long chemin semé d’embûches. Parfois on rechute et parfois on aperçoit difficilement la lumière. Mais il y aura toujours une issue de secours, qu’elle soit dans les livres, dans l’entourage, dans les voyages, etc. Veuillez bien croire que la seule solution c’est de se battre, toujours plus et toujours plus fort. Tout simplement parce qu’on se le doit à soi-même. J’ai eu de gros hauts et de gros bas depuis que j’ai choisi de vivre, mais si j’avais décidé de mourir, alors je n’aurais pas vécu les belles surprises qui m’attendaient.

Aujourd’hui, malgré toutes les belles choses que je vis, je ne suis pas complètement heureuse parce que je me suis laissé envenimer dans des pensées complètement irrationnelles. J’ouvre les yeux et la raison est devant moi, je peux la toucher du doigt. L’avenir est incertain mais il est là. Et je dois me donner les meilleures chances pour être en bonne forme mentale et physique. Je n’ai plus de temps à perdre, j’en ai déjà trop perdu à être triste, à être à côté de la plaque. Je préfère enfin économiser mon énergie à vivre intensément. Ne perdez jamais espoir, parce que la sérénité n’est jamais bien loin, juste à portée de mains.

Amitié, paillettes & arcs-en-ciel,
Justine

PS : Je tiens à faire un disclaimer pour cet article. J’ai conscience que ma silhouette est dans la moyenne de personnes en surpoids et j’ai conscience que d’autres personnes, souffrant d’anorexie ou d’obésité, sont en plus grand danger et peuvent vivre un mal être plus prononcé que le mien. J’ai des proches ou des connaissances correspondant à ces cas de figure. Je vous ai partagé mon expérience, pour vous dire à quel point une santé mentale instable (et encore une fois, je ne parle pas de schizophrénie, etc.) peut jouer sur beaucoup de choses et déformer votre perception de la réalité. Je tenais à écrire cet article pour peut-être toucher quelqu’un et essayer, à ma façon, à mon échelle, de faire changer les choses.

83 thoughts on “J’ai regardé dans le miroir… et j’ai vu un monstre.

  1. Je savais pas quoi écrire mais j’avais envie de laisser un petit mot aujourd’hui; alors juste bravo d’avoir eu le courage de te dévoiler à ce point et plein de bonnes ondes pour toi. Je voudrai dire « plein d’amour » même si on ne se connait pas alors l’idée est là mais jen e trouve pas un équivalent pour cette expression.

  2. Chère Justine,
    Avant de lire cet article, je n’aurais jamais imaginé que tu aies pu endurer cela. De toutes les booktubeuses que je suis, tu es bien de celles que je trouve les plus jolies.
    Ce qui me touche particulièrement, c’est que tu décris bien le processus. Le mien est plus tardif et très différent et je n’ai jamais vraiment été en surpoids. Pourtant ce mal-être que tu décris, cette façon de rejeter la faute sur notre physique, de culpabiliser, de nous scruter sans complaisance, nous sommes beaucoup à le partager, même sans être atteintes de troubles spécifiques. Alors, il y a toujours plus malheureux ou plus en danger que soi mais l’anxiété, le désamour de soi est brutal et toxique. Il est dur de s’en défaire.
    Je te remercie pour cet article, pour ta franchise et ton énergie.

  3. C’est fou comme je me suis reconnue dans cet article sur certains points … Et ça fait du bien de voir que nous ne sommes pas seuls dans notre mal-être . Ton article m’a vraiment touchée Justine , tellement touchée que je ne sais pas quoi dire…

    Je te souhaite tout plein de bonnes choses, tu le mérites <3

  4. Je te suis sur ton blog, twitter, youtube depuis un certain temps désormais.
    Je ne te connais que par le biai du web et de tes vidéos.

    Ton article est beau, il est vrai et honnête. Je me doute bien que parler de ce sujet, qui te touche aussi profondément n’est pas chose facile.

    Je voudrais te remercier pour l’avoir écris, pour avoir mis des mots sur ce sujet. Je pense que tes petits conseils de cette fin d’article méritent d’être diffusés au plus grand nombre. Trop de personnes encore ignorent l’impact que peuvent avoir leurs mots, leurs regards sur les autres. Certaines phrases, certains jugement peuvent fragiliser, peuvent détruire. Des phrases qui peuvent sembler anodines, mais qui creusent des failles qui mettent des années à se re-construire.

    Je te souhaite tellement de belles choses <3

  5. Coucou Justine. Moi je suis ronde de partout. Et j’avoue, je ne me montre pas. Et j’ai également du mal devant mon copain. Parfois j’aimerais juste me faire vomir ou ne plus rien manger. Car s’est vraiment difficile. Je suis tellement complexer que je ne vais même plus à la piscine. Je préfère fréquenter des lacs. J’ai déjà fait plusieurs régimes mais j’ai vite arrêter. Simplement j’avais l’impression qu’on me degoutais de la nourriture. On ne peut même pas se faire un petit plaisir. Car sinon on risque de prendre très vite du poid. Et puis rien ne s’arrange quand vous avez des gens qui vous insulte. Ou que d’autres vous donnes des surnoms qui est pour vous très blessant. Et le plus dur aussi, s’est quand on commence à grossir que les problèmes de santé se rajoute. Voilà, je te témoigne mon avis. Et je te soutiens.

  6. Wahou… Que dire après un article pareil… Tes mots m’ont retournés… Je crois qu’on déteste tous un peu son corps, je suis une grande gourmande et j’ai laissé les kilos s’installer, 5, 10, 12 kilos en 4 ans… Je suis arrivé à un point où je ne met plus de tee-shirt sans manches car je n’aime plus mes bras, porter une robe est dur car j’ai de très grosse cuisses et de très gros mollets, les 6 ans de gym m’ont trop musclé je ne rentre dans aucune bottes pratiquement. Quand j’ai arrêté la gym mon corps est passé de fin et musclé à gros et flasque. J’ai de la cellulite de partout, j’ai une poitrine qui me fait mal au dos. Quand j’étais jeune on se moquait sans arrêt de ma taille, je fais aujourd’hui 1,54m je suis minuscule et même si on se moque souvent de ma taille, c’est mon poids que je déteste le plus. Les vêtements que tu ne peux pas porter parce que sur toi c’est moche, les gâteaux que tu continus malgré tout de manger, ta famille qui s’inquiète de te voir grossir et qui t’en parle encore et encore, alors tu fais comme si tu assumais ton corps, tu mange comme si de rien n’était pourtant le soir quand tu passes devant ton miroir tu n’assume pas du tout. Le rapport à son corps est dur, alors courage, courage, courage ! Aimes toi le plus possible, tu vaux ce que vaut ton coeur, et je sais que tu es quelqu’un de bien. Aimes toi car tes abonnés t’aiment énormément …

  7. Je tenais simplement à écrire que, même si l’image que je me porte n’a jamais été aussi négative que celle que tu te portes/t’es portée, cela aide à aller de l’avant de lire ton article. A n’importe quelle échelle, je pense que beaucoup de personnes ont un mal fou à s’accepter, et pourtant un mal fou à prendre les bonnes décisions. C’est mon cas, même si je sais que mon corps n’est pas de ceux que l’on « body-shame » (sauf si l’on considère une délicate remarque lors d’un premier rendez-vous « t’as quand même de sacrés mollets »), le problème n’est pas uniquement le corps, comme tu l’écris, mais l’état d’esprit. Il est difficile de se dire que l’on vaut mieux, que l’on peut être/se sentir mieux. Je fais des choix de plus en plus sains, mais il m’est encore très difficile de faire du sport parce que j’ai toujours l’impression d’être une incapable. Avec un peu de temps et de volonté, j’espère que ça viendra, mais c’est vraiment désesperant de voir le temps que ça prend. En ce qui concerne des choix plus sains, je pense que ça m’a aidé, entre autres, de manière assez inattendue, de regarder des « what I eat in a day » vegan, parce que le régime est souvent tellement sain, que les portions peuvent être conséquentes. Cela permet de ne pas se restreindre, avoir un repas réconfortant, tout en prenant soin de soi. Essayer de réguler un peu mon régime alimentaire m’a pas mal aidée à avoir un état d’esprit plus sain. J’ai encore du chemin avant de vraiment m’accepter, mais ça vient. Sinon, je suis en train de lire « Everyday Sexism » de Laura Bates, et les témoignages, bien que très attendus quand on est un peu sensible à la cause féministe, me font me sentir tellement frustrée, énervée, etc. Mais ça me donne aussi envie de m’accepter, d’être forte en tant que femme et en tant que personne, to prove them wrong. Si tu ne l’as pas lu, je te le conseille.
    Merci d’avoir partagé cela, et bon courage. xxxx

  8. Bon je me dois de commenter, parce que je me retrouve tellement dans ton article que j’en ai les larmes aux yeux. Mon histoire n’est pas vraiment la même bien que beaucoup de choses nous rapproche. Si je peux me permettre de raconter un peu ma vie, j’ai toujours été en surpoids, je ne m’en suis pas vraiment rendue compte jusqu’à un beau jour de primaire ou une autre fille m’a dit « Mais t’es pas normale, t’es grosse », après cette prise de conscience, le pire est arrivé au collège, où j’ai eu le droit comme toi à la prof de sport qui m’a réduite en miette et à qui je dois mes premières crises d’angoisse.. A part ça il me reste très peu de souvenir de cette période, preuve qu’elle a été trop difficile certainement .. Heureusement j’ai eu un souffle d’air frais au lycée, je m’habillais bien, je n’avais plus de boutons, j’ai commencé à voir une nutritionniste et en deux ans j’ai perdu une vingtaine de kilos, c’était ma bonne période .. Mais il y a presque trois ans j’ai entamé mes études supérieures et ça été le début de la rechutte . Mes études sont stressantes, accaparantes, je n’ai plus le temps de faire du sport et plus ma mère pour cuisiner équilibré.. J’ai presque tout repris. J’essaie de sortir la tête de l’eau mais j’ai l’impression de m’enfoncer un peu plus à chaque fois, je suis retournée voir la nutrionniste mais ça ne fonctionne plus, dès que le stress devient trop grand je mange, je mange tout ce qu’il y a sur mon passage sans pouvoir m’arrêter et je culpabilise après .. A chaque fois je me dis « La semaine prochaine je m’y mets » mais aussi chaque fois je rechutte. Je n’aime plus me regarder dans un miroir, je n’ai plus envie d’acheter de vêtements .. J’ai envie de vomir à chaque fois que je vois ces filles si fines et minces autour de moi et moi si différente.. Je n’aime pas mon corps, ces bourrelets, ces vergetures et je ne sais pas si j’arriverais a les accepter un jour. Il y a des périodes de mieux mais jamais ca ne va parfaitement bien. Je ne comprends que trop bien ce que tu traverses et j’espère que tu trouveras ta solution, et que moi je trouverais la mienne. Je ne commente jamais mais je me devais de partager mon histoire pour qu’elle rejoigne la tienne et que tu te sentes peut-être un peu moins seule .. Je suis sure qu’on peut sen sortir, et de toute évidence tu es sur la bonne pente :) D’énormes bisous

  9. Bonjour,

    J’aurais pu écrire cet article, tu as exprimée exactement ce que je ressent et que j’ai ressentie toute ma vie. Bravo pour ton courage et ta lucidité. Et félicitation pour ta bourse !!

  10. Ton témoignage m’a fait pleuré, en partie parce que je compatis, mais également et surtout parce que j’ai déjà ressenti la même chose. Et que je sais à quel point il est dur de s’aimer parfois, et il risque toujours d’y avoir des rechutes et des moments difficiles mais j’ai l’intime conviction qu’on peut toujours s’en sortir si l’on ai soutenu et surtout si l’on en parle… Il ne faut pas avoir honte de ressentir ce que l’on ressent, et faire partager ton expérience est je trouve une très bonne idée pour aider ceux qui se sont déjà senti comme cela un jour.
    Alors je te dis surtout merci, pour moi et pour tous ceux qui se sentiront moins seuls grâce à cela.

  11. Tu m’as beaucoup touché avec cet article Justine, vraiment. Tu as réussi à toucher ces aspects importants qui dégradent notre vision de nous-même. On sent très bien que tu n’as pas rédigé tout cela pour te faire plaindre… J’ai été, je suis, moi-même dans ce cercle un peu vicieux où notre apparence nous écœure mais où on fait face devant le plus grand nombre qui estime « qu’on a pas le droit de se plaindre ». J’ai souvent été raillée, par mon entourage plus que par mes amis, qui me disait – souvent en plaisantant – que j’étais trop grosse, trop petite etc… Bref, la seule fois où j’ai atteint un poids « normal », c’est parce que j’avais passé un mois à écouter un membre de ma famille me dire à chaque repas que mes cuisses était trop grosses. Loin de me sentir bien dans ma peau après, j’ai rechuté parce qu’entendre toutes ces personnes me dires « Aww tu as maigri, ça te va bien, etc. », ça me donnait juste l’impression qu’avant cela, leur estime était tronquée…
    Tout cela pour dire que finalement je m’assume (plus ou moins bien), que j’ai conscience que les efforts, il faut que je les fasse pour moi et pour les autres.
    Merci pour ce message qui saurait, je l’espère toucher beaucoup de personnes et de permettre d’avancer.

    Bon courage, prends soin de toi !

  12. Chère Justine,

    Je suis dans le même cas que toi. Moi je n’assume pas mes kilos en trop. Les gens ont beau me dire que je suis bien, je n’y crois pas. J’ai même essayé les coupe faim. Quoi qu’il arrive je te soutiendrai toujours. Et bravo aussi pour ta chaîne YouTube, elle est trop bien.

  13. coucou! force, amour et courage pour ces périodes très difficiles. Je suis contente de lire que tu es aujourd’hui entourée, c’est le principal. Puis c’est étape par étape que l’on avance. Des pensées douces pour toi. Bisous

  14. Oh Justine.. Ton témoignage est si courageux, et profondément émouvant. Comme tu le dis dans ton post-scriptum, le mental peut être source de pollution émotionnelle qui nous empoisonne. J’en fait encore les frais moi aussi. On est tellement dur envers nous-même, mais la société l’est également avec tous les diktats qu’elle nous impose dans bien des domaines. Il faut réussir à faire voler tout cela en éclats, et se protéger des propos véhéments que l’on entend parfois, combattre nos démons, s’entourer des bonnes personnes qui nous aiment pour ce que l’on est… C’est une longue rééducation pour réapprendre à s’aimer. Tu es précieuse Justine, et je te souhaite de trouver la voie de l’épanouissement au plus vite !

  15. Que dire juste qu il faut te battre et penser à toi et non à ce que les autres pourrait penser de toi courage et tu va y arrivais Je sais que tu ne voulais pas de compliment mais tu et très jolie je te souhaite simplement une belle vie

  16. Je ne vais pas laisser un commentaire pour te dire que tu ne dois plus avoir honte de toi ni que tu es jolie, parce que tu as raison, c’est un combat personnel et rien ni personne ne pourra te persuader que ces mots sont vrais. Il n’y a que toi qui possède ce pouvoir.
    Par contre, je veux te dire merci. Merci d’avoir partagé ce petit bout de toi-même. Merci d’avoir mis des mots sur ce qu’il m’arrive parfois de ressentir – notamment en ce moment. Tu n’imagines pas tout ce que j’ai ressenti en lisant cet article. Ça m’a fait mal, mais ça m’a aussi fait du bien.
    Tu n’es pas seule. Je ne suis pas seule. Nous avons la volonté. Nous nous en sortirons.

    Bonne continuation !

  17. Hello justine ! I’ve always been the victim of people’s cruelty and lack of love ! But you know what ?screw people ! Am glad you decided to look at yourself in a more positive way! Great luck my dear !

  18. Coucou. Je n’ai pas pas été en surpoids avant mon accouchement, mais j’en avais l’impression parce qu’une personne de mon entourage m’a dit un jour que j’étais « une fausse mince, mais qu’en réalité j’étais grosse » et depuis ce jour jusqu’à son décès, chaque fois que je la voyais j’avais droit à des remarques sur mon poids, alors quand je suis tombée enceinte je ne te raconte pas…
    Bref à cause de cette personne toute mon adolescence et jusqu’à récemment (en gros son décès), je me sentais grosse et laide, pourtant avant la grossesse j’avais un ventre « parfait » pas trop gros pas trop mince mais malgré tout je me détestais, je détestais mon corps.
    Et puis j’ai eu un magnifique petit garçon qui a « détruit » mon corps. J’entends par là que mon corps est une immense vergeture. Au début j’en pleurais, je rouspetais aussi, mais je ne pouvais pas en vouloir à mon bébé (pourtant c’est bien lui le fautif a avoir été si grand dans mon ventre xD). Non maintenant ces vergetures je ne les aiment toujours pas (fair pas rêver hein) mais je les accepte, et mon poids avec car j’ai pris 30 kilos dans ma grossesse. Ces vergetures et ces 10 kilos en trop sont beaux à leur façon car en les ayant j’ai eu aussi un adorable bébé.
    Depuis que je me suis rendue compte de Ca, je m’accepte, je l’aime de plus en plus aussi. Et quand cette personne me faisait des remarques je lui répondait simplement que c’était normal, j’avais eu un enfant, et que je m’aimais bien comme ça.
    Malgré tout j’aimerai quand même perdre ces dix kilos récalcitrants, mais ce n’est plus ce qui me rend malheureuse, et Ca j’en suis heureuse.

    C’est beaucoup de blabla, je me suis probablement perdue en l’écrivant, mais je tenais à te le dire parce que c’est important. Et sache que c’est vrai quand on te dit que ce qui compte vraiment c’est la beauté intérieure, mais c’est vrai qu’il faut aussi accepter son corps chose qui n’est pas facile.

    Bref je vais m’arrêter là parce que mon fils me réclame ^^

    Bisous et je te souhaite beaucoup de courage !

  19. Je me retrouve dans ton témoignage dans le sens où il faut que je m’accepte et que je m’aime. Je me suis mise à ne pas aimer mon corps encore plus avec la séparation d’avec mon premier amour. J’ai du mal à reprendre un mode de vie sain car j’aime manger et je sais que je compense. Ton article va sans doute m’aider à reprendre un peu de volonté. J’ai toujours eu du mal avec mon corps même si je n’ai jamais été en surpoids, j’ai été à la limite après ma première année dans le supérieur car je ne me cuisinais pas vraiment je choisissais la facilité. Le sport m’aide beaucoup et quand j’arrive à trouver le temps avec mes études, je me cherche des recettes gourmandes mais saines que je pourrais peut-être me faire ou pour m’inspirer mais ce n’est pas encore intuitif dès que j’ai faim de partir sur ce genre de repas. Il faudra du temps. En tout cas félicitations pour le courage que tu as eu d’écrire cet article et ta vie est pleine de petits bonheurs =) Faisons en sorte que notre corps y participe et n’en soit pas un obstacle pour profiter.

  20. Comme lu un peu plus haut, je ne voulais pas fermer cette page sans laisser un petit mot.
    D’abord, et ce n’est pas pour te brosser dans le sens du poil, sache que je te trouve très jolie. Je le pense sincèrement, TU ES BELLE !!! Celui qui te dit le contraire est un simple abrutis !
    Maintenant, je comprends ton article et même si c’est plus simple à dire qu’à faire, profite de ce corps généreux, de ces formes voluptueuses, accorde leur du temps, de jolies couleurs, de jolies matières, regarde les comme des femmes fatales, épanouies. Je pense vraiment qu’elles le méritent.

  21. Bonjour Justine, merci pour ce partage. C’est très courageux d’écrire cette article, il n’est pas facile de faire partager ses sentiments les plus profonds et douloureux.
    Moi aussi un jour, j’ai vu un « monstre », même si je trouve le mot trop violent, parce que tu n’en ai pas un et moi non plus. Même si je comprend bien que ça exprime la violence de ce qu’on pense de soi. Je me trouvais bien trop grosse, j’ai toujours été ronde mais la fac avait rendu mon alimentation hors de contrôle. J’ai suivi un régime, j’ai perdu du poids et je me sentais enfin bien, en apparence. Cette période m’a permis de reprendre confiance en moi c’est vrai, j’ai eu un copain, on s’est quitté, j’ai repris un peu de poid. Je suis toujours dans la normale, mais je ne me satisfait toujours pas.
    Bref, je me permet d’écrire ça pour partager un peu mon expérience qui peut présenter dès similarités.
    Le problème c’est qu’on est jamais satisfait de soi meme, les codes sont encrés en nous et on arrive pas à s’en défaire. Je vais voir des filles rondes et je vais les trouver belle, mais moi je déprimerai en me regardant dans le miroir. Le plus gros travail s’est de s’accepter et j’espère qu’on en arrivera tous là, où la confiance en soi transpirera de nous, et toutes les personnes qui nous ont rabaissé ne resteront plus accrochés à nos pensées.
    Je te fais pleins de bisous, merci pour ce partage. C’est toujours un plaisir de te lire, et ça fait du bien aussi.

  22. Bonjour Justine,
    Comment te dire que je me suis reconnu en toi, dans tes paroles a une certaine époque ou tout est partie en couille dans ma vie que personnes ne sais sauf mes 2 meilleurs amis.

    Je n’ai jamais eu un corps parfais, j’ai des seins, des fesses et des bourlets a quoi s’accrocher comme dis chéri.

    Je fais habituellement entre 60/62 kilos mais après une opération, j’ai subi les traitements qui ont suivi et je suis monter a 70 kg voir plus j’avais arrêter de torturer ma balance et il m’a fallu une séparation avec mon chéri de l’époque qui est toujours le même actuellement, séparation d’un mois mais qui m’a fais retomber a 55kg jetais bien mais j’étais pas a l’aise pour autant.

    Je me rappelle de l’époque ou malheureusement je suis tomber a 42 kg le docteur voulais l’hospitaliser je risquais de mourir….anorexie de merde, tu as beau avoir la peau sur les os, tu te voies toujours grosses, moche, dégueulasse bref la totale.
    Je n’ai pas vu de médecin je m’en suis sortie seule, un jour je me suis remise a manger.

    Même si aujourd’hui je suis a peu près stable malgré mon petit bidon, mes fesses un peu rondes et mes bourlets, je ne serais jamais guerrie de l’anorexie, elle est la tapie au fond de ma tête en attendant son heure, a la mort de mon frère il y a presque 3 ans j’ai failli rechutter j’avais perdu 12 kg en 1 mois mais j’ai fais mon deuil je crois et je suis remonter.

    Tout ça pour te dire, que j’ai appris a m’aimer comme je suis et je plait a mon chéri depuis presque 13 ans et j’ai toujours mon bon coup de fourchette.

    Et je te trouve très jolie et très bien comme tu es

  23. MERCI. Merci Justine pour ton témoinage.
    Je souffre moi même d’hyperphagie, mais malheureusement la maladie est si peu connue que c’est difficile d’en parler. Au mieux les gens te prennent pour une personne gourmande, au pire on te considère commeune grosse merde car tu n’arrives pas à maigir… C’est vraiment difficile et je comprends tellement ce que tu as vécu.
    Crois moi, ça fait du bien de lire ce genre de post, car je me sens moins seule. J’ai eu les mêmes pensées suicidaire, mais jamais personne ne s’en ai douté…
    Ton message était très fort et j’espère que certaine personne en le lisant y réléchirons à deux fois avant de faire des commentaires méchants sur le physique d’une personne.

  24. Coucou Justine. Déjà je te dis bravo pour avoir eu le courage de témoigner comme tu viens de le faire. Ton texte m’a énormément touché car je me suis reconnue dans certaines choses dont tu parles. Moi aussi j’ai du mal à accepter mon corps. En tout cas ton texte est splendide et tu es vraiment une personne incroyable. Surtout, j’espère que tu arriveras à te sentir bien dans ta tête et dans ton corps car tu le mérites.
    Je te fais d’énormes bisous.

  25. Bonjour Justine
    Je tenais à laisser un commentaire, car ton article trouve une résonance en moi. Si je n’ai pas vraiment été confrontée aux mêmes problèmes que toi pour ce qui est de la nourriture, je me suis longtemps vue comme un monstre.

    Dans ma famille on est tous un peu ronds et petits. Actuellement j’ai 21 ans, je ne mesure même pas 1m50, et je suis à la limite du surpoids. J’ai été très longtemps complexée par mon physique. Le poids au départ était secondaire, car on était trop occupé à me faire des remarques sur ma taille pour faire attention à mon poids. J’ai passé plusieurs années de collège à être surnommée la naine, le gnome, le nain de jardin, le lutin, Mimie Mathy, par des élèves que je ne connaissais absolument pas. Mais moi par contre, beaucoup connaissait mon nom, parce que j’étais la petite du collège. On me connaissait parce que j’étais anormale. Dans cette période là, j’ai perdu toute confiance en moi, et je me suis renfermée. Mes amis étaient rares, néanmoins j’avais encore quelques personnes qui m’appréciaient.

    Arrivée au lycée, je me suis retrouvée toute seule, je ne connaissais personne dans ma classe. J’ai sympathisé avec quelques filles, et je me suis dit que finalement je n’étais peut-être pas si merdique que ça. Mais quelques semaines plus tard, une des filles avec lesquelles je traînais, et avec qui j’avais l’impression de m’entendre a fait un classement des gens inutiles de la classe sur facebook. Et bien sûr j’y étais, avec une autre fille que je fréquentais à ce moment-là. Dans les commentaires, la responsable de ce top se foutait de notre gueule en disant qu’elle ne voulait pas de nous, qu’elle nous supportait juste parce qu’elle n’osait pas nous dire qu’elle ne nous aimait pas, qu’on était ennuyeuses et j’en passe. Quand je lui ai dit qu’elle aurait pu simplement nous dire la vérité en face, la seule excuse qu’elle a trouvé c’est « je ne voulais pas te vexer ». Comme si me classer dans le top 5 des inutiles, ce n’était pas blessant. Ma confiance a redescendu en flèche, je me suis de nouveau sentie nulle. Et quelques temps plus tard, ma « copine de classement des inutiles » m’a dit qu’elle n’en avait rien à battre de moi, car j’étais timide et que du coup j’étais chiante (au moins elle a su me le dire en face). 2e descente de confiance. Je pense ne m’être jamais sentie aussi merdique. Parce qu’avant, on se moquait de moi à cause de mon physique. Et là, on me disait qu’en plus j’avais une personnalité de merde.

    À partir de la 1ere, j’ai eu un appareil dentaire, et ça n’a vraiment pas arrangé les choses. Puis arrivant à l’âge où on commence à s’intéresser aux garçons, j’ai encore plus remarqué mes défauts physiques. Je me trouvais petite, j’avais du ventre, des grosses cuisses, je ressemblais à une collégienne, et en plus de ça, j’étais encore plus infantilisée parce que j’ai eu un appareil plus tardivement que d’autres. Je me trouvais moche. En arrivant à la fac, de nouveau je ne connaissais personne, et à cause de ma timidité et de mon manque de confiance en moi, je n’ai pas réussi à nouer de lien. Je me trouvais nulle, incapable, je me sentais complètement gamine parce que j’en avais l’apparence. Sachant qu’en parallèle, ma colocation se passait très mal, j’avais le moral au plus bas, et je me sentais très seule.

    Mais le sommet, ça a été quand une fois, j’ai du prendre le bus pendant plus d’1h. Il me restait environ 20min de trajet lorsqu’un garçon qui devait avoir 15 ans, s’est assis à côté de moi. Il n’arrêtait pas de me demander mon numéro, de me poser des questions, et de me regarder avec insistance. J’étais vraiment mal à l’aise. Je lui ai demandé de me laisser tranquille, puis j’ai essayé de l’ignorer en faisant mine que je ne l’entendais plus, puisque j’avais mes écouteurs, en espérant qu’il me fiche la paix. Au lieu de ça, il m’a embrassé sur la joue. Je l’ai donc poussé, et je suis allée m’asseoir à l’avant du bus, le plus près possible du chauffeur. Pendant ce temps, lui et son pote se marraient. C’était deux gamins idiots qui voulaient juste m’embêter voilà tout. En rentrant je me sentais mal. Parce que je me suis dit que si je n’avais pas eu l’apparence d’une gamine, ce garçon ne se serait jamais permis de se comporter comme ça. Peut-être que j’aurais pu mieux me défendre. Mais surtout, j’étais faible, j’étais censée être une adulte, et je n’avais pas été fichue de me défendre contre un gamin de 15 ans.

    Il y a aussi les remarques familiales (surtout côté oncles et tantes). Des remarques que je reçois encore aujourd’hui. Dû en partie à tout ce que j’ai dit précédemment, je n’ai jamais eu de petit copain. Souvent on me fait remarquer qu’à mon âge ce n’est pas vraiment normal. Et régulièrement, on fait des blagues comme quoi je finirai vieille fille. Dès qu’il y a une conversation innocente sur l’avenir, du style « le jour où je me marierai », « le jour où j’aurais des enfants », on rigole comme si c’était improbable. Si même la famille te pense incapable, comment peux-tu avoir confiance en toi ? Et là de nouveau, je me suis dit que si je n’avais jamais eu de copain, c’était parce que j’étais nulle, moche, et que j’avais l’air d’une gamine.

    Toutefois, tout n’est pas tout noir. Ma famille est formidable, ma mère est sans doute la plus compréhensive du monde, elle a plus confiance en moi que moi-même. En 1ere, j’ai rencontré des personnes géniales avec lesquelles j’ai pu nouer des amitiés, et qui font encore parti de mes amis aujourd’hui. C’est en partie grâce à ces personnes qu’aujourd’hui je ne me sens pas aussi mal qu’avant. À la fac, j’ai fini par me débarrasser de ce maudit appareil, ce qui m’a donné l’impression de me séparer de mon adolescence. J’ai noué très peu de liens, il y a eu quelques personnes qui sont entrées puis sorties de ma vie en un rien de temps. Mais le seul vrai lien que j’ai aujourd’hui dans ma fac, j’en suis heureuse, parce que ce n’est pas une personne que j’ai peur de décevoir, dont je crains tout le temps le jugement, et qui m’oubliera dès qu’elle aura mieux à faire. C’est une personne qui m’apprécie comme je suis, et qui surtout, ne me fait plus voir mes défauts comme une fatalité. Elle voit ce qui est mauvais ET ce qui est bon chez moi, et pendant très longtemps, j’ai eu l’impression qu’il n’y avait que du mauvais, parce que les gens ne voulaient voir que le mauvais. Un peu comme si ma timidité agissait désormais comme un filtre, et que seules les bonnes personnes pouvaient m’atteindre. Grâce à cette personne, je vois mes défauts, et j’arrive également à voir mes qualités. Je n’ai pas non plus soudainement retrouvé confiance en moi, je complexe encore beaucoup par rapport à ma taille, il y a des hauts et des bas, mais disons que peut-être, je m’aime un peu plus.

    Cette très longue réponse (désolée, je ne pensais pas que ça serait aussi long) pour te dire que toi non plus tu n’es pas seule. Il y a plusieurs manières de se sentir comme si on était un monstre. Je te suis depuis longtemps maintenant (même si je commente peu, honte à moi), pour tout te dire, t’es même la première booktubeuse que j’ai connu. Ton article a agi comme un déclic sur moi, le fait que tu t’ouvres m’a poussé à m’ouvrir moi aussi. C’est pour ça que je voulais partager mon histoire sur ton article, car c’est toi qui m’a encouragé involontairement à le faire. Je voulais que tu saches que ton article m’a aidé, et que je ne me sens plus seule.

    Pour terminer, ton article m’a touchée (mais ça, je pense que tu l’avais compris). Je me suis retrouvée à plusieurs reprises en toi. On devrait pouvoir être comme on est, sans que le jugement des gens nous influence et nous pousse à penser que nous sommes des monstres dès qu’on est un peu différent. Comme tu le dis « Personne ne peut te faire sentir inférieur sans ton consentement ». C’est quelque chose que j’aurais aimé savoir et comprendre avant. J’espère que tu arriveras à prendre un nouveau départ, de belles choses se profilent pour toi, je te souhaite de tout cœur de réussir et de t’épanouir. Et même si t’as dit que tu ne voulais pas de compliments, je tiens à te dire que je trouve que t’es une belle personne.
    Je te remercie pour cet article, et tu auras toujours mon soutien ♥

  26. Comme beaucoup, j’ai été super émue. Je me retrouve dans le côté « quoi qu’il se passe, on ne s’accepte pas, et on n’arrive pas à se trouver belle dans le miroir ». Je suis en surpoids évident, même si ça commence à aller mieux, petit à petit (prendre mon indépendance m’oblige à marcher, bouger, mais je mange moins bien que chez mes parents par « flemme » comme beaucoup de monde, je crois. Du coup j’essaie de rééquilibrer ce dernier point ^^) Prendre mon indépendance, et avoir des études qui me plaisent m’aident énormément en ce moment, ça me permet de prendre confiance en moi, et d’envisager de prendre soin de mon corps, chose qui me paraissait impensable parce que « ça ne servirait à rien » il y a peu de temps.

    Il suffit de peu pour changer son regard sur soi, je crois, il faut parfois juste trouver quelqu’un qui croit en nous et dont le regard sur nous nous pousse à nous dire « hé mais… je vaux quelque chose, peut-être, en fait? » xD Et je ne parle pas d’un(e) chéri(e), ça peut être n’importe qui : un prof, un psy, un collègue, un ami… ^^ (moi ça a été le combo psychiatre/prof ^^)

  27. J’auras pu écrire cet article, moins bien forcément mais dans l’idée :)

    La vision déformée de la nourriture c’est une vraie maladie comme l’acoolisme, une fois que tu la choppes c’est à vie et il faudra se battre avec tous les jours. C’est dur à accepter. Seulement voilà l’alcool ou la drogue c’est pas nécessaire pour vivre et tu y es pas confronté des que tu sors dans la rue ou que tu allumés la télé ou le pc.

    Le truc qui m’aide tous les jours, surtout les jours ou je culpabilise parce que je craque ou j’ai envie de craquer, c’est cette citation. Elle me rappelle l’essentiel, ne pas être si dur avec moi même et essayer d’aller à mon rythme et se faire du mieux que je peux pour avancer même un peu.

    « Never give up on a dream just because of the time it will take to accomplish it, the time will pass anyway »

    Donc les on aurait du/si on avait su/c’est pas si compliqué pourtant/etc, les yakafokon moi je leur dis merde et je dis merde quotidiennement à cette partie malade de mon cerveau qui essaie tous les jours de me diminuer ou rabaisser avec des « si ». C’est pas facile mais tant qu’on fait de son mieux en essayant de pas être dur avec soit même je pense que c’est déjà un grand pas dans la bonne direction.

  28. Merci Justine ! Je n’aurais jamais deviné en regardant tes vidéos que tu avais autant souffert … Je te comprends vraiment très bien crois moi et je te souhaite de tout coeur d’arriver à briser ces pensées que tu as par rapport à ton corps, car je te trouve magnifique. Je fais moi aussi des crises d’angoisses et c’est pas facile à gérer, ça laisse pas forcément une confiance en soit intacte mais il faut se battre et ne pas se laisser juger tout en croyant ce qu’on se prend dans la tronche.
    Merci encore, tu as du avoir du courage pour publier un tel article.

  29. Bonjour Justine,

    Je tiens déjà a te remercier car d’une certaine manière tu m’as fais prendre conscience de certaines choses. Je suis en quelques sorte dans la même situation que toi, j’ai un problème avec mon poids et par ce fait j’ai fais comme toi des « régimes » qui n’étaient pas préscrits par des nutritionnistes, a un moment j’ai fais du sport intensément au point de me fatiguer et puis une fois satisfaite de mon poids et de mon corps j’ai tout arrêté pour au final reprendre ces kilos que j’avais perdu. Je suis légérement en surpoids par rapport à ma taille, aujourd’hui à l’heure actuelle je me trouvais bien, car même si la balance annonce des chiffres, ça ne se voit pas beaucoup que je suis en surpoids, j’ai juste des formes.. enfin bref, tout ça pour te dire que je me sentais assez bien je ne faisais plus attention au poids sur la balance et j’essayais de manger équilibré et puis je voulais voir si j’étais en accord avec ce que les gens voyaient de moi, plus spécialement mon petit ami et j’ai eu la malchance d’avoir une réponse que je n’aurais jamais imaginé. Je m’attendais a quelque chose de tout gentil et puis j’ai pris une claque. Ce n’était certes pas intentionnelle de sa part il me voit ainsi je n’y peux pas grand chose mais lorsque je lui ai demandé comment il me trouvait s’il me trouvait grosse, il a arrêté ce qu’il faisait pour me dire qu’il me trouvait un peu « enrobée ». Sur le coup j’ai reçus une claque, franchement je me suis dis que c’était la pire chose que l’on ait pu me dire et puis il a vu que ça m’avait blessé du coup il m’a demandé ce que j’avais compris et je lui ai montré une image sur google, au final il m’a dit qu’il me trouvait normal avec des formes, des rondeurs là ou il faut et que si je n’en avais pas ce ne serait pas pareil. Bref j’ai compris qu’il s’en voulait et puis il s’énervait tout seul de voir que ça me touchait autant donc j’ai arrêté d’en parler et j’ai tout garder pour moi. Mais sache que depuis ce jour la confiance que j’avais en moi à été légerement touchée. Car cette petite question anodine pour laquelle j’attendais juste un  » tu es bien » s’est transformée en cauchemards. Depuis lorsque je me vois dans la glace j’ai un blocage, et ça y est l’enfer est revenu je veux absolument perdre du poids et rien que d’en parler je me sens inférieure aux autres, mal dans ma peau et tout ce qui s’en suit.

    Je vais arrêter là mais voilà, je voulais partager cela avec toi.

    Au passage, tu es très bien comme tu es, j’espère que tu seras bientôt heureuse, et que tout s’arrangera pour toi dans ta vie. Tu es très jolie don’t worry.

    Bisous.

  30. Hi Justine!
    Je voulais juste te dire de prendre courage et de t’aimer, car tu es superbe.
    Me concernant, j’étais plutôt dans une position inverse. J’ai toujours été en sous-poids, bien que n’ayant aucun problème d’anorexie. Avec l’âge, je sens que je commence à prendre du ventre et, mon père ayant toujours détesté les « gros », je m’alarme au moindre pet de graisse (bien que toujours dans un poids tout à fait correct pour ma taille). C’est un peu pour ça que j’ai commencé la course à pied, deux fois par semaine.
    Ah, et encore une chose: bravo pour ta bourse pour partir à New-York! :) Je ne savais d’ailleurs pas que tu avais vécu un an en Angleterre, d’où ton super accent ;) Je suis moi-même expatriée et je serai curieuse de savoir un peu quels sont les souvenirs que tu gardes de ta période anglaise :-)
    Des bisous!

  31. Je voulais juste te dire merci ! Même si tu m’as fait monter les larmes aux yeux (parce que je me reconnais dans beaucoup de choses que tu as pu dire), en lisant ton article, c’est un peu comme si j’avais la force de faire le 1er pas pour changer les choses … je ne crois pas avoir atteint ta détermination, mais je reviendrai lire ton article aussi souvent que le désespoir me prendra !
    Merci ! Et je te souhaite de trouver cette sérénité …!

  32. Justine chérie, je sais que c’est inutile de le dire mais je le fais quand même car c’est une façon pour moi de t’envoyer de l’amour : tu es très jolie (et tu as plein de qualités également).

    Mais je comprends totalement ce que tu dis. J’ai moi-même ce que je considère être un défaut physique : j’ai un paralysie partielle du côté droit du visage depuis la naissance (merci l’obstétricien qui a si bien utilisé ses forceps !). Tu peux imaginer toutes les choses que j’ai entendue, la plus marquante étant : « Quoi? Tu sors avec bouche tordue ? ». Ce sont des choses qui font mal et qu’on croit parce que, oui je vois bien que je suis différente des autres. J’ai passé beaucoup de temps à être suspicieuse dès que les gens me regardaient.

    Aujourd’hui, je me considère comme jolie… tant que je ne souris pas. Je me soigne, je pensais avoir fait de grands progrès. Et puis j’ai essayé de tourner une vidéo. En revoyant les images, j’ai éclaté en sanglots. Et le pire, c’est que je ne me vois pas de la même façon quand je me regarde dans un miroir que quand je me filme !

    Alors je continue à avancer. Mais non, tu n’es pas seule. Oui c’est dur et oui on ne s’en sort pas d’un coup. Il a fallu du temps pour que se crée la blessure, il en faudra pour la guérir. Mais il existe tout un tas de moyens, y compris la communication non violente (qui rejoint ce que tu dis sur la façon de s’exprimer).

    Je t’envoie de grandes vagues d’amour et de soutien et je te félicite pour la bourse pour New-York ! Tu vas t’éclater !

  33. Justine,

    Je ne commente pas souvent sous tes statuts, vidéos et autres, mais je ne pouvais rester silencieuse après avoir lu ton article. Tellement touchant! Je m’y reconnais pour beaucoup… Et te trouve extrêmement courageuse et lucide d’avoir osé en parler de la sorte! Je suis certaine que ton article va aider de nombreuses personnes, alors rien que pour ça, merci! Et aussi, sache que toi non plus tu n’es pas seule et que tu trouveras toujours quelqu’un à qui parler en toute confiance quoi qu’il arrive! Keep the faith! Et bon courage pour la suite du chemin…
    Gros bisous!

  34. Coucou Justine.
    Merci pour ce partage. Ca n’a pas du être facile de te livrer à nous comme ca!
    J’ai une grosse pensée pour toi et pour tout ce que tu as subi jusqu’à maintenant.
    Peut être que ton témoignage permettra d’aider des jeunes filles.
    Je te fais d’énormes bisous et même si je suis une inconnue pour toi, sache que tu me touches, et suis heureuse de te retrouver à toutes tes nouvelles vidéos.

  35. Hello la belle,

    Juste pour te dire que tu as pris la meilleure des décisions.

    J’ai toujours été comme toi, oscillant entre 60 et 49 kilos pour 1m58, depuis mes 15 ans. Prise et perte de poids express. Je n’ai jamais réussi à m’accepter, mes gros cuissots et mon reflet. Pourtant, rien de dangereux pour ma santé niveau IMC. Mon frère est en obésité morbide donc bon, j’ai toujours eu très peur de franchir ce seuil. Et puis, j’ai eu ma grossesse surprise. La prise de poids de trop. J’ai eu énormément de mal à me relever de cette période. J’ai été égoïste. Un monstre. Et puis en parallèle un taff compliqué et bien stressant comme il faut. Je pense pouvoir dire que ce mélange des deux ma fait plonger dans une certaine déprime. Pourtant c’est con, on parle de kilos en trop d’une nana en CDI et qui fait un métier qu’elle a souhaité.
    Et un jour, le déclic : si je voulais pouvoir aller mieux sans médoc, sans régime & co je me suis fixée un nouvel objectif : un esprit sain dans un corps sain (ou l’inverse ^^).

    Aujourd’hui, je ne regrette pas. Probablement la meilleure décision que j’ai pris. Changer son alimentation, prendre du temps pour cuisiner, pour soi. Prendre le temps de marcher au lieu de prendre le métro. Par exemple, j’adore me lever un peu plus tôt pour me préparer mon petit déj et mon jus de fruits. J’ai cru comprendre que tu t’intéressais au végétarisme/végétalisme, c’est top (il y a un salon d’ailleurs début avril). Tu vas découvrir une vraie philosophie de la vie. Bref, tout plein de petites actions qui vont, petit à petit changer énormément de choses pour toi, juste pour toi. Mais finalement c’est ce qui compte le plus, s’aimer à l’intérieur pour s’aimer à l’extérieur.

    Encore une fois, le plus difficile est de prendre la décision de changer. Tu as fait le plus dur. Tout plein de belles choses d’attendent. Ce n’est que le début :-)

    Bizzz :-)

  36. Coucou Justine!

    Je voulais juste te dire d
    1 bravo pour ton courage et ton esprit de rebellion (car c’en est pour la societe dans laquelle on vit)
    2 Je voudrais te temoigner et temoigner a tous ceux qui liront mon com de quelques petites choses.
    J’ai moi aussi de gros problemes d’anxiete (et j’ai aussi eu une periode ou je n’acceptais pas mon corps
    Bien que les 2 soient independants l’un de l’autre).
    3 choses m’ont literalement sauvées

    – l’hypnose et la psychotherapie. Qui apprennent a prendre du recul sur soi et a retracer de nouveaux chemins mentaux quand notre cerveau a acquis sans que l’on s’en rende compte des automatismes de pensee (du type. Je suis grosse, je me deteste. J’ai peur de telle chose alors que c’est totalement irrationnel…)
    L’hypnose deconstruit ces chemins de pensee et en recrée de nouveaux bien plus positif.
    (Attention l’hypnose c’est un etat de relaxation proche du demi sommeil, rien a voir avec ce qu’on voit a la tv)

    – le jour ou je me suis dit « J’en ai rien a foutre de ce que pensent les autres de mon corps. Ce corps est celui qui me permet de profiter des joies de la nourriture et je m’aime comme ca ».
    Ce jour la, j’ai commencé a maigrir naturellement pour retrouver un poids qui me correspondait plus. Rien de parfait, juste mon poids de forme.

    – la danse. J’ai repris la danse que j’avais arreté depuis le début de mes études, soit depuis environ huit ans. J’ai trouvé une prof qui me pousse qui ne me laisse pas me reposer sur mes lauriers, qui a à cœur de nous redonner une forme physique, et qui crée des chorégraphies tres challenging mais bien adapté au niveau de ses eleves. Je me suis remusclee. Je ne suis pas vraiment plus mince mais je suis galbee de partout. Je m’exprime a la danse, je m’assouplis, je retrouve mon souffle. Et juste par le plaisir de danser, je deviens sportive. Aujourd’hui je fais 3 h de danse par semaine, et je trouve que ce n’est pas encore assez. Il faut trouver un sport qui nous divertit, nous intéresse, nous fait prendre du plaisir et ainsi on devient sportif. Il ne faut pas que ce soit l’inverse, il ne faut pas se forcer il faut pas souffrir il faut passer un temps agréable quand on fait du sport.

    J’ose penser que l’on va se diriger vers un monde ou on est plus tolerants et aussi ou on apprend a respecter son corps.

    Continue comme ca!
    C super!
    :)

  37. Coucou ! Je vois que nous nous ressemblons beaucoup. J’ai vécu le harcèlement durant 1 an et 6 tentatives de suicide à force de croire ce que me disaient ces imbéciles. Ça fait 5 ans maintenant que c’est terminé mais ça me hante. J’ai l’impression que c’était hier. Depuis 5 ans j’essaie de combattre en vain mes kilos en trop puis, en janvier 2016, j’ai fait une dépression due à des problèmes familiaux puis de l’anorexie mentale qui persiste toujours aujourd’hui. Je me suis créée des douleurs et des problèmes.Je suis désormais anémique avec une carence en Fer très importante qui me rend en tout point dépressive et très faible que ce soit physiquement et moralement. J’ai atteint le première objectif que je m’étais lancée (je suis passé de 64 kilos à 58) et qui fait que, désormais, mon IMC est normal. Mais ça ne suffit plus. Je fais une fixette sur mon apparence, me prive parfois de manger, me fait vomir, je l épuise encore plus. Et puis j’ai maintenant des soucis à l’estomac et aux intestins. On pense à l’ulcère et j’ai une fibroscopie dans un mois. Le harcèlement détruit des personnes. Ça m’a détruite moi et maintenant j’ai beaucoup beaucoup de mal à me sortir de ça. J’ai conscience que je met ma santé en danger mais je n’ai plus aucun contrôle même si je suis très bien entourée.

    Je comprends ce que tu as vécu et cet article est absolument poignant. Pour te dire, j’ai pleuré en le lisant.

    Je t’embrasse fort.
    Gros bisous <3

  38. Je ne vais pas m’étaler, je veux juste te dire que ton message m’a touché, qu’il est passé, que tu as été entendu. Tu es une belle personne, à l’intérieur comme à l’extérieur. Tu as pleins de qualités et il faut t’y accrocher, quitte a regarder le mode de haut. C’est dur, surtor lorsqu’on est célibataire, mais tu vaux tellement plus qu’une insulte jeté sur un trottoir !
    Courage <3

  39. Je tenais à te dire merci, tout simplement, d’avoir écrit ces mots/maux. Ton témoignage m’a touchée, forcément j’ai pleuré car je m’y suis reconnue.

    Pour la société une façade suffit, un sourire sur une photo, une personnalité grandissante, et oui forcément on est bien dans sa peau, heureux de vivre, « parfait ». Mais loin de là est la réalité.
    Si tu savais le nombre de fois où je me suis également imaginée toutes les manières possibles et inimaginables de mettre fin à mes jours. Les remarques déplacées que se permettent certaines personnes, alors oui certains nous disent que ce n’est qu’une personne,qu’un sale con,que ce n’est rien, mais au final ce sont ces insultes, ces remarques blessantes qui restent ancrées et non pas les compliments. On se dit que de toute façon jamais nos amis, notre famille, notre copain n’oseront de toute façon nous dire la vérité alors ça sert à rien de les écouter, qu’ils sont de toute façon forcément hypocrites puisque nous on le voit notre corps, horrible.
    J’essaie de faire pencher la balance en sens inverse, c’est dur, très dur. Je sais que ces kilos qui se sont accrochés à moi au grès des mois, des années, et des crises seront dures à faire partir. J’ai envie terriblement de me sentir enfin à l’aise avec mon corps, d’arrêter de n’être qu’une façade heureuse et l’être enfin réellement.
    Je le veux, tu le veux, et nous y arriverons à enfin être bien, autant dans notre corps que dans notre tête, car l’un ne va pas sans l’autre.

    Et même si je me rend bien compte que cela n’aura que peu de valeur, sache que tu es sublime , vraiment ! (Je ne dis jamais ce que je ne pense pas, il vaut mieux se taire que mentir ou blesser les gens égoïstement).

    Merci également pour le goût de la lecture que tu m’as redonné après 3 ans de passage à vide littéraire ;)

    Margaux

  40. C’est un beau témoignage, je t’envoie plein de pensées positives. C’est vrai qu’il te faudra du temps pour t’accepter tel que tu es, c’est un gros travail à faire sur soi même, mais etre entouré de gens positifs qui croient en toi t’aidera énormément :)

  41. Merci Justine pour cet article ! Merci d’avoir eu le courage de l’écrire!
    C’est sûrement égoïste mais ça m’a rassuré de savoir que d’autres personnes souffraient d’un manque de confiance, du regard des autres etc

    Je n’ai pas de problème de poids personnellement, même si je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a traité, surnommé, appelé l’ anorexique… et quand je me plains de cette gentille appellation on prend ça à la rigolade car après tout, quel problème pourrait avoir une fille mince ? Et puis anorexique c’est pas une insulte..
    Personnellement j’ai jamais eu de soucis avec ce corps mais visiblement les autres avaient un problème avec celui-ci.
    Mais ce qui m’a vraiment complexé et ce qui fait que je ne m’aime pas, c’est ce visage.. ce nez, ces jours, cet acné.. j’essaye de camoufler le tout sous une couche de maquillage mais personne n’est dupe, je suis toujours aussi vilaine.. j’essaye de m’aimer mais c’est pas toujours facile! surtout quand les autres ne te font jamais de compliments même quand tu fais des efforts et que tu te prépares pendant des heures et que finalement personne ne le remarque..

    Moi aussi j’ai eu des idées noires qui reviennent de temps en temps à cause de soucis personnels, quelquefois comme en ce moment je me dis que je m’en sortirais jamais puis ça finit par passer grâce à des petites victoires personnelles.. j’apprend à vivre avec!

    J’espère sincèrement que toi et ton corps vous arriverez à un compromis. Je te souhaite également d’être heureuse. Ps : tu es loin d’être un monstre et si tu en es un, tu es un monstre adorable et mignon :)

  42. Ce texte est rempli d’émotions et réellement poignant même dans la difficulté tu exprimes les choses avec une telle fluidité, c’est déconcertant… J’espère que l’avoir écrit t’aideras et que tu te sentiras d’une part soulagée. Écrire soulage toujours… On a toujours le choix, il suffit de le vouloir du plus profond de son cœur, avoir le « déclic »comme on dit! Il n’est JAMAIS trop tard pour changer et devenir ce que l’on souhaite devenir, peu importe le temps que cela prendra, peu importe les obstacles, il faut les franchir avec conviction.
    Tu as toute la vie devant toi ma belle Justine, et j’espère sincèrement qu’elle sera radieuse.
    Beaucoup d’affection de la part d’une de tes plus fidèles abonnés haha.

  43. Un grand merci pour cet article qui fait du bien.
    Je pourrais te dire que je te trouve magnifique, mais au final, le plus beau compliment que je puisse vraiment te faire, c’est de te dire que cet article est d’une bienveillance tellement apaisante que ça donne envie de s’aimer soi-même, de s’accepter, de sourire à la vie et de diffuser tout ce bonheur autour de nous.
    Merci pour ce partage d’émotions brutes qui fait réfléchir sur notre rapport au corps et à notre féminité.

  44. Bonjour/bonsoir justine,

    Je trouve que tu as beaucoup de courage et de lucidité, tu assume tes erreurs et tu aspire au changement. J’espère sincèrement que tu trouvera le bonheur et l’équilibre qui te convient, l’important c’est que tu puisse t’aimer à nouveau.

    Je me suis retrouvée dans une bonne partie de ton article et je pense que je ne suis pas la seule dans un tel cas. Je te rejoint totalement sur le fait qu’il ne faut pas dénigrer un enfant (j’en ai fait les frais et j’ai bien faillie ne pas y survivre). Les enfants/ados sont déjà très cruels sans que les parents viennent en rajoutés après.

    J’espère que certaine de ses personnes qui sont cruel ainsi prendront un jour conscience de leurs idioties et des ravages qu’ils font. Malheureusement ce ne sera pas le cas pour tous pourtant je garde espoir qu’un jour une partie au moins éduque mieux leurs enfants qu’eux même ont été élevés.

    En tout les cas merci d’avoir oser te dévoiler à autant de gens que tu ne connai pas pour essayer de changer les choses.

    Je tenai à te dire que je trouve que tu as un très grand « charme ». Tu es pétillante et souriante, j’ai toujours plaisir à regarder tes vidéos par ce que je sais que j’aurai droit à un visage souriant. Ta douceur et ta joie que tu dégage (au moins dans tes vidéos) te rende magnifique. Pour moi tu semble une belle personne intérieurement ce qui rejailli sur toi et te rend lumineuse.

  45. Je n’ai pas grand chose à rajouter à tout ceci. Si tu n’as pas encore fait ta résilience, tu as cependant toutes les clefs en main pour y parvenir. A commencer par la connaissance de l’importance de l’estime de soi. Tout vient de là. S’aimer soi, le positivisme est ce qui donne le courage. C’est une chose folle est pourtant très simple. Tu parle de carapace pourtant ce n’est pas ça. Les carapaces ont tendance à faire plus de mal que de bien. Et par cet article tu te montre sans carapace, tu te montres forte et avide de positivisme. :)

    J’ai vécu des choses similaires, l’humiliation des autres, élèves, professeurs irresponsables, les hormones de synthèses qui détraquent ton corps, la recherche de l’estime de soi à travers un tiers, alors que tout est en nous. Ce besoin de « validation » à travers les yeux d’une société souvent biaisé par de fausses réalités, de fausses images de ce que devrait être un humain, une femme, les stéréotypes de beauté. (je suis graphiste et je suis parfois affligé de voir ce qu’on nous balance comme images dans la rue).

    J’ai une amie qui a connu l’anorexie, à cause de gens qui l’ont cassés, qui ont brisé son estime d’elle même. A force de volonté, elle s’en est sortie, les fêlures restes, mais on peut toujours rassembler ses membres et recoller le tout. Il faut du courage, et tu n’en manques pas.

    Récemment, j’ai découvert la chaine youtube de Tibo Inshape, c’est un jeune homme de 23 ans qui est adepte de la muscu. Perso, je ne suis pas fan de ce sport, j’ai même eu la prétention de juger ce garçon sur son trop plein d’enthousiasme, mais j’ai vraiment pris gout à ses vidéos, car elles sont souvent un mélange, de conseils, d’encouragements, de positivisme et surtout et avant tout, de tolérance envers les autres et envers soi-même.
    J’ai pensé à lui quand tu disais ne pas oser te mettre en maillot de bain à cause des autres. Dans l’une de ses vidéos, il disait qu’il était interdit de juger ou de se moquer d’un tiers trop maigre ou trop gros en train de s’entraîner dans la même salle, qu’il valait mieux aller encourager et aider à atteindre ses objectifs.

    Voilà, je ne fais pas avancer le schmilblik, je voulais juste mettre un petit mot, si tu veux en parler plus en profondeur, j’en serais ravi, car nous avons des parcours plus ou moins similaires :)

    Un article pertinent et courageux ;)

  46. Tu est très courageuse d’avoir dévoilé tout ça ici, bravo vraiment.

    Je ne veux pas m’étaler, ça ne sert à rien, mais ton article m’a fait pleuré, avoir cette boule dans la gorge, parce que je vis la même chose même si chaque histoire est personnelle (je suis hyperphagique, évidemment mon poids je n’en parle même pas, la santé qui se détériore à force d’abus alimentaires, les problèmes pour s’habiller etc… la souffrance morale et physique…Je n’ai pas trop été victime de critiques extérieures dans l’ensemble, mais moi c’est ma mère qui me critique constamment même si je ne vis plus chez mes parents. Bref).

    C’est triste de voir à travers les commentaires combien nous sommes nombreux(ses) à souffrir. Et pourtant nous sommes les seuls qui puissent agir, personne ne peut le faire à notre place. On peut se faire aider, il le faut pour comprendre certains processus, mais l’action viendra de nous uniquement.

    J’espère que tu vas aller mieux que tu vas arriver à te sentir mieux, à être en accord avec toi même. Tu as cette force en toi (la preuve tu fais des études qui te demandent beaucoup d’efforts, tu travailles, tu as passé 1 an en Angleterre loin de tes proches, tu vas aller à NY, tu fais des vidéos, tu écris…, tout ça demande beaucoup d’énergie et de courage mais c’est la preuve que tu as beaucoup de ressources).

    Et même si tu ne souhaites pas qu’on te le dise, je vais le faire quand même (pas pour être gentille) je te trouve très belle et j’aimerais vraiment être comme toi. C’est mon point de vue et il est sincère (si je ne le pensais pas je me serais simplement abstenue de le dire puisqu’en plus tu ne le souhaitais pas). Mais je ne suis pas toi, je suis moi, tu es toi et on doit faire avec, et si on veut changer les choses (poids, santé, moral peu importe) il ne suffit pas de tenir le trousseau de clés (parce qu’on les a) et de regarder les portes fermées devant nous. Non il faut les ouvrir une par une pour ne pas rester coincées dans cet entre-deux qui fait qu’on ne vit pas mais qu’on survit.
    Je suis encore devant les portes, et je recule même.

    Je te souhaite d’arriver à ouvrir ces portes (tes portes) qui te mèneront vers la vie heureuse à laquelle tu aspires. Comme tu l’as dit il faut se battre, c’est un véritable combat (les gens qui ne vivent pas tout ça ne comprennent pas en quoi c’est un combat), c’est dur mais on ne peut pas espérer gagner sans se battre.

    Merci pour ton article et le positif que tu essayes toujours de nous transmettre au final.

  47. Merci pour ton article. C’est un très bel article. Je trouve ça tellement courageux de ta part. Je me reconnais dans ton article. C’est une bataille constante avec soi-même et c’est dur.
    Je te remercie de nous avoir fait partager tout ça.

    Je te souhaite plein de bonnes choses et j’espère que tu arriveras à trouver une certaine paix avec toi-même .

    Avec tout mon soutien,

    Alexandra

  48. C’est un très « bel » article, très touchant.
    Il est vrai que le monde n’est pas toujours adorable quand on est un peu différent(e) des standards imposés par la société.
    En vieillissant, j’ai tendance à croire que les gens t’agressent parce que tu ne rentres pas dans le moule ou parce qu’eux-même n’y arrivent pas.
    Toutefois, je pense que comme beaucoup, ton article surprend. Tu es pleine de peps, de bonne humeur, … Difficile à croire que tu aies pu avoir ce type de parcours. :(
    Dans tous les cas, te dire que tu as la taille d’un mannequin serait te mentir. Je n’aime pas mentir. Cependant, tu es ronde, certes. Mais tu es belle comme tu es. En dehors de cet aspect « ronde », tu es toi : pétillante, pleine de bonne humeur, de passion pour les livres & co

  49. Bonjour Justine,
    Je passe comme promis te laisser un petit mot, vu que j’ai peur de faire long, depuis mon ipad hier, c’était compliqué. Bref me voilà devant mon ordi avec du temps pour répondre.
    Déjà, bravo. Bravo d’avoir osé publier cet article, d’assumer face à tes lecteurs tes démons, bravo aussi d’avoir eu le déclic nécessaire pour commencer à les combattre. Et puis merci, parce que beaucoup de gens vivent des choses similaires mais ne savent pas comment avancer. Si l’influence que tu as sur le web, dans la communauté des passionnés de lecture peut aider, alors moi je dis merci.
    Depuis quelques temps, je me suis penchée sur le sujet du harcèlement. J’ai été choquée par l’histoire de cette jeune ado, victime d’humiliation et de harcèlement à l’aide d’une photo dénudée qui s’est jeté sous un train…Ses parents n’ont rien vu venir, elle avait honte et elle a préféré mourir. Elle aurait fêté ses 16 ans il y quelques jours. Comme je le disais l’autre jour à mes contacts facebook, c’est peut être qu’un exemple ou un fait divers parmi d’autre pour nous, mais c’est aussi une vie gâchée, une famille brisée.
    Il ne faut JAMAIS sous estimer le poids des mots. C’est juste incroyable ce pouvoir de la parole. Et curieusement nous sommes plus aptes, de par notre éducation, notre société, à assimiler le négatif que le positif. 100 « tu es belle » ne remplacerons jamais dans notre esprit l’humiliation d’un « t’es moche et grosse » subi dans la rue ou la cour d’école ou même parmi les membres de la famille (car oui ça arrive).
    Quand on souffre, on est bien obligés de trouver une compensation. Pour toi, sans que tu le veuilles bien sûr, c’était maltraiter ton corps en mangeant trop, mal, sans pouvoir contrôler. Car tu as bien raison c’est une réelle souffrance et il ne suffit pas de vouloir ranger les bonbons pour arrêter de manger. Ca marche pas comme ça.
    Tout comme dire à une anorexique qu’elle a qu’à manger plus et que ça ira mieux. Ca ne marche pas comme ça.
    Ni dire à un dépressif qu’il a qu’à se bouger et avoir des pensées positives, il guérira. Ca ne marche pas comme ça.
    Nous sommes certes les seuls acteurs de notre vie et de notre bien être mais nous sommes sans arrêt parasités par les autres et surtout par la pression sociale et marketing.
    Moi aussi j’ai toujours été ronde, élevée par une mère ronde. J’ai subi des tas d’humiliations du genre ‘ »grosse vache » et comme toi les, en gros, « dommage que tu sois grosse, c’est pas possible quoi, pourtant tu as beaucoup de charme ». J’avais du « charme » mais aux yeux de cette putain de société pervertie j’étais trop grosse donc pas belle. Et encore…J’ai 33 ans ce qui veut dire que moi j’ai grandi dans les années 90 où les mannequins faisait encore du 90 de tour de hanches mais surtout il n’y avait pas les réseaux sociaux et leur incroyable pouvoir destructeur. Les humiliations restaient dans la cour d’école, la trahison des « amies » aussi, la honte à être grosse aussi…Enfin je veux dire qu’elle n’était pas sur les réseaux sociaux mais bien sûr, tu le sais, on rentre chez soi avec ce démon qui nous rappelle à quel point on ne ressemble à rien…

    J’ai combattu plus ou moins bien tout cela, difficilement et je n’ai toujours pas gagné le combat. M’habiller avec un style que j’aime (retro, pinup) m’aide à accepter mes courbes. Mais je vois toujours quelque chose que je ne veux pas dans le miroir et même à une époque où j’avais perdu du poids, je voyais un tas difforme. Qui ne valait rien. Qui ne réussirait à rien. Comme toi j’ai vu avec des soucis d’angoisse mais les camouflant du mieux que je pouvais. Je délivrais alors tout dans la musique, dans l’art.

    Comme toi j’ai eu l’homme, que je croyais homme de ma vie me dire que si je ne perdais pas de poids il resterait pas avec moi, qu’il fallait que je fasse des efforts pour lui. Paradoxalement ce même homme bouffait pizza sur pizza et faisait la gueule si je ne mangeais pas la même chose que lui. Bref tu n’oublies jamais ces paroles et tu vis à jamais avec la peur que les gens t’abandonne parce que tu n’es pas belle.

    Mais en fait, c’est faux. Nous sommes tous beaux. Nous avons tous notre physique et la notion de beauté, ça ne veut rien dire. La notion de minceur non plus. L’imc c’est stupide, c’est juste une règle de plus pour foutre la pression aux femmes. Les hommes aussi peuvent souffrir de ce harcèlement / pression / normes. Mon mari est petit et très mince, imagine ce qu’il a pu subir…

    Bref, je peux dire que j’ai été victime de harcèlement scolaire, que certains membres de ma famille ont eu des propos blessants, que j’ai subi quelque chose de très dur dans mon enfance et que tout ça, ça a bien trop conditionné ma vie d’adulte et que je suis passée à côté d’un tas de choses à cause de cela. Bravo à toi de continuer à t’accrocher, de partir à NY. Tu es bien plus courageuse que je n’ai pu l’être et je te dis bravo, bonne chance et bats toi. Tu vas y arriver :)

    Quant à une hygiène de vie meilleure pour le corps, je ne peux qu’approuver…et te souhaite du courage dans un monde marketé et hypocrite au sujet des besoins réels de notre corps. Courage, patience, persévérance.

    Pour ma part, la réponse à tout cela, le craquage s’est fait via la dépression. Il faut y ajouter des tas d’autres causes bien sûr dont des décès « cumulés » dans ma famille et des problèmes de harcèlement sur un autre lieu…Et bim, deux jours avant mes 33 ans on m »annonce que je suis en dépression sévère. Mais je vais me battre. Même si pour le moment tout est noir, je sais que je vais trouver la lumière.
    En attendant lire aide beaucoup, partager avec les lecteurs aussi.

    Bravo Justine pour ton témoignage et PLEIN de courage. BISOUS !!
    And be sure : you shine bright like a diamond !

  50. Bonjour Justine,
    Que te dire à part courage! Ton article m’a beaucoup ému.
    Et dis toi une chose, les troubles du comportement alimentaire se soignent; la connerie des gens qui font des remarques sur ton physique sans même te connaitre restera jusqu’à la fin de leur jours!!!

  51. Ouah…je ne sais pas vraiment quoi dire, si ce n’est, bravo ! Tu as eu la force de poser des mots sur tes maux et je trouve ça fantastique… J’aimerais avoir cette force ou du moins la trouver. Je te souhaite beaucoup de courage et de bonheur pour la suite. J’espère sincèrement que « ce monstre » que tu voyais et qui n’existait pourtant pas, s’évaporera et disparaîtra définitivement de tes pensées.
    Je t’embrasse !

  52. Bonjour Justine,
    Je ne te connais que par tes vidéos et je n’aurais jamais imaginé que tu vivais un tel enfer, alors que chaque fois que je regarde tes vidéos tu me donnes le sourire et me mets de bonne humeur.
    Ton article m’a beaucoup touchée et je suis vraiment triste de voir à quel point la société peut blesser des jeunes femmes et les faire se détester elles-mêmes. J’essaie tous les jours de remettre en question les dictats qu’on nous impose depuis que nous sommes enfants (être mince, épilée, maquillée ), alors que nous sommes toutes belles de manière différente et naturellement. La beauté n’est pas une norme.

    Personnellement je te trouve très jolie, attachante et surtout intelligente. Je sais que tu n’as pas écrit cet articles pour recevoir des compliments, mais tu les mérites et c’est vraiment dommage que des personnes stupides et méchantes t’ont fait douter de tes capacités. C’est pourtant beaucoup plus agréable de renvoyer du positif autour de soi. Alors j’espère qu’on te le dira suffisamment pour que tu te sentes belle, féminine et radieuse.

    Je te souhaite d’aller mieux, d’être entourée de personnes qui t’aiment et te permettent de te sentir bien dans ton corps. Le fait que tu ais parlé de ton histoire montre ton courage et je pense que tu seras plus forte de jour en jour.

    Bravo pour ta volonté et merci pour ce que tu offres à tes abonnés.

    Laura

  53. Coucou Justine,
    Je tenais à te féliciter pour ton article car j’imagine que ça doit être difficile de se dévoiler comme ça, mais je pense que ça ne peut t’être que bénéfique car je suis persuadée que garder tout à l’intérieur c’est bien pire que de parler de ce que l’on ressent, ou si ça ne l’est pas je pense ce n’est vrai que pour un court laps de temps. Je te soutiens dans ton travail personnel et je te souhaite plein de belles choses pour le futur, et je trouve que le monstre ce n’est pas toi mais les gens qui t’ont fait subir ça, car je suis d’accord avec toi, on ne devrait jamais juger quelqu’un sur un premier aperçu différent de ce que l’on est conditionné à percevoir comme « normal ».
    Je t’envoie toute ma force, mon espoir et ma bonne humeur !

  54. Coucou Justine,

    C’est avec beaucoup d’émotions que je te laisse ce commentaire car j’ai l’impression, à quelques différences prés, de lire mon histoire! C’est donc avec compréhension et empathie que je t’ai lu.
    J’ai 26 ans et 22 ans d’obésité! Pourtant, je n’ai jamais trop ou mal mangé mais malheureusement l’obésité est une maladie et j’en suis malade. C’est mon chirurgien qui m’a enfin expliqué et permis d’accepter ceci il y a très peu de temps. Dans ma famille, nous avons de gros problème de thyroïde qui nous rendent soit trop gros soit trop maigre.
    Donc, depuis mes 4 ans, j’ai toujours été obèse et j’ai bénéficié du lot de souffrance qui accompagne cela.
    J’ai aussi eu droit au prof de sport en primaire qui m’a ridiculisée, humiliée et tout simplement dégoûtée et écœurée du sport. Ça ne fait que depuis 4 ans, quand j’ai commencé le sport avec des kinés à la clinique de l’obésité que j’ai recommencé à aimer ça.
    J’ai fais des régimes toute ma vie, mon premier était à l’âge de 4 ans et je me rappelle encore de la tristesse et de la faim ressenties.
    Puis, à mes 15 ans, j’ai rencontré mon premier amour et enfin, j’étais comme tout le monde, moi aussi j’avais un garçon qui m’aimait. Dans ses yeux, je me sentais belle, j’étais épanouie et nous étions heureux tout simplement. Malheureusement, jusqu’au jour où il ne m’a plus vue comme ça lui aussi, 7 ans plus tard.
    Mais avant de parler de ma rupture, je vais parler de ma petite descente en enfer. A 18 ans, je n’ai pas pu commencer d’études pour plein de raisons et c’est mon copain qui a commencé les siennes. A partir de ce moment-là, je me suis sentie inutile, j’avais des angoisses pour mon avenir. J’ai donc commencé à reprendre le poids que j’avais perdu avant de rencontrer mon copain.
    Pendant que moi je grossissais et que j’atteignais à nouveau mon poids d’avant, mon copain, très épanoui dans sa vie d’étudiants, à commencer le sport à outrance. Et même si il était déjà mince, il a continué à maigrir, à se muscler et donc à creuser la différence entre nous. J’ai toujours été grosse et on a toujours été différent physiquement, même lors de notre rencontre, mais là, la différence se marquait de plus en plus. Autant au niveau physique qu’au niveau vie où lui avait ses études, ses amis et moi je m’enfermer dans mon inactivité. Evidemment, niveau intimité, ça a eu ses conséquences aussi.
    Jusqu’au jour où il a trouvé l’herbe plus verte ailleurs et où il m’a trompée! Me reprochant quand même mon inactivité alors que je ne faisais pas d’études pour que l’on puisse payer les siennes!
    C’est la pire des ruptures car en plus de perdre son premier amour, on perd la confiance et on se sent humiliée. Mais je ne supporte pas montrer mes faiblesses aux autres, je me suis donc forcée à rebondir très rapidement. Peut-être aussi pour lui prouver que je n’étais pas cette fille inactive qu’il voyait en moi.
    Et de là, j’ai commencé ma renaissance. J’ai recommencé un régime, j’ai fais mes études, j’ai appris à conduire, j’ai voyagé à New-York (je rêve d’y retourner à présent). Je sais que je voulais simplement le faire regretter! Devenir ce qu’il aurait voulu que je sois mais en mieux encore et ne plus jamais lui accorder d’importance!
    Je sais maintenant qu’il a été la personne faite pour moi pendant les premières années de notre couple mais que pour l’avenir, il ne l’aurait plus été car nous avions pris des chemins trop éloignés l’un et l’autre. Je n’aurais pas pu vivre heureuse et épanouie pour le restant de ma vie. Je suis d’ailleurs aujourd’hui bien plus heureuse que je ne l’étais les dernières années de notre relation.
    Evidemment, j’ai des tords aussi. Mais je sais à présent les erreurs que je ne commettrais plus dans mon futur couple. J’ai beaucoup appris sur moi et je connais à présent la relation qui m’épanouira! Il me reste plus qu’à trouver la bonne personne :) lol
    Mais je ne suis pas pressée car j’ai compris que je ne serais épanouie en couple que quand je le serais seule car de cette manière, je ne dépendrais pas de cette personne et la relation en sera équilibrée.
    Malgré mes efforts, j’ai repris du poids et je suis remontée au poids le plus haut que je n’avais jamais atteint. Mon IMC portait le doux nom « d’obésité morbide stade 4 », ça fait rêver!
    J’ai donc pris la décision de me faire opérer d’un bypass pour qu’enfin, le poids ne soit plus un fardeau. Depuis mes 4 ans, j’ai eu à penser à mon poids, ça ne devrait pas être la principale occupation d’une enfant ou d’une adolescente.
    Je me suis donc faite opérée le 22 janvier (j’en parle sur mon blog si jamais). Pour le moment, mon parcours se passe bien et j’en suis à 24 kg perdus. Mais surtout, pour la première fois de ma vie, le poids n’est plus ma première préoccupation car je sais que le problème va s’arranger, que j’ai les clés en moi pour le vaincre et enfin vivre tout simplement.
    Je continue d’aller voir la psy que je devais voir obligatoirement pendant mon parcours pré-opératoire et ça me fait un bien fou. On a déjà su poser des mots sur plusieurs problèmes et on va travailler dessus ensemble.
    Le printemps arrive et avec lui ma renaissance! Après tant d’années difficiles, j’ai l’impression d’avoir gagner ma guerre! Même si le chemin est encore long et que je suis bien loin d’être « mince », je sais à présent que j’ai mon bypass comme bouée de sauvetage :)

    Mon commentaire doit être très brouillon mais je l’ai écrit à chaud, sous l’émotion de ton texte qui résonnait bien plus particulièrement pour moi.

    J’ai bien lu que tu ne faisais pas ça pour avoir de compliments, mais laisse moi quand même te dire que tu es une nana qui déchire! Je te suis depuis un moment et tu es quelqu’un de génial ;)

    Si tu veux partager avec moi sur ton parcours ou tout autre chose, n’hésite pas, ça me ferait vraiment plaisir :)

    Je te souhaite un merveilleux parcours rempli de belles choses et de sérénité <3

    Des gros bisous <3

    Alex!

  55. J’ai envie de dire bravo pour cet article ! Ça n’a pas du être facile à écrire, mais j’imagine à quel point on peux se sentir soulagé par après. D’ailleurs, j’aime beaucoup ta manière d’écrire, je ne sais pas vraiment pourquoi mais voilà ^^
    Je comprends un peu ce que tu as pu ressentir pendant ces années, je suis moi-même passé par un épisode similaire. Un truc qui m’aide quand je me trouve plein de défauts physiques, c’est d’essayer de trouver des trucs positifs sur moi (oui, je sais, facile à dire). J’en ai fait une liste et quand ça ne va pas, je la relis et en général, ça m’aide. Tu as des qualités mais il faut voir qu’on les a.
    Je te souhaite bon courage pour la suite :)

  56. Coucou,

    Je m’appelle Ayat et je t’ai découvert y’a quelques années sur youtube et j’ai tout de suite adoré ta chaine. T’es la première booktubeuse que j’ai vu et tu m’as donné envie de réaliser des vidéo. Enfin bref, tout ça pour dire que j’admirai beaucoup et j’avais absolument aucune idée des problème que tu traversé. Ton article m’a beaucoup touché, j’en ai pleuré. J’avoue que ça m’a choqué parce que t’es toujours pleine de joie habituellement et c’était pas le cas la, t’étais toi dans ta plus grande sincérité et ça aussi ça m’a touché. Je n’ai jamais eu de problème avec moi même mais je sais que c’est le cas de beaucoup de gens malheureusement. Et je pense que ton article qui est super au passage va beaucoup les aidés alors merci à toi. Voilà, je tenais juste à te dire ça. Bisous et bonnes lectures !

  57. Bonsoir Justine,

    je voulais simplement te dire que j’ai lu tout ton article. Je trouve que tu as beaucoup de courage de l’avoir écrit. Non pas par rapport aux autres, mais par rapport à ton propre combat. N’abandonne jamais !

    Je souhaitais également te dire que tes paroles m’ont touchée à un moment où j’en avais besoin et que je me suis retrouvée, par contre dans tout ce qui est problème d’estime de soi. Tes paroles m’ont redonné foi dans mon projet de vie. Merci pour ton témoignage.

    Je te souhaite tout le courage qu’il te faudra et surtout de rencontrer la personne qui saura t’aimer comme tu es et non il faudrait que tu que sois !!

  58. Coucou Justine ,
    je suis touchée par ton article, chaque jour je me dis que le monde serait vraiment différent dans ces critiques permanentes que les gens se crachent à la gueule… Di mal être et de la tristesse, des regrets, de la stupidité en découlent mais personne ne semble pouvoir arrêter le cercle vicieux!
    Grâce à ton témoignage et à ceux qui ont l’immense courage de dire, écrire ou chanter ce qu’ils ont vécu, les choses changeront, petit à petit mais un jour, j’espère que chacun écoutera les bons sentiments que tu nous partages. À quoi bon se haïr, pour qques les autres nous aiment il faut s’aimer soi-même? Alors bonne chance à tout pour ce long parcours et plein d’amour à toi Justine, qui a su parler de ces erreurs, pour que d’autres assument et reconnaissent que les choix qu’ils font ne sont pas les meilleurs pour eux.
    Bonne nuit!

  59. C’est un article très courageux car il parle de beaucoup de choses qui restent profondément enfouies en nous et qu’on ne veut pas sortir. Comme tu le dis si bien : la peur de montrer ses faiblesses et de les voir se dresser contre nous.
    Je suis un peu au-dessus du poids que je devrais faire, pas de beaucoup et on ne me considère pas souvent comme « grosse », ça ne m’empêche pas de fuir les miroirs, d’avoir une perception bancale de mon image et de souffrir de crises de boulimie comme tu les décris où le seul plaisir est d’avaler tout ce qui traine dans la maison pour calmer son anxiété. J’ai fait plusieurs tentatives de suicide, je n’ai pas eu le courage, comme toi, de me dire qu’il y avait des gens pour m’aimer, au contraire, j’ai pensé que comme mes parents avaient fait 3 autres enfants, un de moins ne leur ferait pas tant de mal.
    Aujourd’hui, j’ai repris des études qui me plaisent et j’essaie de calmer mes crises. Je vais voir des médecins, je me soigne. Finalement, l’image que l’on a de soit est vraiment conditionnée par les critiques des autres et l’idée de nous qui se forme dans notre inconscient. On finit par se voir déformée et il n’y a plus rien après pour rattraper l’affaire si ce n’est le combat et les efforts contre son propre pessimisme.
    Les raisons que tu as donné à l’écriture de cet article sont vraiment pertinentes et j’espère que nous ne les perdrons pas de vue.
    Merci encore d’avoir partagé cela avec nous. C’est touchant, motivant et surtout, ça permet de se dire « je ne suis pas seule dans cette situation ». Bon courage à toutes les personnes qui ont eu et ont encore à subir ça.

  60. Que te dire si ce n’est… quel témoignage touchant, dans lequel, je pense, beaucoup de personnes, plus qu’on ne pourrait le croire j’en ai peur, se retrouvent et j’en fais partie. J’ai eu ces phases de boulimie / comfort food, je n’ai jamais trop su quel nom leur donner. Un jour j’ai eu un déclic, de voir mes amis autour de moi, en couple, voire mariés avec enfants, alors que je ne savais même pas ce que c’était d’être embrassée, un bilan sanguin catastrophique que je ne pouvais plus ignorer, moi dans le miroir que je ne supportais plus avec ce surnom de Christelle la poubelle qui me poursuivais (« mais c’est juste pour te taquiner faut pas les écouter »… mais bien sûr, tellement facile quand on n’est pas la personne visée)… Et tant d’autres choses. Il m’a fallu deux ans pour me débarrasser de ces pulsions alimentaires. Deux ans qui ont été une vraie torture, entre la honte de se mettre en position foetale dans son lit en faisant tout pour ne pas craquer mais celle encore plus grande d’avoir finalement craqué. Au bout de ces deux ans, j’étais fière d’avoir réussi à stopper tout ça mais je n’avais pas perdu de poids, je ne comprenais pas, j’ai fini par réaliser que j’avais compensé pendant les repas, c’était gargantuesque. J’ai donc réduit très progressivement et modifier les rapports légumes/féculents/viandes tout aussi progressivement. Il m’a fallu 3 ans pour perdre 23 kg. Malheureusement les aléas de la vie (décès, rencontres, fin de la vie étudiante) m’ont par la suite apporté leur part de stress, et parfois, trop souvent à mon goût, c’est quelque chose qui me rattrape. S’il y a quelques dérapages, je fais malgré tout tout ce que je peux pour ne pas retomber dans ce cauchemar. Aujourd’hui, je reste en surpoids, à la limite d’un IMC « normal », terme que je ne supporte pas, qui donne justement cette impression de ne pas être normale… mais j’ai fini par accepter mon corps, l’IMC est bien gentil mais ne tient pas compte de nombreux critères comme l’ossature par exemple. Malgré les craquages j’essaie de maintenir mon poids à ces -23 kg (encore que je traîne le plus souvent du côté des -20kg mais je fais tout pour éviter d’aller au-delà, ce qui est très difficile) ce n’est pas parfait mais je me sens bien, du moins c’est ainsi que j’ai appris progressivement à accepter mon corps. Un processus qui est long puisqu’il aura fallu attendre 4 ans après la perte de poids pour que je parvienne à mettre un maillot de bain, et encore je ne l’ai fait qu’une seule fois, l’année dernière. Je ne l’ai pas encore accepté complètement, mais pas à pas je m’en sors. Alors oui, ton article est criant de vérité. Non ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est un chemin très long, très douloureux et les remarques continuelles n’aident pas. Pour ma part, si pendant un temps je pensais en avoir totalement fini avec cette phase de ma vie, je me rends compte depuis quelques temps que ça me rattrape très vite quand quelque chose ne va pas, mais je ne baisse pas les bras, et j’espère bien en finir définitivement un jour !

  61. Justine,

    Je ne regarde pas systématiquement tes vidéos et je ne lis pas souvent tes articles mais celui-ci m’a intriguée. J’ai appris à mieux te connaître et j’ai ressenti pleins de bons sentiments envers ta personne.

    J’ai été en colère contre cet homme, cet inconnu qui s’est permis de faire une réflexion sur ton physique. Les gens ne devraient PAS se permettre de dire ce qu’ils ou elles pensent du physique d’autres personnes dans la rue, que ce soit de manière positive ou non.

    Ensuite, je suis désolée pour toi. Désolée que tu aies eu un professeur de sport incompétent, qui ne savait pas regarder la valeur de quelqu’un. Je suis tellement triste que tu aies subi du harcèlement scolaire. Durant douze ans, de la primaire à la fin du lycée, j’ai été harcelée quotidiennement. Cela a été horrible et j’ai perdu totalement confiance en moi. Je n’ai jamais été critiquée sur mon poids, n’étant pas considérée comme « grosse » ou « maigre » par les imbéciles, mais ils et elles trouvaient bien d’autres choses à dire (sur mon physique, ma personnalité, mes notes, mon nom de famille et même sur des membres de ma famille). Je sais bien comme les remarques peuvent détruire et faire du mal.

    Je te souhaite de te relever et de prendre confiance. En te voyant dans tes vidéos, j’ai toujours pensé que tu étais très sûre de toi. J’ai toujours admiré ta facilité à parler anglais. Je ne suis pas là pour te faire des compliments mais juste te dire que tu as de quoi être fière de ce que tu as fait et SURTOUT de la personne que tu es. Une personne avec de belles valeurs.

  62. Merci Justine. Merci de nous faire confiance et merci de partager tes doutes, tes souffrances avec nous. J’ai lu ton article jusqu’au bout, je ne pouvais plus le lâcher. J’ai été touchée, émue par ton histoire et tout ce que tu as traversé.

    Comme toi, je suis (trop) sensible aux regards des autres. Pas forcément sur mon corps d’ailleurs. J’ai l’impression que tout le monde me juge sur ce que je fais ou ce que je dis. Parfois même sur ce que je pense. Alors, forcément je me suis retrouvée dans tes mots. Ca a dû te demander beaucoup de courage d’écrire cet article et de le publier. Merci.

    Car tout ce que tu dis est nécessaire, comme le respect les uns envers les autres. La critique malveillante est inutile. Comme tu le dis si bien, certaines personnes cachent derrière l’idée de liberté d’expression des attaques non justifiées. Nous vivons dans une société qui base tout sur la comparaison, la compétition et ce dès notre plus jeune âge avec l’école et les notes. C’est un système violent et pernicieux. Surtout quand on est confronté à des profs comme ton prof de sport. Et malheureusement, il est loin d’être une exception.

    Alors que faire ? Avant tout, j’aimerais te dire que j’adore tes vidéos et quand je les regarde, je ne vois pas un monstre. Je vois une jeune fille, très belle, passionnée par ce qu’elle fait, et très courageuse. Je t’admire, j’admire ton travail sur ton blog (au passage, le nouveau design est top !), j’admire tes vidéos. Je t’admire car je sais le travail que ça demande derrière et le temps que tu y consacres.
    Tu es une personne extraordinaire. Ne pense qu’à toi. Pas dans le sens égoïste du terme mais dans l’idée de faire ce dont tu as envie, quoiqu’en pensent les autres. Souvent les autres s’en fichent de nous, ils ont leur propre vie, leurs propres soucis, leurs propres complexes. Et s’ils font des remarques, au fond, c’est plus lié à ce qu’ils sont qu’à ce que nous sommes. Les critiques, les attaques en disent toujours plus sur celui qui les dit que celui qui les reçoit. C’est toi qui te définit, qui dit qui tu es. Et personne d’autre.

    En prenant soin de nous, on finira par faire changer ce monde de brutes en monde d’adultes responsables. Ceux qui souffrent apprendront à gérer leur souffrance au lieu de la rejeter sur les autres. Et ceux visés par ces attaques sauront que le problème ne vient pas d’eux.

    Encore merci Justine. Je te souhaite bon courage pour la suite, pour Booktube, les études, la vie professionnelle. Je te souhaite de beaux moments passés en famille, entre amis. Car la vie, c’est plus qu’une question d’apparence, c’est aussi ces moments magiques, toutes ses sensations extraordinaires, toutes ses choses qu’on fait et qu’on vit avec notre coeur.

    <3

  63. Ton article est tellement poignant, à certains moments j’ai eu l’impression de me lire moi-même car je me suis réellement reconnue dans certains de tes mots. Je t’avoue avoir laissé quelques petites larmes en chemin mais ce n’est pas négatif car tu as su me rebooster. Tout comme toi j’ai de nombreuses fois penser à en finir et tout comme toi si je ne l’ai pas fait c’est parce qu’à chaque fois je ne pouvais m’empêcher de m’imaginer la réaction de ma mère en me voyant morte ou en apprenant la nouvelle. A chaque fois, je me suis dit qu’elle avait vécu une vie assez difficile comme ça, que je ne pouvais pas lui faire ça et lui donner ce qui serait surement le coup de grâce, elle ne s’en remettrait jamais. D’une part de m’avoir perdue, et d’autre part d’avoir été impuissante, de n’avoir rien pu faire.
    Les gens peuvent être d’une cruauté sans nom, mais cette phrase d’Eleanor Roosevelt est tellement vraie, que j’en ai eu un vertige quand je l’ai lue. Je vais l’accrocher au mur qui est en face de mon bureau afin de pouvoir la lire tous les jours.
    Je vais finir mon long commentaire en te disant que tu m’as l’air d’être une fille en or, ça se voit, tu mérites un gars qui t’aimera vraiment pour ce que tu es, un gars qui sera capable de tout faire pour toi. Je te souhaites vraiment le meilleur <3

  64. Cela fait 3 jours que j’hésite à lire ton article. J’étais dans le dilemme lit le ça te fera du bien et de l’autre non tu vas certainement ressasser de mauvais souvenirs. Ce soir je me suis lancée et ça vraiment été dur pour moi de lire ton article. Je n’ai que 14 ans je n’ai pas vécu grand chose de ma vie, mais je me reconnais tellement. Je suis en 3° et mon arrivée au collège a été assez dur j’ai fait des terreurs nocturnes presque un mois avant la rentrer. Je ne savais même pas à quoi m’attendre et pourtant j’étais terrorisée. Je suis rentrée au collège et les insultes/commentaires ont commencé. C’est sûr il n’y avait plus juste mes 8 copines, les garçons était plus sévère, plus dur sur le physique. J’ai toujours été ronde et cela ne m’avais jamais dérangé. Puis j’ai eu un déclic, un mauvais déclic, tous ces gens qui m’insultaient sur mon poids et vive l’adolescence mon acné sévère mon dans un sens conditionné. Devant un miroir je ne me disais plus que j’étais la jolie petit fille ronde non j’étais l’horrible fille énorme avec pleins de boutons. Les mois passaient et c’était de plus en plus douloureux. En décembre j’ai commencé à penser au pire, est-ce que le monde ne serait pas mieux sans moi ? Après tout je suis moche et grosse alors… Plus les mois passaient et pire c’était, je n’osais pas parler à mes parents et ils ne savent toujours rien. Je pense réellement qu’ils ne s’en rendaient pas compte on me traitait de grosse mais je mangeais toujours autant et c’est le soir quand tout le monde était couché que je pleurais en m’endormant. Quand je relis mon journal intime j’espère vraiment ne pas retomber aussi bas un jour c’était tellement horrible sourire toute la journée et pleurer en rentrant. Et surtout ne pas partager toutes ces horreurs, surtout ne mettre personne au courant. En y repensant aujourd’hui, avec du recul, je me rends compte que cela a été ma pire erreur. Heureusement j’ai réussi à remonter la pente doucement, mais j’y suis arrivée. Je m’étais mis des objectifs, mais surtout je m’étais construit une armure presque incassable. Cette armure aujourd’hui ma totalement modifié, cette armure me fait jouer un rôle pour que je ne souffre pas. Je ne suis pas la même fille quand je suis avec ma famille et quand je suis au collège. Il y a la fille marrante mais fragile puis la fille qui rigole et tout et qui montre un caractère fort presque méchant juste pour se protéger. Je sais que cela m’éloigne de plein de personne mais je n’arrive pas ou plutôt je ne veux pas briser cette armure que j’ai eu tant de mal à construire pour arrêter de broyer du noir. Chaque année à la rentrer j’ai peur je me dis et si je rencontre des gens encore pire et que cette fois si je n’arrive plus à m’en sortir. A chaque petit coup de blues je me redonne un objectif parfois ce n’est rien juste par rapport au travail et parfois ça concerne le sport… On est en mars et rien qu’en pensant à me rentrer au lycée j’ai peur. Avec qui vais-je ? Est-ce que mon armure pourra me protéger ?

  65. Merci de mettre des mots sur ce que je ressens quotidiennement. J’ai pris 40 kg en 4 ans, je ne me reconnais plus. Pas de mots, tu es superbe, belle, pleine de bonnes ondes, c’est toujours un plaisir de te lire et de t’écouter.
    Juste un grand merci, en espérant que ces mots arrivent à tes oreilles.
    De belles choses pour l’avenir.

  66. Je n’ai pas grand chose à dire à part Merci !
    Cela fait un bien fou de se sentir totalement soutenu et de ce dire que je ne suis pas seule.
    Juste envie de faire un câlin à toutes celle qui ont commenté ainsi qu’as toi !
    Alors MERCI !!

  67. Je voulais juste te dire que lire ton article, ça me faisait du bien.
    J’ai 15 ans, et je suis sportive, je nage tous les soirs 1h30-2h.
    Sauf que le hic, c’est que j’adore manger, vraiment. Et j’ai un métabolisme qui fait que je stocke.
    Quand j’avais 8-9 ans, mes parents disaient que j’étais parfaite, que j’avais pas un poil de graisse. Maintenant, ils ne disent plus ça.
    Parce que j’ai du bide, et beaucoup, des grosses fesses et des grosses cuisses. Et j’arrive pas à faire des efforts sur la nourriture, et ça me ronge, je rentre plus dans du 36 et ma mère qui me met la pression et…
    Juste j’y arrive pas. J’alterne périodes où je m’en fous et périodes où ça me ronge.
    Je sais vraiment pas quoi faire, et c’est pour ça que ton article fait du bien. Parce que je reprends un peu confiance en moi…
    Merci.

  68. Bonjour justine,

    Je te suis depuis plus d’un an maintenant et je n’ai jamais laissé de commentaires. Mais comme beaucoup de personnes ici je ne pouvais pas ne laisser de commentaire.
    Je suis surement dans la même situation que toi et j’ai vécu les mêmes situations.

    J’ai maintenant 21 ans et comme toi quand je me regarde dans un miroir je me dit souvent : « je suis un monstre ». Et puis je me regarde encore et je me dit :  » Si je doit être un monstre ,je serais le monstre que j’ai envie d’être ». J’ai envie de mettre une jupe, je suis ronde et je vais me mettre un jupe. J’aime quand je suis bien maquillée, je suis ronde et je vais me maquiller. Des fois j’aime bien être à l’aise, je suis ronde et je vais mettre mes baskets toute la journée. On est jamais satisfait de son apparence. L’important c’est que nos complexes ne nous empêche pas de vivre.
    Tu as l’air d’être une personne vraiment formidable. Tu es très tolérante, très enthousiaste et passionnée parce que tu fais. Et les gens c’est ça qu’ils ont besoin de voir.
    C’est pas un remède miracle mais changer de perspective ça m’aide en attendant que mon corps soit ce que je veut qu’il soit.
    Notre corps n’est pas que des kilos et des courbes mais aussi l’image de ce que l’on est. Et tu peux être fière parce que quand je regarde tes vidéos ce que je voit c’est un corps et physique aussi lumineux que ta personnalité.

    Plein de bonheur dans ta vie future. Soit la fille que tu as envie d’être !!!!

  69. Justine, ton article m’a beaucoup touchée car je m’y suis reconnue et en même temps cela m’a peinée de voir à quel point une fille aussi géniale que toi pouvait avoir une image aussi dévalorisée d’elle même…mais je sais ce que c’est une fois encore. Moi aussi je souffre de surpoids et de troubles alimentaires, j’ai des tendances boulimiques et étant une grande anxieuse je me réfugie également dans la nourriture (particulièrement sur les « saloperies »), c’est effectivement un combat au quotidien pour s’en sortir et ne pas se percevoir comme un tas de merde ^^. Mais il faut essayer de rester gentil avec soi même et à s’aimer un peu plus quoi qu’il arrive sinon c’est un engrenage trop auto destructeur.

    Je te suis sur Booktube depuis une petite année et même si en général je suis discrète sur le net je dois te dire que j’adore ta chaîne, tu es clairement ma booktubeuse préférée, tellement naturelle, passionnée et adorable. Cela m’a même encouragée à me lancer moi aussi dans les chroniques littéraires mais sur un blog, car je suis très timide. Regarder tes vidéos me met toujours de bonne humeur tellement ta façon de faire des chroniques est marrante et ta bouille est vraiment mignonne. Saches que tu es tout sauf un monstre, bien au contraire je te trouve très jolie personnellement !

    Je te souhaites plein de bonnes choses, profites bien de ton année à New York ça sera surement une super expérience à vivre où tu ne pourras que t’épanouir ;)

    Bisous, Narcissa.

  70. Justine,

    Je dois t’avouer qu’en lisant ton article, j’ai eu les larmes aux yeux. Déjà pour ce que tu as vécu psychologiquement, mais aussi parce qu’une part de moi s’est reconnue dans ce que tu disais. Environ trois jours se sont écoulés depuis que je l’ai lu, et en y repensant je suis toujours aussi émue. C’est pourquoi je me sens obligée d’y déposer un commentaire.

    Tout d’abord, je tiens à te dire que tu as vraiment été courageuse et tu as bien fait. Par contre, j’ai vraiment envie de te donner une claque lorsque tu te décris comme un « monstre » (et là tu vas te dire « mais pour qui elle se prend celle-là?! Je ne la connais même pas! »), car je t’assure que tu n’en es pas un. Je ne te connais pas personnellement, mais tu m’as l’air d’être une personne formidable. Je ne comprends vraiment pas comment des gens ont pu te dire des choses aussi puériles et méchantes, d’autant plus que tu sembles avoir plein de qualités. De toute évidence, tu es plus intelligente qu’eux.

    Alors je ne vais pas te faire perdre du temps avec mon histoire, mais tout ce que tu as dit m’a vraiment touchée, comme pour beaucoup d’autres, et ça fait réfléchir. J’aimerais que toutes les personnes assez stupides pour juger les gens de cette façon lisent ton article. Je ne sais pas si ça changerait les choses, mais peut-être que ça pourrait les rendre plus matures s’ils se mettaient à ta place quelques minutes.

    En tout cas moi je te trouve très jolie et je ne pense pas être la seule.
    Ah et s’il te plait, ne te laisse plus jamais abattre comme ça par les autres, tu vaux tellement plus que ça.

    Coraline, x

  71. La première fois que je t’es vu dans tes vidéos, tu sais ce que je me suis dit ?  » Elle est magnifique, j’aimerait être aussi belle qu’elle ». C’est la seule chose que j’ai envie de te dire, car c’est la première chose que j’ai vu, et que je continue de penser.

  72. C’est tout en ton honneur d’avoir réussi à te dévoiler. Nul doute que cela n’est pas facile.
    Pour ma part, et comme je suis sûr beaucoup d’autres, je te trouve jolie comme tu es.

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