Anxiété, Bien-être, Image de soi, Lifestyle

Le célibat, ça fait débat ?

En ce 14 février, quoi de plus cohérent que de parler d’amouuur ? Non, je déconne.

Le célibat est un de ces sujets qui me donne des envies de meurtre — un comble, pour le bisounours que je suis. J’ai beau savoir que l’amour est le moteur de nos vies, chaque fois que mon père me demande si j’ai rencontré quelqu’un, je serais prête à me venger sur tous les pots de glace à ma portée. Et, croyez-moi, mes hanches n’en ont guère besoin. Mes fesses, encore moins.

Bref, je suis célibataire.

Je le suis depuis plus de deux ans et demi. Et je ne parle pas du célibat qui bat des ailes, celui qui batifole, qui se célèbre corps à corps, de bouche en bouche, de lit en lit. Je vous parle du célibat qui fait mal, du célibat qui rend fou, du célibat qu’on ne comprend pas. Mon célibat a longtemps rimé avec misère et solitaire. Encore aujourd’hui, c’est un désert de sentiments absents et un brouhaha de confusion, d’agacement et d’impatience.

En gros, c’est une histoire qui ne commence pas par il était une fois, mais je vous rassure… en fait, elle finit bien !

Tout se termina par une chaude journée de juillet qui s’avéra plus cuisante encore que les températures ne le prévoyaient. Cinq ans et demi de relation et voilà un premier amour qui partait soudainement en fumée. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je n’ai pas très bien vécu ma rupture à l’époque. À vrai dire, elle m’a longtemps affecté — trop longtemps, si vous voulez mon avis. J’ai beau avoir coupé les ponts avec le passé dans l’heure qui a suivi les mots qui ont tout changé (#cestfini #jetequitte #jenetaimeplus #cestpasmoicesttoi), je traînais les souvenirs, la peine et le deuil comme un boulet à ma cheville.

Pourtant, j’ai fait l’erreur de jouer sur deux tableaux. D’une part, je faisais tout pour feindre désinvolture et détachement. D’autre part, je rentrais chaque jour chez moi plus lessivée que jamais. Bien sûr, cela n’a pas aidé que l’année suivant ma rupture fut éreintante à la fois sur le plan émotionnel et professionnel. Si mon Master m’a finalement permis de penser à autre chose, il m’a également enfermée dans un cercle vicieux. Je n’étais pas heureuse en entreprise, je n’étais guère plus heureuse en cours (j’avais tout de même la chance d’être plus ou moins bien entourée) et, en rentrant dans mon studio, j’étais seule avec d’autres pensées plus désastreuses les unes que les autres.

Au lieu d’affronter mes sentiments, j’ai préféré prétendre auprès de certaines personnes que j’allais bien et, dans le cas des amis qui me connaissaient trop bien, j’ai préféré les ignorer ou les repousser pour ne pas avoir à me justifier. Je suis petit à petit devenue comme morte à l’intérieur, un robot incapable de ressentir quoi que ce soit… ou, en tout cas, quoi que ce soit d’heureux ou de bienveillant. Pour jouer les cyniques, par contre, j’étais au taquet.

J’ai eu l’impression si déchirante d’être à part, d’être anormale que j’ai commencé à être jalouse et amère du bonheur des autres. J’ai vu mes amies avancer rapidement après leur propre rupture et plonger dans de nouvelles relations tête la première, parfois à peine quelques semaines plus tard. Et, au lieu de me réjouir pour elles, je l’ai eu mauvaise. Je ne vous parle même pas des amies qui étaient en couple depuis quelques temps déjà et qui me dressaient un portrait absolument fantastique de l’amour. Qu’on se le dise, je n’étais pas très réceptive. J’ai ensuite appris (contre mon gré, je le précise) que mon ex aussi avait (très) vite tourné la page et que sa vie était une succession de changements positifs… comme si, d’une certaine manière, j’étais celle qui l’avait toujours retenu de viser la Lune. Alors, déjà que je me sentais comme une moins que rien, tout semblait converger dans une seule et unique direction : je deviendrai vieille fille.

Le problème dans tout ça, finalement, ce n’était pas moi. C’est le côté péjoratif du célibat. Bon, je vous l’accorde, c’était peut-être un peu moi… mais si on ne nous faisait pas ressentir qu’être en couple c’est mieux qu’être célibataire, si on ne nous faisait pas ressentir que c’est ridicule d’être malheureux longtemps après une rupture et si on ne nous faisait pas ressentir qu’on devrait vouloir se taper le premier venu rapidement, le célibat ne m’aurait probablement pas autant affecté.

Parce que l’on m’a fait remarquer que mon célibat n’était pas normal, j’ai commencé à blâmer les mauvaises raisons. Sauf que l’amour — voire les courtes liaisons (= plan cul pour celleux qui préfèrent un discours à la 2018) — n’est pas une compétition… ou ne devrait pas l’être, en tout cas. Aujourd’hui, cela ne fait aucun doute, je suis ravie pour mes amies qui ont retrouvé un partenaire, ou pour celles qui en ont eu plusieurs. Les voir épanouies et bien entourées n’aurait jamais dû me chagriner. Je peux même envisager d’être contente pour mon ex, sinon indifférente. À une époque, tout ce qui comptait à mes yeux était son bonheur et, malgré la rancœur d’une fin amère, je ne peux que lui souhaiter d’être heureux.

La spirale infernale du célibat a pris tout son sens quand je me suis laissée convaincre de tester les applications de rencontre. J’ai tenté l’aventure Tinder plusieurs fois et essayé Bumble une fois. Qu’on se le dise, je n’ai rien contre ces applications et peut-être qu’un jour viendra où elles m’emballeront davantage. Malheureusement pour moi, je vis encore dans les années 2000 où l’on rencontrait son prochain prétendant à une soirée ou par le biais d’untel. En fait, non, rectification : je vis encore dans mon adolescence. Aujourd’hui, le problème d’attendre une soirée ou qu’une amie te présente un « pote », c’est que ça arrive rarement, tout simplement. À 25 ans passés, plus proche de la trentaine que du Baccalauréat (#çanenousrajeunitpastoutça), nombreux sont les « potes » déjà casés. Alors, dans cet univers des rencontres 2.0., on te facilite la tâche en trouvant des gens en dehors de ton cercle de connaissances.

Si je suis en accord avec ce que je dis, je ne suis donc pas fermée aux rencontres plus impromptues, n’est-ce pas ? Sur le papier… c’est le cas. En près de 3 ans, je me suis aventurée dans 2 pseudos rencards « spontanés » et 1 pseudo flirt. Le premier, made in America, fut on ne peut plus navrant. Mon date et moi avons été voir une exposition pour le moins abstraite et ésotérique et, après m’avoir accompagnée retrouver une amie, il est parti sans dire au revoir. Non, non, ce n’est pas une blague. En plein milieu de la conversation, il s’est retourné et s’est barré. Une heure et demi plus tard, il m’envoyait un message pour me demander de le rejoindre… (#really?). Le second s’est révélé effrayant, alors que le geste initial avait été touchant. Le gars m’a quand même sorti des phrases type : « ce mec c’est un boloss, il perd rien pour attendre. Quand mon pote sortira de prison, on verra qui fera le malin » ou encore « cette meuf c’est une ****, je vais la terminer, elle va pas comprendre ce qui lui arrive. » (*alerte alerte alerte, abort abort abort*). Et, pour finir, j’ai eu droit à mon premier « drunk dial » au beau milieu de la nuit pour, au petit matin, découvrir ce que je savais déjà : certains mecs sont vraiment cons.

On peut se dire que c’est le genre de situations qui fait de bonnes anecdotes, et c’est probablement vrai. Mais, le pire dans tout ça, c’est que je n’en avais rien à faire de ces mecs. Ils me laissaient complètement indifférente mais, parce que j’étais obsédée par l’idée que mon impassibilité me rendait anormale, j’ai fait semblant d’être potentiellement intéressée. La vérité ? Je ne ressentais absolument rien. Aucune attirance, aucun désir, aucun sentiment. Et la seule fois où l’allumette aurait pu miraculeusement se raviver malgré son état carbonisé, il s’est avéré que j’avais le béguin pour un homme de 15 ans mon aîné, avec la bague au doigt qui plus est. On ne va pas se mentir, ça m’a tout de suite calmé. Dans ma tête, pourtant, la sirène d’alarme venait d’être déclenchée.

Paniquée comme je sais bien le faire, je me suis mise à tout ressasser, à tout analyser. Ne pas vouloir se remettre sur le marché ou se mettre à avoir des vues sur un mec marié, c’est bizarre, n’est-ce pas ? En tout cas, c’est ce qu’on s’évertuait à me répéter. J’ai commencé à me dire que peut-être, effectivement, j’avais un problème. Mais lequel ?
Trois options se présentaient alors :
1) Suis-je toujours amoureuse de l’Ex ?
Peut-on vraiment être amoureux de quelqu’un qu’on ne connait plus, qu’on apprécierait probablement pas tel qu’il est désormais ?
La réponse est donc, sans surprise, non.
2) Suis-je encore attachée à l’ombre du souvenir que j’en avais ?
Avec ma mémoire d’éléphant, c’est plausible. (Je sais, je sais, je dis toujours que j’ai la mémoire de Dory, mais ça dépend pourquoi. J’ai une mémoire sélective, voilà tout.) Néanmoins, avec le temps, cette ombre s’est dissipée.
La réponse est donc, après hésitation, non.
3) Suis-je incapable d’avancer parce que j’ai une sensation d’inachevé ?
Je n’ai pas eu ce que les anglais appellent closure, une fin bien nette pour tourner la page. Mais même si j’avais pu lui cracher à la figure (je plaisante), je ne crois pas que je l’aurais mieux vécu.
La réponse est donc, avec conviction, non.

Et alors, je me suis rendue compte que le choc émotionnel qui me suivait depuis ma rupture n’avait rien à voir avec Lui, mais avec moi. Je ne faisais pas seulement le deuil d’une relation, je faisais le deuil d’une partie de moi-même et ça, j’ai mis près de 30 mois à le comprendre. Il est même possible que, sans le savoir, je me suis vite remise de ma séparation mais que j’ai longtemps continué à l’assimiler au fait que j’étais juste incapable de dire au revoir à la personne que j’avais été. Or, ces 3 dernières années, je n’ai pas eu beaucoup de stabilité pour me chercher et me retrouver. J’ai fini mes études pendant une année extrêmement stressante et exigeante ; j’ai déménagé 3 fois dont 2 en changeant de pays et 1 en changeant de continent ; j’ai fait un prêt considérable à la banque, qui trône au-dessus de ma tête comme l’épée de Damoclès ; j’ai enchaîné plusieurs dépressions, troubles du comportement alimentaire & autres crises d’angoisse ; et, bien sûr, j’ai brutalement perdu ma maman… un deuil de plus qui venait s’ajouter à une situation familiale déjà dysfonctifonelle et peu réjouissante.

N’est-ce pas « normal », avec tout ça, d’être émotionnellement indisponible ? Et quand bien même je n’avais aucune raison, ne pas vouloir rencontrer quelqu’un par le biais d’une application ou d’un ami, ça ne devrait pas être une tare. Ne vous méprenez pas : bien sûr que j’aimerais à nouveau partager des moments de tendresse avec quelqu’un, me réveiller au creux d’une paire de bras réconfortants, renouer une complicité à la fois intime et flagrante. Mais, voilà, j’ai finalement dû me rendre à l’évidence… enfin, dans ce cas précis, c’est l’évidence qui s’est rendue.

En un claquement de doigts, en un battement de cil, en un pouls, j’ai compris. Au lieu de me torturer sur le pourquoi du comment je suis toujours célibataire, au lieu de me demander si j’ai un problème parce que je ne ressens aucune réelle attirance, aucun attachement, aucun sentiment vis-à-vis du sexe opposé, au lieu de me répéter que je devrais être en couple à l’heure qu’il est, j’ai choisi d’accepter l’évidence et d’opter pour l’honnêteté. Et la vérité ? C’est que je ne suis pas prête, tout simplement. Je ne suis pas prête à me lancer dans des aventures sans lendemain, je ne suis pas prête à m’engager dans une relation longue durée, je ne suis pas prête à donner de ma personne pour quelqu’un d’autre.

On dit qu’il faut s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer quelqu’un et être aimé. Je trouve ce dicton assez affreux, et j’espère bien que les gens qui peinent à réaliser leur valeur ont à leurs côtés quelqu’un qui les aime inconditionnellement (ou presque). Néanmoins, un détail fait sens : en certaines circonstances, il faut savoir être égoïste un temps avant de se jeter à corps perdu dans une relation qui demande tout le contraire. Je n’ai qu’une envie, actuellement, c’est être égocentrique. Non pas parce que je m’aime tellement que je me crois supérieure aux autres. Mais parce que je me suis trop longtemps oubliée, négligée, détestée et que je veux apprendre à m’aimer. Je suis plus motivée que jamais à travailler sur mon mental. J’aspire a être ma propre source d’énergie, ma propre force. Je veux être ma priorité.

Et rien qu’avec cette petite illumination de derrière les fagots, mon célibat ne me fait plus mal. C’est très récent, alors je tâtonne encore avec cette soudaine révélation, mais je dois dire que j’ai hâte de voir ce que mon statut me réserve, maintenant que je l’appréhende différemment.

Finalement, le célibat ne rime-t-il pas avec « prendre soin de soi » ? Et comme « soi » le sous-entend, la façon dont on s’y prend est on ne peut plus personnelle. Si « prendre soin de soi » dure plusieurs années, ce n’est pas une fatalité. Et si « prendre soin de soi » ne dure qu’une journée, ce n’est pas un signe de fragilité.

Tout le monde fait de son mieux pour avancer, pas à pas, dans ce chaos organisé qu’est la vie — on se trompe, on rebrousse chemin, on sort à la prochaine bretelle, on tourne au carrefour suivant, on passe la seconde et on recommence. On enchaîne pannes, accidents, avaries de matériel et fins prématurées. Et ainsi de suite. Chacun à son rythme, et chacun se protège comme il peut.

Pour résumer ce pavé en 5 points très courts :
■ il est possible de pleurer une relation pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, sans que ça fasse de la personne quelqu’un de pathétique ou de bizarre
■ être célibataire peut être douloureux pour des dizaines de raisons, mais être seul ne signifie pas automatiquement qu’on soit malheureux
■ on peut vouloir être/rester célibataire et ne pas vouloir « collectionner » les rencards / se poser en couple
■ demander à quelqu’un régulièrement s’il est toujours célibataire / pourquoi il est toujours célibataire comme si c’était une aberration et une anomalie sans nom est excessivement énervant
■ prendre le temps d’aller mieux, quelles que soient les circonstances, est toujours une bonne idée

17 thoughts on “Le célibat, ça fait débat ?

  1. Peu importe que l’on soit célibataire ou pas. Le plus important c’est avant tout d’être heureux avec soi-même. Et puis si l’amour doit venir alors il viendra. En tout cas, ne doute jamais de toi et n’oublie pas que tu es une femme en or et sublime et qu’on ne peut que te souhaiter tout le bonheur du monde.

  2. Tu es entourée, aimée et manquée ! J’ai hâte de te voir ! Ton article résume parfaitement ce que je ressens depuis bientôt deux ans. Autant tu as réussi à trouver un écho en moi, autant tu m’as permis de réaliser certaines choses alors merci pour ça. Tu trouveras quelqu’un quant tu t’en sentiras prête ! En attendant, tes amis sont là <3

  3. J’aime beaucoup ton article. C’est vrai que dans cette société, malheureusement, le célibat est mal vu… et qu’à cause de ça, on a l’impression d’être bizarre.
    A bientôt 32 ans, moi j’ai d’autres refrains qui reviennent souvent: « Quand est ce que tu te trouves un Homme (attention, je mets avec une majuscule parce que selon mon entourage, c’est un homme mûr que je dois ramener, du style 35 ans, avocat et si possible sans enfants. LA PRESSION.) et que tu nous fais un bébé? »
    L’histoire de l’horloge biologique revient tellement souvent que tout le monde pense que je n’aurai jamais d’enfants. Que j’en ai pas envie. C’est juste que, dans cette vie instable (être toujours coincée chez les parents, sans emploi fixe), tous ces projets n’ont pas lieu d’être, je ne suis pas prête.

    Cependant, avec le temps, je suis arrivée à me convaincre que je ne serai jamais assez bien. Cela fait 8 ans que je suis célibataire. Mon ex de l’époque est sorti avec moi pour s’amuser et coucher (je précise de suite que je l’ai quitté très vite, ne voulant pas de ce genre de relation où, si je cédais, il me jetterait à la poubelle aussi vite par après). Par la suite, j’ai fait l’erreur de tomber amoureuse de mon meilleur ami. Aujourd’hui il reste quelques zones d’ombre concernant cette histoire qui m’a fait souffrir pendant presque 2 ans. Mon meilleur ami me disait qu’il était confus et qu’il n’était pas sur de ses sentiments. Pour autant, il n’avait jamais voulu les assumer ou les confronter aux miens.
    Avec le temps, j’ai fini par comprendre que je comptais pour lui mais pas comme ça. J’ai fini par l’accepter et nous avons retrouvé une complicité. Au final, ça me convient même si au fond, j’aurai toujours cette sensation qu’il représente un peu mon âme soeur.

    Je me suis alors lancée dans un site de rencontre mais je t’avoue que j’avais l’impression de faire quelque chose de mal. C’était tellement… pas moi. Je suis tombée sur un gars qui avait l’air chouette, les discussions étaient intéressantes et assez développées. Mais plus on avançait, moins je savais quoi dire. « Tu as passé une bonne journée? Tu as prévu quelque chose ce weekend? » Comment lui dire que mes journées étaient vides (à ce moment, ma mère s’était cassé le pied et j’en avais gros sur les épaules, je ne travaillais pas), que je n’avais plus de vie sociale et donc que mes weekends se résumaient à rester chez moi à lire ou regarder Netflix?
    J’ai fini par me désinscrire du site, sans rien dire au jeune homme. Je ne voulais pas qu’il rentre en contact autrement et je me suis rendue compte que j’étais pas prête pour ça.

    Il y a peu, en faisant mes courses, un des vendeurs, charmant, s’est mis à discuter de plus en plus. Il me plaisait fort bien et cela me donnait le sourire. Mon imagination a un peu tourné. Jusqu’à ce qu’il m’ajoute sur facebook et qu’il se rétracte. Il dit toujours bien bonjour mais c’est tout. J’ai voulu lancer une discussion, qui est tombée à plat. Alors tu vois, je me dis qu’il a du être déçu ou je ne sais pas. Peut être suis-je aussi trop vieille (il a 6 ans en moins), ou que mes passions sont ringardes à ses yeux. Ca m’a déçue et conforter dans l’idée que je ne suis assez bien pour personne.

    J’ai dans l’idée qu’en tant que super copine ou amie dévouée, je suis la meilleure. Au delà…. non.
    Je ne suis faite pour personne. Certains jours je me dis que c’est mieux ainsi, pas de comptes à rendre, je fais ce que je veux, mais d’autres, c’est si dur de ne pas se sentir aimée.
    Après 8 ans de célibat et une expérience très limitée avant ça, je me dis de toute façon que je ne saurais plus comment m’y prendre. Flirter, apprendre à faire connaissance, je ne sais plus comment on fait et rien que d’y penser, ça me terrifie, de ne pas être à la hauteur.

    Voilà pour moi… désolée je t’ai un peu raconté ma vie mais je voulais partager mon expérience et te dire merci d’avoir écrit cet article.

    1. Oh comme je te comprends! moi j’ai 27 je vis chez ma mère aussi, je ne travaille pas mais je suis à la recherche de ce que je veux faire et je me suis rendue compte que je veux réaliser mes rêves même si les métiers que je choisis ne sont pas stables ou ne rapportent pas beaucoup je préfère ça qu’un boulot que je n’aime pas et qui ne me correspond pas au niveau de ma personnalité étant introvertie. Et je suis célibataire depuis longtemps aussi depuis 8 ans aussi bientôt 9 et ça ne me dérange pas du tout, ma dernière relation c’est moi qui aie mis fin car je n’avais pas de sentiments pour lui mais je me suis rendue compte qu’être en couple c’était beaucoup de concessions, compromis et sacrifices et je ne suis pas prête pour ça du tout, j’aime ma liberté, liberté de faire ce que je veux: Ecrire, dessiner, lire, regarder des dessins animés, films, séries tv, tenir 1 blog c’est mes grandes passions qui prennent déjà du temps et que j’aime ça. Après être célib c’est mal vu dans la société mais tant qu’on est heureux c’est bien, c’est la famille et la société qui nous mettent une pression pour une conception du bonheur qui est être en couple, fonder une famille, avoir des enfants et ce n’est pas ma conception du bonheur je ne rêve pas du tout de ça n’étant pas prête, je rêve plus de réaliser mes rêves professionnellement, le reste on verra mais je ne sais pas si un jour j’aurais des enfants et si j’en ai surtout l’envie, pour l’instant je n’en veux pas comme je ne veux pas être en couple ni me marier! Peu importe si je finis vieille fille, j’aurais déjà goûté à l’amour dont je me souviens de mon 1er amour au collège, ce sentiment qui nous enivre et qui peut aussi nous blesser je l’ai connu au moins une fois du coup pas de regret.

  4. Merci, je crois que je n’ai pas d’autres mots.

    J’ai vécu l’année dernière une rupture douloureuse, j’ai cru que le monde allait s’écrouler, j’avais tout quitté pour lui, je lui avais entièrement dédié mon cœur et mon bonheur dépendait de lui …
    Et il est là le point clé : je dépendais de lui émotionnellement.
    Hors ce que j’ai besoin, c’est de prendre soin de moi, de me rendre heureuse, j’ai envie surtout de ne plus devoir compter sur quelqu’un pour me sentir bien. Je suis une jeune femme, certes amoureuse de l’amour, mais avec des envies et des buts bien différents d’il y a quelques années.
    Je suis d’accord avec toi, il ne faut pas voir le célibat comme une bête noire mais comme un cadeau, on a du temps pour soi, on fait ce que l’on veut quand on veut, on voit ces amis quand on le souhaite, on planifie sa vie selon ses propres priorités et sans prendre en compte les désirs d’une autre personne. Alors je ne dis pas que toute ma vie je serais ainsi, ni que prendre en compte une autre personne sera un calvaire, mais pour le moment je profite de ce que j’ai et je me concentre sur les moments de bonheur journaliers :)

    Margaux

    1. Je suis d’accord ^^ moi aussi je suis célib et heureuse comme ça, je ne dépends de personne, je ne suis pas prête pour ça comme faire des concessions, compromis et sacrifices, j’aime cette liberté d’être seule et de faire ce que je veux! Je suis en plus du genre solitaire, timide et introvertie depuis ma tendre enfance et même si ça n’a pas été facile pour me faire des amies, ça a développé ma créativité d’être seule et j’ai déjà été amoureuse au collège, j’ai connu ce sentiment alors même si je deviens vieille fille, je n’ai pas de regrets

  5. Hello Justine,

    Tu as raison, il ne faut pas se mettre martel en tête à propos du célibat. En cette journée, je sais que c’est particulièrement difficile car TOUS les médias nous font sentir qu’être en couple est obligatoire. Rien qu’à voir sur mon profil facebook le nombre de gens, magasin,… qui souhaitent une bonne st Valentin aux amoureux ça m’énerve. Ceux qui ne sont pas en couple, on s’en fout? Ils ne compte pas?? J’ai été plus de 5 ans célibataire (et sans aucune relation de quelle que nature que ce soit) et je l’ai très bien vécu et comme toi je n’entendais que des questions sur le pourquoi de ma situation.

    Je te souhaite de tout mon coeur plein de bonnes choses et puis qui sait l’amour te tombera dessus quand tu ne t’y attendras pas même si ça peut prendre 1 semaine, 1 mois, 1 an ou plus.

    Prends soin de toi!!

  6. Je suis totalement d’accord avec toi Justine! Même si dans mon cas c’est moi qui aie mis fin à une relation il y a longtemps surtout parce que je n’étais pas amoureuse et que je suis célib depuis longtemps mais je suis très bien comme ça, je ne suis pas prête à avoir un amoureux encore et je me suis rendue compte qu’être en couple c’est faire des concessions et sacrifices et moi je ne suis pas du tout prête à ça, j’aime ma liberté, liberté de faire ce que je veux, je veux avant tout réaliser mes rêves, des rêves que j’ai depuis petite mais que je ne réalisai pas! Oui être seul-e et célib est mal vu dans la société mais moi je m’en moque maintenant, je suis différente des autres, j’ai toujours été solitaire et aimant être seule pour m’épanouir artistiquement et être avec du monde moi ça me prend de l’énergie je suis plus introvertie, dans une société où il est mieux d’être extravertie, je suis comme je suis et j’aime être comme je suis! et peu importe les jugements, bon quand les jugements viennent de la famille, c’est pénible comme « pourquoi t’as pas de copain? » « tu vas devenir vieille fille » etc moi je m’en moque même si c’est chiant d’entendre ça mais je suis bien comme je suis et ce n’est pas mon rêve de me marier et fonder une famille même si je respecte les rêves des autres, les autres qui préfèrent être en couple etc moi ce n’est pas mon cas et mon rêve

  7. Bonjour Justine,

    Comme une partie des lecteurs, je me suis bien retrouvée dans cet article au point que parfois, mon estomac se serrait.
    Je suis célibataire depuis la nuit des temps ou du moins, c’est comme ça que je le ressens. Plus les années passent, plus je me mets une pression absolument inutile sur les épaules.
    Je vois mes amis emménager avec leur moitié et les enfants venir s’ajouter au bonheur déjà existant. Je suis très heureuse pour eux et je les envie naturellement, mais sans ressentir la moindre once de jalousie. Cela dit, j’ai régulièrement l’impression désagréable de ne pas être comme ‘tout le monde’ parce que la société a créé des normes et que si on ne les suit pas, on est jugé comme bizarre ou différent. La différence ne devrait pas être pointée du doigt comme si c’était une honte, avancer à son propre rythme devrait être respecté par tous.
    Ces 10 dernières années, j’ai la sensation que tout doit aller très vite, que si on ne couche pas assez vite, la personne que nous sommes est balayée d’un revers de main comme si on n’en valait pas la peine. Et ne parlons même pas de celleux qui ont passé le cap mais qu’on a rejeté aussi vite.
    Bref, je suis comme toi, j’ai envie de penser à moi et de me réjouir des choses positives qui font déjà partie de ma vie. Je sens, au fond de mes tripes, qu’il est plus que tout important de connaître ma propre valeur, d’être bien avec moi-même et dans mon corps avant d’éventuellement rencontrer quelqu’un.
    Je n’ai réellement pris conscience de ça que depuis peu car j’ai toujours eu tendance à douter, pas que sur le plan relationnel d’ailleurs, et j’ai donc très peu confiance en moi. J’ai envie d’apprendre à m’aimer moi-même avant d’aimer un autre ET d’y aller à mon rythme. Et envoyer balader les personnes qui n’ont aucune empathie et pensent savoir tout mieux que quiconque!

    Bon j’ai un peu vidé mon sac dans cette publication mais voilà, tu n’es pas la seule à te sentir « à part » et à vouloir penser à toi. Nous en avons le droit et c’est parfois bon de nous le rappeler. C’est bien de NOTRE dont il s’agit donc que les gens s’occupent de la leur et nous laisse évoluer dans la nôtre à notre rythme. Tout ceci dans le respect et la bienveillance bien entendu.

    Bisous, et merci pour ce que tu dis et fais

    Valérie

  8. Courage Justine ! L’amour viendra quand tu y seras prête.
    J’ai 34ans, je suis restée 7 ans célibataire après une relation de 11 ans… je pensais le rester, de ne plus mériter le bonheur, l’amour vu que je l’avais déjà connu… 7 années seule… où je me suis reconstruite, ou j’ai appris à m’aimer, découvrir de nouvelles passions, voyager… enfin bref vivre pour moi. Et l’an dernier, une personne est entrée dans mon cœur.
    Il faut vivre à son rythme et pour soi dans un premier temps.
    Et l’amour reviendra !
    De gros bisous et des jolies pensées positive
    Aurélie

  9. Je ressens sur bien des points la même chose… et j’espère que tu sais à quel point que tu es une belle personne. Quiconque, prenant la peine de te lire, ne peut en douter.

  10. HeyHey,

    Je viens apporter mon petit caillou à l’édifice!

    Je me suis beaucoup retrouvé dans ce que tu disais (comme tu le sais, on a toutes deux eu la rupture choc après 5 ans avec notre premier amour respectif):
    – Jouer les cyniques: oooohlàlà oui. Au lieu de compatir à chaque fois que quelque chose de similaire arrivait à un proche, j’éprouvais un p’tit soulagement dégueu, une sorte de « ouf, ça n’arrive pas qu’à moi ». Et je te raconte même pas mes pensées intérieures quand je voyais les photos de mes copines en couple depuis longtemps avec leur copain sur facebook. (du style « ah bah profite, ça va pas durer » ou « de toute façon je suis sûre qu’ils sont pas vraiment heureux ensembles »). Pas la période dont je suis la plus fière…
    – Le poids de la société qui voit le célibat (féminin) comme une anomalie. Je pense que je dois davantage ma dépression de l’époque à mon « changement de statut »: je me sentais vexée, j’avais honte de dire aux autres qu’il m’avait quitté, que je m’étais « trompée » de personne, je me sentais cruche, « j’aurais dû le voir venir »… En fait, je crois que j’étais très fière d’avoir un copain ‘depuis plus de 5 ans’, que ce soit en plus mon premier copain. Ça faisait de moi une fille sérieuse.(#slutshaming précoce!). Bref, tout ça en dit long sur la pression sociale que subissent inconsciemment les femmes.

    – vouloir être seule (ou presque):
    Je sais que tu n’aimes pas le dicton « il faut s’aimer soi-même avant de pouvoir aimer », pourtant moi j’y crois dur comme fer. Mais bon, je vais le reformuler un peu. Je suis convaincue qu’il faille se sentir bien toute seule pour être bien en couple (non pas que ce soit nécessaire d’être en couple pour être bien hein!).
    Moi je fais partie de celles qui ont vite retrouvé quelqu’un. Et clairement avec le recul, pas quelqu’un qui m’intéressait, juste quelqu’un qui était ‘là’ et ‘disponible’ et je me suis persuadée que j’avais envie d’être en couple avec cette personne alors qu’en fait, je voulais juste pas être seule. Donc évidemment, ça n’a pas marché, et évidemment, quand cette deuxième relation « rebound » s’est terminée, je n’avais toujours pas fait le deuil de la première!

    Alors j’ai décidé d’arrêter de vouloir chercher « à tout prix ». D’apprendre à être bien avec moi-même, et de voir la relation de couple comme un + à mon épanouissement personnel, non pas comme une condition indispensable à mon bonheur. évidemment y a des jours où c’est plus facile à dire qu’à faire, mais il faut tenir bon!

    Et guess what: ce qu’on dit est vrai. C’est au moment où tu décides de ne plus chercher que tu trouves (encore une fois: non pas que ce soit une fin en soit ou une nécessité de trouver LA personne!), et que tu réalises que tu as bien fait de prendre du temps pour toi, pour trouver ce que tu cherches et ce que tu veux vraiment.

    Je ne me fais aucun soucis pour toi, tu as pris la bonne décision :)

  11. Célibataire et alors ? Tu es encore jeune, tu as toute la vie devant toi. Il faut te laisser du temps pour te créer de nouvelles expériences, faire de nouveaux voyages (pour toi) et rencontrer de nouvelles personnes. Je suis d’accord avec toi, c’est l’entourage qui met une pression inutile ! Concernant le rapport à toi même, c’est une mauvaise passe, une accumulation de choses… Vis pour toi Justine, avance à ton rythme. Liberté ! :) Aline (toujours la même :P)

  12. Tu signes encore un très bel article, plein de charme et de vérités.
    C’est agréable de lire ce genre de propos, qui titillent notre propre perception des choses.

    Et je suis bien d’accord avec toi, le céliba ne signifie pas que l’on est malheureux. Loin de là.
    En revanche, la sempiternelle question des repas de famille : Et alors ? Les amouuuuuuurs ? Grrrr…ne pas planter ma fourchette dans la main de tata Alice….
    Mais en-dehors de ça, c’est un vrai plaisir.

  13. Hello Justine,

    Tu ne peux pas savoir à quel point ton article a résonné en moi ! Ce que tu as écrit m’a fait du bien.
    Je suis célibataire depuis quasiment toujours (en dehors d’une petite amourette au lycée…). Et je me suis toujours sentie mal comme si le problème venait de moi. J’ai souvent senti une pression sociale sur mes épaules, comme si être « toute seule » n’était pas normal. Comme si vivre encore à la maison à plus de 25 ans était une tare…
    Plusieurs amis à moi (je commence à douter que ces amis en question soient d’ailleurs réellement de véritables amis…) n’arrêtent pas de me demander, à chaque fois que je les revois: « Alors, quand est-ce que tu prends un appartement ? », « Mais tu n’as pas envie d’avoir ton chez toi ? », « Il faut bien que tu fasses ta vie, tu crois pas ? ».
    Ce à quoi je leur réponds toujours la même chose: je viens de finir mes études, mon travail n’est pas stable, je n’ai presque pas de sous de côté pour le moment, alors je vois pas comment avoir un appart décent avec un proprio qui accepte quelqu’un sans garant en CDD avec un salaire bas… Et célibataire qui plus est. Sur ces amis-là, l’un d’entre eux est en coloc avec un membre de sa famille, une autre est en coloc depuis dix ans et l’autre a eu une grosse somme par ses parents pour se payer un appart… Et ça ne me dérange pas d’être encore à la maison, je paie mes courses quand même, mon gasoil aussi, mes loisirs etc. Je participe pour tout à la maison. Je me sens tout aussi indépendante que mes amis qui prétendent l’être plus. Et j’en ai aussi marre qu’ils me fassent ressentir que je ne suis pas normale.
    Tu as tout à fait raison pour ce qui est de l’amour. Tout comme toi, j’ai testé un site de rencontre, discuté avec quelqu’un pendant 3 semaines pour finalement me rendre compte que c’était un type condescendant et supérieur que je n’avais absolument pas envie de rencontrer et qui m’a relancé trois fois avant de comprendre.
    Donc comme toi, je crois que je vis toujours dans mon adolescence pour ce qui est des rencontres. Avec le temps j’ai aussi fini par me dire que l’amour ne doit pas être forcé, c’est une chose naturelle qui ne doit pas être cherchée mais qui vous tombe dessus.

    En tout cas, sache que tu n’es pas anormale, parce que dans ce cas, nous le serions tous plus ou moins. Les concepts de normalité et d’anormalité ne devraient même pas exister…

    Je suis tout à fait d’accord avec un commentaire plus haut… je suis persuadée qu’il faut d’abord s’accepter, si ce n’est aimer, soi-même avant d’être un tantinet libre pour s’engager avec quelqu’un.

  14. Bonjour !
    Quand tu parles de la difficulté à accepter la fi d’une relation, de sa durée plus ou moins longue, tu parles en réalité du deuil.
    Plus personne ne supporte que le deuil prenne du temps, et que sa durée diffère d’une personne à l’autre. C’est souvent ce qui isole des autres, car il est difficile d’assumer d’être encore malheureux, quand son propre entourage se lasse. C’est fatigant aussi d’avoir sans cesse à se justifier, à sa battre pour faire comprendre.
    Tu as fait un grand pas en acceptant ce qui est ; ne t’étonne donc pas trop si les événements se mettent à s’emballer, car souvent, une autre disposition d’esprit amènent une succession de changements dans sa vie : restes-y ouverte !

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