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L’importance d’avoir son havre de paix.

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“Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !”
L’isolement, Alphonse de Lamartine

On se retrouve aujourd’hui avec un article différent, à la fois personnel et universel. Cela n’a rien à voir avec les livres et il pourrait y en avoir d’autres à l’avenir. Ce sont des petits bouts d’écriture, des textes qui reflètent certaines de mes pensées et qui peuvent concerner tout le monde. Aujourd’hui, je vous parle de l’importance d’avoir un havre de paix. J’ai eu la chance d’avoir trouvé le mien cet été, mais il aurait pu en être autrement.

Fin juin/début juillet, mon père m’a demandé si je voulais l’accompagner pour promener notre Gribouille, un Golden Retriever de 4 ans. Depuis quelques temps, il faisait une longue balade seul avec lui sur un chemin près de chez nous et il voulait me le faire découvrir. Cela fait presque six ans que nous habitons en campagne parisienne et je n’ai jamais cherché à découvrir les alentours. J’ignorais la richesse de ce qui m’entourait, étant plutôt une fille de la ville et souhaitant à tout prix revenir sur la capitale le plus rapidement possible. La promenade que mon père a entrepris avec notre chien, je l’avais faite une seule fois il y a quelques années, en hiver. La seule année où le bitume, les champs et la terre étaient recouverts de trente centimètres de neige. Autant vous dire que le paysage était méconnaissable. Lorsque mon père m’a proposé de venir avec lui, cela m’a fait plaisir. Pour tout vous dire, nous n’avons pas une relation père-fille extravagante. Nous faisons peu de choses ensemble et nous parlons peu de… eh bien, nous. Mais je me suis dit que c’était l’occasion de profiter du grand air. J’étais soulagée d’avoir trouvé une université pour mon master 2, angoissée de ne pas avoir encore trouvé d’entreprise pour l’alternance et j’avais besoin d’un petit remontant. Je ne regrette absolument pas cette décision et c’est maintenant devenu une tradition quotidienne qui me manquera probablement dans quelques semaines.

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Pourtant, j’aurais pu être à deux doigts de perdre la joie qui m’envahit, une heure par jour, lorsque nous nous mettons en marche. Pourquoi ? Une des premières choses que j’ai dites à mon père lors de cette première balade, c’était “La prochaine fois, je ferai cette balade avec Lui.” Je trouvais le paysage et l’ambiance incroyables, magnifiques. Je le trouvais Lui incroyable et magnifique. Pour moi, cela faisait sens de faire, littéralement, ce bout de chemin à ses côtés. Et puis, quelques jours après cette première promenade, Celui que j’aimais le plus au monde, Celui pour lequel j’aurais été au bout du monde, m’a quittée. Aujourd’hui, après un mois passé à faire de mon mieux pour me remettre de cette rupture, je me suis rendue compte à quel point j’étais heureuse de ne pas avoir partagé cette balade avec Lui. J’ai eu peur, au début, que cela me rappelle que je ne la ferai jamais avec Lui. Bien sûr, c’est une pensée qui me traverse toujours l’esprit. Mais c’est un endroit qui m’appartient, au sens figuré du terme, et qui n’a pas été teinté de sa présence. Alors je chéris cette minuscule parcelle de la planète pour le havre de paix qu’elle représente.

Je crois qu’il est important, pour n’importe qui, d’avoir un espace qui n’ait une signification que pour soi-même. On pourrait croire que chez moi, je me sens calme. Pourtant, ce n’est pas le cas. La plupart du temps, ces murs m’oppressent. Cette maison est hantée par la trace qu’il a laissée derrière Lui. La moindre petite chose me rappelle des souvenirs qui aujourd’hui me rendent triste. Je tourne la tête et je vois son visage partout. Et bien que je ne puisse rien y faire pour le moment, et bien que j’accepte la situation pour ce qu’elle est, avoir cette échappatoire me donne l’impression d’avoir des ailes, même si ce n’est qu’une heure par jour. Cette heure par jour, c’est une drogue pure qui ne laisse aucune séquelle.

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Ce sentier que je prends maintenant presque tous les jours m’offre un moment d’apaisement total. L’immensité qui s’étend devant moi, les trésors de paysage qui parsèment mon chemin, le plaisir que prend mon chien à vagabonder, toutes ces petites choses me donnent le sourire. Lorsque mon esprit vient aussi à vagabonder vers Lui, j’ai tout de même l’impression de pouvoir enfin respirer. Je prends en compte ce qui m’entoure et pour la énième fois, je réalise à quel point j’ai la chance de me réveiller chaque jour, rien que pour cela. Un coeur brisé, un avenir éclaté, une famille perdue, tout cela, c’est si insignifiant à l’échelle du monde et du temps. Et même si, lorsque je rentre chez moi, je ne suis plus tout à fait convaincue de mes propres tentatives de persuasion, je sais que j’ai survécu à une journée de plus et que j’en sors chaque fois plus forte. Surtout, je sais qu’il y aura d’autres balades, d’autres endroits. Quand chaque matin, Lui n’est plus là, mon havre de paix, lui, est toujours là.

Bien sûr, il ne le sera pas éternellement. Si j’ai appris quelque chose avec cette situation, c’est que rien n’est immuable. Puisque je suis accompagnée dans mon havre de paix, peut-être qu’un jour lointain, cet endroit me rendra nostalgique des moments passés avec mon père et mon chien. Il me rappellera sans doute ce que j’ai traversé. Mais j’ai aussi appris que regarder trop loin et prévoir, planifier les choses, pouvait se révéler extrêmement décevant et déchirant. Alors j’essaie de vivre au jour le jour. Pour l’instant, ce havre de paix est là quand j’en ai besoin, avec quelqu’un, et je n’échangerais ça pour rien au monde.

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Pendant cette heure de délivrance, le monde extérieur n’existe plus. Les photos ont été prises avec mon téléphone – d’où la qualité moyenne – le seul jour où je l’avais sur moi pour compter nos pas grâce à une application (nous étions curieux !). J’en ai profité pour prendre quelques clichés, tout en réfléchissant à cet article, et l’illustrer. Autrement, je pars généralement sans rien et rien ne semble pouvoir m’atteindre. Même si nous nous promenons ensemble, avec mon père, une bonne partie du chemin se fait en silence. Je n’ai pas à répondre à des questions qui me touchent ou me blessent ou me pèsent ou me gênent. Je suis seule avec moi-même, mais la solitude n’est en aucun cas pénible. Je sais que quelqu’un est là pour me relever, au cas où, et vice versa. Du reste, je regarde mon chien se passionner de tout et de rien, je m’imagine être l’héroïne d’un roman de Jane Austen, je continue à respirer à grands coups et mon esprit s’éteint, se vide, pour ensuite faire place à plus de sérénité. C’est incroyablement libérateur.

Marcher, avoir un endroit à soi, qui nous apaise, qui nous grandit et nous diminue à la fois, c’est quelque chose que je recommande à tout le monde. Quelle que soit votre situation, qu’elle vous semble parfaite ou que vous traversiez une période difficile, trouvez ce havre de paix qui vous donnera des ailes. L’exemple, ici, était un coeur brisé suite à une rupture douloureuse. Mais il y a tant de choses qui font que l’on a besoin d’un endroit pour soi, hors de chez soi. Il s’agit de trouver un espace où l’on se sent protégé et libre. Il s’agit de trouver un espace où tout et rien se confondent. Il peut en exister plus d’un ; le monde est ridiculement grand (même s’il peut parfois sembler petit, pour le meilleur ou pour le pire). Si vous déménagez, si cet endroit vous est enlevé, partez explorer et trouvez-en un autre. Il faudra peut-être chercher un peu, mais l’aventure est parfois aussi excitante que le trésor.

Gardez les yeux bien ouverts sur ce qui vous entoure, et pas uniquement sur qui vous entoure. Gardez un cocon qui vous appartient, qui vous réconforte à toute épreuve, qui vous apporte plus que vous ne pouvez le réaliser au quotidien. Bien sûr, avoir sa famille, ses amis ou une moitié, c’est merveilleux. Certaines personnes ont été mes rocs, mes piliers, pendant cette période et je leur en suis infiniment reconnaissante. Je ne sais pas ce que je serais devenue sans leurs sages paroles, sans leur tendresse. Malheureusement, il est aussi possible de les perdre et lorsque c’est le cas, avoir un endroit immaculé de toute présence extérieure, ou presque, peut se révéler salvateur. Un seul être vous manque, oui, mais tout n’est pas dépeuplé… et certains endroits permettent d’être finalement en paix, de se retrouver, de se sentir bien, de se sentir entier.

Encore une fois, n’oubliez jamais de faire attention à ce qui vous entoure ; parfois, on cherche la perle rare à l’autre bout du monde, pour fuir ou tout simplement parce que le familier et la proximité peuvent avoir quelque chose d’ennuyeux. On peut vite devenir indifférent. Pourtant, parfois, ce qu’il vous faut est juste sous vos yeux. Et parfois, peut-être que c’est bien très loin que l’harmonie vous attend. Quoi qu’il en soit, prenez soin de vous en préservant toujours un jardin secret, un havre de paix.

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N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez déjà trouvé ce havre de paix, si vous connaissez cette sensation de pure libération, d’immensité et de calme total. Dites-moi si, après cet article, vous avez envie de trouver votre endroit à vous. Quoi qu’il en soit, je suis ravie si vous avez votre petite bulle et j’espère pour ceux qui ne l’ont pas encore, que vous tomberez dessus très vite. ♡

37 thoughts on “L’importance d’avoir son havre de paix.

  1. Dire que ton article m’a ému est un euphémisme.
    Déjà parce que j’avais ce même havre de paix, pas le même endroit bien entendu, mais il y a des années, je passais des heures à me promener dans les bois et les champs avec mon chien idiot pour réussir à respirer parce que c’était une période douloureuse pour ma famille et encore plus pour moi. Je me sentais écartelée au quotidien et ces quelques heures que je volais à ma vie était tellement libératrice, j’avais l’impression de perdre le poids que j’avais dans le coeur et de pouvoir enfin respirer sans me préoccuper du reste.
    Mais il y a 3 ans mon chien, que j’aimais plus que tout au monde de m’offrir ce répit, est mort, depuis je ne peux plus faire ce chemin sans me sentir anéantie.

    Je sais que c’est risible de parler de ma peine ici, surtout comparé à la tienne, de cette manière, parce qu’elle n’est pas comparable, mais je voulais te dire que je comprend.
    Je n’ai jamais pu retrouver ce sentiment de bien être que j’avais durant ces escapades, je n’ai pas pu retrouver d’autres endroits qui me fasse le même effet, ce sentiment de plénitude tout en étant tellement seul.
    Alors profites-en, de ce petit havre et pour Lui, que je ne connais pas plus que je ne te connais toi, je ne sais pas quoi te dire, à part que je te sens ou te pressens comme quelqu’un de fort, capable de surmonter ça, si tu t’en donnes le temps. Rien n’est plus dur que de perdre quelqu’un qu’on aime quand on ne s’y attend pas.
    Alors je te dirais simplement que je compatis à ta douleur et que j’aimerai pouvoir en prendre une partie pour te soulager, si seulement c’était possible.
    Alors, aussi virtuellement ridicule que ça le soit : Sache que je te serre très fort dans mes bras et que j’espère de tout coeur que tu iras mieux <3

    1. Tout d’abord, merci pour ton commentaire. J’ai adoré te lire et j’ai été très émue aussi.
      Je suis partante du fait que toutes les peines sont égales et crois-moi, la perte de ton chien n’est pas du tout risible face à ma perte. J’aime mon chien plus que certaines personnes dans ce monde et le jour où il ne sera plus là, je pense que… je ne préfère pas y penser. Comme toi, je pense que le jour où mon père ou mon chien quittent ce monde, je ne pourrai plus faire ce chemin sans qu’il me rappelle ces moments qui appartiendront au passé.
      Mais je sens aussi qu’il y a plein d’autres endroits au monde où se reconstruire, où se libérer. Tu n’as pas encore retrouvé un endroit qui te fasse le même effet mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Et peut-être que tu t’empêches de le trouver parce que ça voudrait dire avancer ? Je ne sais pas ce que cela peut signifier, vraiment, mais je te souhaite sincèrement et du fond du coeur de retrouver un endroit qui t’offrira cette sensation d’apaisement. Et je te souhaite le meilleur. <3

  2. Bonjour,

    Ça fait du bien d’avoir de tes nouvelles et de lire un article comme celui-ci. J’ai eu les larmes au yeux en le lisant. Je ne veux pas revenir sur tes problèmes personnels car cela ne me regarde pas mais je suis de tout cœur avec toi et j’espère que bientôt tu iras mieux. Personnellement mon havre de paix n’est pas un lieu physique, quand j’ai du vague à l’âme je me réfugie dans mes livres préférés. J’adore retrouver les personnages qui sont comme une famille, ou les lieux emblématique de certains livres, cela me réconfortent. Si il fallait que je trouve un tel endroit je pense que se serait une plage pas loin de chez moi ou j’allais quand j’étais plus jeune. Merci pour cet excellent article et courage. Bises !!

    1. Hello,
      Merci beaucoup pour ton commentaire, je suis très heureuse que l’article t’ait plu.
      Pour être honnête, depuis tout ça, j’ai à peine lu un ou deux livres. Moi qui pensais que les livres étaient mon havre de paix jusqu’ici, ça n’a pas été le cas. Je suis incapable de me concentrer bien longtemps, mon cerveau vagabonde trop facilement vers des choses douloureuses. Cela reviendra sûrement, il y a plutôt intérêt d’ailleurs vu que c’est tout mon avenir qui repose sur les livres, mais j’espère qu’ils redeviendront rapidement une autre porte de sortie pour moi. Je comprends en tout cas tout à fait ce que tu veux dire et heureusement qu’ils sont là, c’est sûr. Et la plage, j’adore ça alors ça doit être un joli havre de paix.
      Bisous x

  3. Bonjour Justine,

    Tu m’as touché dans ce magnifique article. D’abord parce que, je compatis et que il n’y a pas longtemps j’ai vécu la même chose après une très très longue relation. Les causes ne sont évidemment pas les mêmes mais je pense que la douleur est similaire.
    Il ne faut pas se laisser abattre.
    Je ne te connais ( comme beaucoup d’autre ) seulement par le biais de tes vidéos toujours très explosives de bonne humeur. Tu dégages une joie d vivre très virale et ça fait énormément de bien. Je me retrouve toujours en toi, lorsque tu parles de tes périodes de stress, car moi même, je stress constamment ou bien même lorsque tu parles de ce qui te touche ou t’intéresse. Je ne suis pas là pour étaler ma vie, mais pour te dire que derrière ta caméra, on y voit une personne vraiment géniale et qui mérite d’avancer la tête haute. Ne laisse pas les obstacle t’enlever ton sourire, mais sert toi de cela pour en sortir plus forte :)
    Et puis n’oublis pas que tu as une très belle communauté qui te soutien énormément !
    Des bisous

    1. Hello Justine,
      Je te remercie pour ton commentaire. Je suis très heureuse que le texte t’ait touchée :)
      Oh, eh bien, je compatis également. Quelle que soit la cause, comme tu le dis, la douleur de la perte et de tout ce qu’il y a autour de la rupture est similaire.
      Ton message m’a vraiment fait plaisir et m’a énormément touchée, je ne sais même pas quoi dire à part merci. Je compatis pour ce qui est du stress et de l’angoisse, ce n’est vraiment pas une partie de plaisir tous les jours. Courage à toi pour ça, je sais combien ça peut ronger au quotidien.
      Encore merci de ton soutien, bisous <3

  4. Coucou,
    J’ai trouvé ton article très émouvant, et j’espère que tu as vite aller mieux, et que ton cœur brisé va vite se recoller grâce à une personne que tu vas peut-être bientôt rencontrer, ou qui sait, que tu connais déjà :)!

    1. Salut,
      Je te remercie pour ton commentaire, je suis heureuse que tu l’aies trouvé émouvant.
      Ça commence à aller mieux, ces balades au grand air me font un bien fou et je sais que plein de bonnes choses arrivent très vite. Il faut juste que j’accepte de tourner la page et de commencer une nouvelle aventure.
      Qui sait ? Pour l’instant, je suis anti-homme & anti-amour mais j’espère que je pourrai un jour trouver quelqu’un sur qui compter. :)

  5. Merci d’avoir partager cet article, tellement bien écrit et touchant. D’avoir partagé un peu ton havre de paix et la sérénité qu’il t’apporte. Le mien je ne l’ai pas encore trouvé, ou plutôt il n’est pas près de chez moi. Ce qui m’apaise c’est le bruit de la mer, cet infini d’eau mais malheureusement je ne vis pas à proximité d’une mer ou d’un océan.
    C’est agréable de te retrouver dans cet article, de nous faire partager tes sentiments en toute simplicité.
    Je te souhaite le meilleure, et j’ai hâte de te lire, lire ce que tu nous fera partager.

    1. Hello Lucille,

      Je te remercie pour ton commentaire, je suis très heureuse que tu aies trouvé le texte touchant.
      Je comprends, la mer c’est aussi quelque chose qui a un énorme pouvoir pour moi. Et les deux endroits qui jusqu’ici étaient pour moi incroyables (voire un paradis sur terre, je parle en partie de Santa Monica), sont tous les deux teintés de sa présence maintenant et il me faudra trouver, peut-être, un autre petit bout de plage qui n’appartiendra qu’à moi. Et je le trouverai d’ailleurs peut-être très bientôt, à voir si c’est quelque chose que je ressens immédiatement :)
      J’espère que tu pourras aller bientôt à la mer en tout cas.

      Merci beaucoup, encore, pour ta gentillesse.

  6. Bonsoir Justine,

    Ton texte est sublime. Il m’a énormément touchée. Je me suis beaucoup reconnue dans ce que tu as écrit, particulièrement ce sentiment libérateur, ce sentiment d’infini, de paysage et d’être dans ses pensées pendant une promenade.
    J’ai la chance d’avoir mon havre de paix. Et j’y vais très régulièrement car à chaque fois, cela a cet effet miraculeux de me calmer pendant une heure. C’est une pause plus que nécessaire dans un quotidien bien souvent stressant.

    Je t’envoie plein de pensées positives et de courage pour ce que tu traverses.
    Encore une fois, ton texte est magnifique. Merci de l’avoir partagé avec nous. Il m’a chamboulée et j’en suis encore tout émue.

    Passe une bonne soirée/journée/week-end (autant que possible du moins :) ),

    Amélie

    1. Hello Amélie,

      Je te remercie du fond du coeur pour ton commentaire, ça m’a beaucoup touchée et je suis ravie qu’il t’ait touchée.
      Je suis très heureuse que tu aies déjà cet endroit pour te ressourcer et tu as raison, c’est une pause plus que nécessaire :)

      Merci encore pour tes gentils mots. <3

  7. Bonsoir !

    Merci pour ce partage merveilleux ! Tu as tellement raison ! Je pensais m’évader dans les livres mais sortir, prendre l’air, c’est si important ! J’ai un bois près de chez moi, je vais toujours au même endroit, pas par plaisir mais parce que c’est le plus proche. Demain ou dimanche, j’irais explorer un peu plus loin, avec une pensée pour toi :)

    Bonne promenade :)

    1. Hello Sarah,
      Merci beaucoup pour ton commentaire :)
      Oui, j’ai eu la mauvaise surprise cet été d’être pratiquement incapable de lire quoi que ce soit. Mais sortir, marcher, prendre l’air, ça a été une révélation. J’adore ça de base, mais là… c’était plus que ça. Et ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde, mais quand tu es minuscule au beau milieu d’une immensité magnifique, tu te retrouves à mettre beaucoup de choses en perspective et d’un coup, tout devient limpide et calme :)
      Je serai ravie d’être dans tes pensées pour cette balade et je te souhaite qu’elle soit merveilleuse et bénéfique !
      Elle était particulièrement géniale, aujourd’hui, surtout après la mise en ligne de l’article… je te remercie ! :)

  8. Coucou Justine
    Je suis contente de te retrouver même si c’est juste en billet de blog, même si n’ai pas fait parti de ceux et celle qui ont envoyé des messages pour savoir où tu étais passé (je n’aime pas trop m’incruster dans la vie des gens), je suis vraiment contente de te voir réapparaître, tes vidéos, ta personne, ta bonne humeur me manqué. Un pirate n’est rien sans son capitaine n’est-ce pas ?

    Des havres de paix, j’en ai plusieurs, pour ma pars, nous avons un écoparc, à côté de chez nous, j’aime y promener ma chienne, c’est reposant.
    Ainsi qu’un petit pont qui est dans le quartier, un peu éloigné certe où nous allons avec quelques amies, il n’y a presque personne, et nous pouvons même descendre nous baigner les pieds.
    Il y a presque 4 mois, j’ai perdu ma grand-mère, qui était pour moi comme ma mère, c’étais elle qui m’avait élevée, et sa perte m’est très douloureuse, même maintenant encore, en écrivant, j’en ai les larmes aux yeux.
    Je regrette de mettre confinée chez moi pendant ce douloureux moment, j’aurais du sortir comme toi tu le fait dans ton “havre de paix”, j’ai totalement fait le contraire, je m’enfermais, j’allais avec ma mère dans Sa maison, là où il y avait son odeur, sa présence toujours là pour moi, j’ai récupérer quelques affaires. Et puis, c’était presque la période des examens de bac de première, il fallait que je reste forte, pour ne pas sombrer, je voulais obtenir les meilleurs résultats, pour le rendre fière de la où elle est.
    Quelques fois, je m’en vais à l’écoparc, je m’assis sur un banc et je pense. Pour moi, mon hâvre de paix ne sert pas m’évader de mon quotidien, il sert à me recentrer sur moi-même, à penser et à essayer de prendre du recul sur de nombreuse chose.
    Ma façon à moi de m’évader comme toi tu le fais, il faut que je me dépende, que je bouge, que je prenne l’air. Mon nouveau truc, c’est de faire de la moto avec mon papa. Contrairement à toi, je suis très proche de mon papa, très complice et nous parlons beaucoup, nous lançons des boutades sans cesse des boutades, et je suis contente de partager cela avec lui, faire de longue virée moto, devoir m’accrocher plus fortement à lui lorsqu’il accélère brusquement, ça me donne une bouffé d’adrénaline qui me fait revivre.

    Désolée pour ce long commentaire, qui sort un peu du sujet de l’article
    Gros bisou à toi et courage, même si nous ne subissons pas la même perte, la douleur est tout de même présente, et j’espère que ça ira mieux pour toi.

    1. Hello Claire,

      Je te remercie pour ton commentaire, ça m’a fait très plaisir de te lire. Ne t’excuse pas de l’avoir écrit, au contraire :)
      Je suis de tout coeur avec toi pour la perte de ta grand-mère. Je n’en ai plus depuis mes 10 ans et lorsque ma dernière mamie est décédée, alors que c’était aussi un peu comme ma deuxième maman, je ne l’ai pas tout de suite compris l’ampleur de la chose. Puis lorsque je n’ai pas pu passer l’été avec elle, qu’elle n’était plus là aux fêtes de famille, j’ai réalisé qu’elle était partie. Et en juin, ça aura fait 14 ans, mais crois-moi, elle me manque toujours autant. Néanmoins, le manque n’est plus douloureux. Je suis heureuse des moments que j’ai passés avec elle et même si je n’ai pas eu droit à plus, ils ont tous été incroyables. Alors, sache que c’est qui compte. Elle t’a sûrement guidée et épaulée et garde toujours en tête ce qu’elle t’a appris. Suis ton cours sans jamais oublier ce qu’elle était et ce qu’elle représentait pour toi. Et que tu veuilles la rendre fière de là où elle est, je pense que c’est une bonne chose. C’est une pensée que j’entretiens toujours et je pense que c’est important, pour ne jamais baisser les bras :)
      Tes havres de paix ont l’air superbes , je ne sais pas ce qu’est un écoparc en particulier mais je peux imaginer un petit pont avec un cours d’eau et tout ça a l’air très pittoresque ! C’est vrai que cela permet aussi de se recentrer sur soi-même. J’ai presque écrit qu’avec le havre de paix, il s’agissait de pouvoir être égoïste, mais je trouve que le terme a une connotation très négative et ce n’est pas quelque chose que je voulais transmettre avec ce message.
      C’est génial que tu sois très proche de ton papa. Personnellement, la moto me fait très peur mais c’est bon de faire quelque chose qui vous plaît, avec l’adrénaline qui peut être très bonne pour le sentiment de liberté également.
      Encore merci pour ton commentaire. Je te souhaite d’aller mieux également, de bien prendre le temps de faire ton deuil et tout simplement, je te souhaite le meilleur pour la suite.

  9. Ton article m’a beaucoup ému, à m’en faire pleurer pour tout te dire. J’ai eu l’impression de me retrouver dans certains de tes mots, de revenir à cette époque où j’ai eu besoin de me couper du monde, de trouver ce petit havre où personne ne viendrait m’embêter et me laisserait cuver ma peine et me relever à mon rythme. Ironiquement, je l’ai trouvé à Lyon, dans le Parc de la Tête d’Or. J’aime y aller quand rien ne va plus, manger une barbapapa et m’asseoir dans l’herbe pour lire un livre. Peu importe le monde qui passe, ce ne sont que des étrangers.
    Ce havre, je le partage souvent avec des amis, mais c’est incroyable le bien qu’il a pu me faire et les souvenirs qui s’y rattachent. Il m’a aidé à oublier mon meilleur ami (et premier amour), à tourner des pages difficiles. Alors j’espère que ton havre t’aidera à aller mieux, à avancer, à faire face. La vie est une sacré garce parfois, mais je suis sûre que tu arriveras à t’en sortir.
    Plein de bisous ♥

  10. Coucou Justine,

    Je comprends parfaitement ce que tu vis actuellement puisqu’il m’arrive la même chose… J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à surmonter cette épreuve. Je suis encore à la recherche de ce havre de paix dont tu parles. En tout cas c’était un très bel article qui m’a profondément touchée. Je te souhaite beaucoup de courage…

    Gros bisous,

    Deborah

  11. Bonjour Justine.
    Tout d’abord je trouve ton article touchant. Tu es hypersensible, j’ai aussi ce trait de caractère parfois encombrant. Cependant je pense que ce genre de peine s’efface avec le temps beaucoup plus facilement que d’autres. En tous cas tu écris très bien.
    Je n’ai pas de havre de paix spécifique à l’extérieur, mais je me sens souvent bien près d’une plage au calme ou en ballade en forêt où tous mes sens sont en éveils. Mais ne pouvant aller dans ces lieux souvent, mon autre havre de paix est dans ma tête! j’ai une imagination débordante (que je devrais plus utiliser à écrire lol) et souvent j’invente des scénarios et çà m’amuse.
    Bises et à très bientôt !

  12. Heureuse de te retrouver dans ce bel article et de savoir que tu tiens debout après ce tsunami qui t’a atteinte.
    Moi aussi, j’ai une bulle, au bord de la mer où je ne suis toujours allée que seule, depuis mon adolescence. J’y ai rêvé ma vie, mes enfants, pansé mes plaies, rêvé à nouveau et construit ce que je suis désormais. Bulle vierge de toute présence autre que moi-même…
    Les livres aussi peuvent en être une, mais ils sont pour moi souvent liés à une période et donc, pas si neutres que cela.
    Je te souhaite le meilleur pour les jours, semaines et mois à venir, pas à pas vers le mieux être qui viendra, sois-en sûre.

  13. Bonsoir Justine,

    Je viens de lire ton article qui m’a vraiment émue aux larmes… Tu as une plume magnifique et je ressens ton émotion à travers ces magnifique mots. Je te souhaite beaucoup de courage pour ce que tu traverses en ce moment, je suis de tout coeur avec toi et ta famille. Ce sont des périodes difficiles à vivre, qui font hélas partie de la vie. C’est comme si la vie te disait “allé je te lance un défi : essaie de te sortir de ce cauchemar incessant et sors-en plus forte”, mais t’as juste envie de lui dire f**k… Enfin, tout ça pour te dire sois forte…

    J’aurais été tellement heureuse il y a quelques mois de trouver mon havre de paix… ça m’aurait bien aidé aussi je pense… Je me suis complètement refermée sur moi-même (grave erreur !) et j’ai vraiment eu du mal à remonter la pente. Je suis heureuse de savoir que tu as trouvé un endroit qui t’aide à te sentir mieux et personnellement je le cherche toujours… J’ai eu la chance de te rencontrer une fois (pendant la dédicace chez France Loisir d’Anna Todd), et je te souhaite vraiment le meilleur pour la suite. Tu es une fille géniale et dis toi qu’il sera toujours là pour veiller sur toi…

    Je t’embrasse, et j’espère te revoir un de ces jours.

    Sousada

  14. C
    ‘Est un très joli article. pour parler de lieu, alors c’est mon pays de coeur. un endroit où tu croises des goelands, peroquets ou encore des koukabouras quotidiennement. Admirer des plantes et des arbres tous aussi extraordinaire les uns que les autres. Se balader en vélo et croiser la vie calme de la nature. Remettre le matin les lézards rentrés le soir. Voir la vie de façon beaucoup plus clair et éclairée. Comprendre le sens des choses et non plus les subir rien qu’en s’abandonnant à la nature si pure.

    Merci pour ton article. Courage pour te remettre. Le temps agit bien.

  15. Hello Justine,

    Ton article est génialement écrit, et c est bien que tu puisse trouver un endroit comme Ca. J habite en plein cœur de lyon et je n en ai pas encore trouvé.

    Pour ce qui est des livres Ca reviendra .. Petit à petit . Quand mon copain a eu son accident je lisais eleanor and park. Jai mis 3 semaines à le finir, alors qu il était déjà bien entamé. C étais pas facile de se concentrer lorsque il etait dans le coma. Je relisais les mêmes passages plusieurs fois et je les
    Oubliais. C est un livre que j ai d’ailleurs détesté !
    Et puis quand les choses se sont arrangés jai recommence à réussir à me concentrer.

    Je te souhaite bon courage dans cette épreuve.
    Prends du temps pour toi et fait des choses qui te font du bien !

    Gros bisous

  16. Justine, Justine…
    Merci beaucoup pour cet article…
    Je suis tout d’abord rassurée de savoir que tu vas mieux, je t’avais envoyé un message privé sur twitter, mais je sais que ce n’est rien comparé à ce que tu as pu vivre…
    Ton post m’a particulièrement touchée. Je me suis rendue compte que mon havre de paix (très différent du tiens) est ma balançoire… Ca peut sembler étrange dit comme ça, mais je m’explique. La balançoire en question se trouve dans ma maison de vacances, dans un jardin, un peu perdu au milieu de…. rien et avec une vue imprenable sur les murailles (d’Aigues-Mortes, je ne sais pas si tu connais). J’adore y aller le matin ou le soir, durant le couché de soleil… Je me mets de la musique dans les oreilles et dans ces moments là j’ai l’impression que je ne pourrais jamais être malheureuse. Malheureusement, je n’ai pas ce havre de paix à Paris, mais j’espère m’en trouvais, quel qu’il soit, mais avoir CET endroit.
    Merci encore pour cet article qui fait du bien et qui m’a touché en plein coeur <3
    A très bientôt!!

  17. Je suis très heureuse que tu reviennes un peu sur ton blog ; je comprends tout à fait ton besoin de te retirer, mais ta jovialité habituelle me manquait (je sais, c’est égoïste de ma part ^^). J’espère que tu vas continuer, autant que possible, à aller vers plus d’optimisme et que tu parviendras à écrire une nouvelle page de vie !
    Pour ma part, j’ai également eu un épisode difficile au cours de ma vie, et il m’arrive encore de me sentir triste et affectée, cinq ans plus tard.
    Mon havre de paix n’est pas un endroit physique. Je parviens à me vider l’esprit avec la musique : j’écoute, je joue, j’écris parfois et cela me permet de me retrouver avec moi-même, d’écouter mes faiblesses mais aussi de retrouver en moi la force de me relever. Aujourd’hui, je fais aussi beaucoup de sport (ce qui n’était pas le cas à l’époque) mais même cette activité ne m’apporte pas autant que la musique.
    J’ai trouvé ton article très intéressant, probablement parce que cette quête de sérénité me touche particulièrement, et je serais curieuse d’en lire d’autres du même style :)

  18. J’ai pleuré.
    Je crois que ton havre de paix n’est pas seulement cet endroit qui te fait du bien, mais symbolise aussi ta “nouvelle indépendance”. Effectivement un premier pas vers la guérison est de trouver ton propre chemin :)
    Pour ma part j’ai eu exactement le même ressenti au niveau des musiques, des films, des livres : le besoin de retrouver sa touche personnelle, des oeuvres non entachées de ma relation précédente.
    Et finalement, pour moi le havre de paix n’est pas un chemin particulier, mais juste un endroit, qui te touche tout particulièrement, et que tu contemples seule. C’est merveilleux et c’est rien que pour toi…

  19. Je ne développerai pas beaucoup, juste te dire que je trouve ce que tu écris très juste. La question du havre de paix me touche aussi énormément. Essaie de le garder en toi, pour t’y réfugier même quand tu ne pourras t’y rendre physiquement. Evoque-le dans ta tête, ainsi que les sentiments que tu ressentais à ce moment.
    La force et le bonheur sont EN nous avant tout, j’en suis sûre.

  20. Justine,
    Ton article m’a tellement touché. Tes mots sont tous simples mais tellement justes, tellement vrais. Avoir un havre de paix est devenu essentiel pour moi aussi, pouvoir s’échapper, repisrer, être soi-même, sans penser à personne. Repose toi et apaise toi autant que tu le peux. Prends le temps qu’il te faut. Fais le pour toi.
    Merci pour ta sincerité

  21. Ton article m’a vraiment ému, et je me suis tellement reconnue dans ce que tu as écrit. Avoir son have de paix, c’est permettre de s’évader, et de mettre entre parenthèse quelques instants les problèmes du quotidien, et ça fait un bien fou…
    J’espère sincèrement que tu vas mieux, et je suis très heureuse que tu reviennes sur ton blog, ça fait vraiment plaisir de te relire, ça permet également de m’évader :)
    Bon courage à toi, pleins de bisous :)

  22. C’est avec cet article que j’ai découvert ton blog il y a quelques jours de cela.
    Je regarde pourtant tes vidéos et te suis depuis un moment sur tes réseaux.
    J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ta plume ici et je trouve ton texte très beau.

    Si j’ai bien compris tu es dans un processus d’écriture de livre et avec ce texte cela ne s’annonce que prometteur.

    En ce qui me concerne j’ai la chance d’avoir ma maison parentale à la campagne et près d’un joli lac entouré d’arbres où je vais très régulièrement en balade. C’est très apaisant pour moi, c’est l’occasion de ne penser à rien d’autre et de laisser mon esprit s’évader.

    J’espère te revoir bientôt sur Booktube.

    En attendant profites bien ce petit coin que tu as découvert pour te ressourcer.

  23. Je ne savais pas pourquoi on ne voyait plus le bout de ton nez sur youtube, mais maintenant je comprends mieux.
    Ton article est très émouvant, sache-le. Et quant au havre de paix, tu as totalement raison. J’ai vécu une rupture très douloureuse il y a quelques mois maintenant, et elle m’a menée bien bas, d’autant que d’autres problèmes assez compliqués s’y sont greffés. Je sais quel état cela entraîne, la douleur, la tristesse, le manque, le vide, comme le trop plein, finalement. Et si tu as trouvé un havre de paix, tu as déjà fait un grand pas, crois-moi. Ce n’est qu’une étape parmi une bien longue série, mais c’est une étape, non négligeable qui plus est.
    Personnellement, mon blog était mon havre de paix. C’était ma bulle, où je n’avais que des commentaires positifs, où je pouvais parler de mes lectures en souriant, et où je pensais à autre chose, tout simplement. Je ne sais pas si booktube et la blogo te procureront autant de soutien, d’autant que comme tu l’as dit, chaque havre de paix est personnel, mais dans tous les cas, je te souhaite bon courage.Vraiment.

    Je n’aurais pas choisi meilleure citation de Lamartine, mais si ça peut te consoler, voici le ton désabusé de Céline que j’apprécié tout autant : “L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches”… Quand on sait ça, ça aide, peut-être un peu !

  24. Merci d’avoir partagé avec nous ce moment de vie. Pour ma part, j’ai vécu une rupture difficile il y a 5 ans. A l’époque mon havre de paix était mon appart. J’avais du déménager car on vivait ensemble et j’avais pris un appart perdu dans la campagne. J’étais un peu cloîtrée mais je dirais plutôt en hibernation. Je m’y suis reconstruit et le hasard a fait que j’ai déménager un an plus tard en même temps que j’ai rencontré mon nouveau copain. On est 5 ans plus tard et mon havre de paix s’est devenu notre chez nous.
    Avoir un endroit où l’on se sent bien s’est vitale pour ce remettre d’une rupture. Je comprends que c’est dur de s’en remettre mais on s’en remet. Je te fais plein de câlins! Sois forte et profite aussi de cette vie de célibataire, fais plein de choses ça permet de se changer les idées et pour ma part, j’ai gardé de magnifiques souvenirs de cette année de célibat.
    Je t’envoie plein de bisous et j’espère te lire bientôt!

  25. Salut Justine,

    Je viens vers cet article parce que je viens de voir ta vidéo. Je n’avais pas eu connaissance de ce billet avant. En tout cas, je suis content de te revoir et d’avoir un peu de tes nouvelles. Il est vrai que pendant l’été, sur le chemin du travail, je m’étais dit “ça fait longtemps que Justine n’a pas fait de vidéo”… Après par manque de temps et parce que j’ai aussi un cerveau de poisson rouge, je n’ai pas pris la peine de prendre de tes nouvelles. Je m’en excuse donc.
    Je connais cette douleur et cette rupture que tu cite dans ton article. Article qui en passant m’a beaucoup parlé et fait écho à une situation que j’ai moi aussi vécu il y a 6 ans maintenant. Je te dirai que seul le temps permet de reprendre du poil de la bête. Pour moi seul mon entourage et mes amis m’ont permis de relever la tête et d’aller de l’avant. Mon havre de paix, c’était un peu n’importe où dehors tant que j’étais seul avec mes pensées.
    Certes je les ressassais sans arrêt parce que je voulais comprendre. Oui ça me faisait du mal parce que je ne voulais pas y croire. Mais il y a un stade où je me suis dit qu’il fallait garder le bon et mettre de côté le mauvais. Parce qu’il me fallait avancer, aller de l’avant et faire le vide dans mes pensées. J’ai cru ne pas me sentir assez fort mentalement pour avancer et pourtant. On est toujours capable de se relever, dis le toi tous les jours. C’est ce que j’ai fait et je peux te dire que ça a marché. Bien sur, j’ai toujours dans un coin de la tête cet événement, mais ça ne m’atteint plus.
    Allez je vais te laisser, j’ai assez parlé de moi et de ma petite vie. Courage, prend du temps pour toi. Pour tes études, pour ta famille et tes amis… c’est ce qu’il y a de plus important. Bon week-end, bisous ;)

  26. Bravo pour avoir trouvé les mots pour exprimer tout cela. J’ai moi aussi mon havre de paix, loin de chez moi malheureusement, qui me manque tout l’année et que je voie quand je ferme les yeux. Je ne sais pas si tu as lu Cœur d’encre de Cornelia Funke, roman exceptionnel dans lequel des personnes ont le pouvoir de faire vivre des histoires en les lisant à haute voix. C’est exactement cela: ton article est universel puisqu’il m’a transportée là-bas le temps de ma lecture.
    Je te souhaite le meilleur pour la suite. Tu as déjà une passion, un public, un jardin secret, et j’espère que tu trouveras encore beaucoup d’éléments qui te feront voir la vie plus belle. Je te souhaite une bonne journée !

  27. Chère Justine, ton texte m’a ému deux fois. La première est le jour où tu l’as publié lorsque j’avais pris grand soin de le lire. La deuxième fut ce matin, une nuit après que mon copain de deux ans m’ai quitté. Je me reconnais dans toutes tes paroles, son fantôme que l’on croise, les souvenirs qui reviennent. La rentrée en université approche et pourtant j’aimerais faire défiler les mois pour arriver à un état où “je vais bien ; je vais mieux”. J’habite près de Paris et je n’ai pas de havre de paix rien qu’à moi, peut être que ce sera ma fac, une salle de sport, n’importe quoi. Je suis entourée de ma famille et de mes amis dans cette épeuvre, mais peu comprennent ou se se souviennent de la morsure d’un tel changement. Que nous étions, pauvres aveugles, incapable de savoir que notre vie allait basculer dans une heure, une minute, une seconde …

    Je te souhaite tout le courage nécessaire, c’est une page qui se tourne et une autre qui commence, ce changement est l’occasion de vivre sa vie, rien que pour soi.
    Très bonne rentrée également ! j’ai été vraiment contente de ton retour sur Ytbe.

  28. Ton post est tellement bien écrit, tellement touchant et tellement… vrai! On a tous besoin de trouver un réconfort, une petite bulle dans laquelle nous sommes la seule personne à pouvoir y entrer…
    j’ai également vécu il y a presque 2 ans une rupture inattendue, douloureuse, pleine de bouleversement, j’ai cru que je n’allais jamais m’en remettre et finalement, le goût de la vie est revenu petit à petit avec de la patience et beaucoup de volonté !
    Pleins de bisous Justine, et courage, ton sourire te va tellement mieux :) !

  29. Hello ! :) ça ne fait pas très longtemps que je m’intéresse plus aux blogs qu’aux vidéos alors me voici ^^ ce titre m’a fait de l’oeil, je devais donc le lire :)

    Il est SUBLIME cet article Justine ! tellement bien écrit, et tellement vrai. J’approuve tout ce que tu dis ! Moi, le mien, je le vois de moins en moins, et j’ai comme la sensation que ça prend le chemin jusqu’à ne plus jamais le voir… et dire que ça me brise le coeur est en-dessous de la réalité… il me manque atrocement, je l’aime tellement depuis tellement d’années… c’est un véritable besoin, je n’exagère pas. Je ne l’ai pas vu cet été et l’ai vraiment ressenti, très fort ; d’autant plus qu’après m’être encore fait briser le coeur au mois d’août, c’était limite vital, surtout que je ne l’ai toujours pas revu depuis… et, hélas, encore et toujours, c’est mon père que j’ai à blâmer pour ça… il a gâché tellement de choses… et c’est pas terminé…

    j’y ai emmené mon ex, que j’aimais beaucoup trop, et on même failli y passer quelques jours rien que tous les deux, sauf qu’il m’a quittée avant (tant mieux peut-être)… j’ai toujours cru que, plus tard, quand j’aurai des enfants, je les emmènerai là-bas, et c’est bien ce pour quoi mes grands parents ont acheté cette maison, pour qu’elle voit les générations de la famille y laisser leur trace chacune leur tour… Et maintenant rien n’est moins sûr, et ça me déchire… parce que c’est une des très rares choses qui me rendent vraiment heureuse et m’apaisent véritablement aujourd’hui.

    Alors comme tu le dis il y a plusieurs havres de paix, je peux en trouver d’autres petits, il y en a un autre que j’apprécie particulièrement en septembre, mais c’est incomparable, aucun n’égalera jamais celui dont je parle depuis tout à l’heure. J’espère quand même pouvoir y mettre les pieds au moins une fois cette année ne serait-ce que pour un week-end même si c’est trop peu…

    Encore bravo pour ton article, c’est comme si tu étais entrée dans ma tête pour exprimer tout ce que je pense à ce propos, je n’aurais pas fait mieux ! Pleins de Bisous à toi ! <3

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