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New York | Comment préparer son séjour sereinement en 10 points

P1000821Central Park — 08/10/16

Autumn in New York,
it spells the thrill of first-nighting.
Glittering crowds and shimmering clouds in canyons of steel,
they’re making me feel I’m home.

It’s autumn in New York
that brings the promise of new love.

Autumn in New York, Billie Holiday

Si vous êtes un nouveau lecteur du blog ou juste un lecteur de passage, j’ai passé quatre mois à New York dans le cadre de mes études, du 18 août 2016 au 18 décembre 2016. Ce fut sans doute la plus belle expérience de ma jeune vie et je suis tombée amoureuse de cette ville qui m’est si chère aujourd’hui. Les débuts n’ont pas été faciles ; comme pour toute adaptation à un nouvel environnement, il m’a fallu surmonter bien des obstacles, tels que la chaleur étouffante et moite des dernières semaines d’été, la foule suffocante de touristes qui ne désemplit pas quel que soit le moment de la journée ou le climat, les transports en commun qui n’en font qu’à leur tête et bien sûr, la fac et le stage qui ne furent pas à la hauteur de mes attentes.

Je vais revenir, dans une série d’articles que je mettrai en ligne au fur et à mesure, sur les endroits que j’ai visités et préférés. Je pense faire ces articles par quartier, en sachant que je n’ai malheureusement pas eu le temps de tout faire et, surtout, que je n’ai pas tout photographié. Il y aura également, pour terminer, un article avec mes incontournables new yorkais. Vous pouvez d’ailleurs dès maintenant retrouver quelques vlogs de mon voyage. Dans cet article, je tiens à partager des conseils qui pourraient éventuellement vous servir pour appréhender New York ou les États-Unis sereinement si vous comptez y passer vos vacances prochainement.

  • Court séjour : la première fois que j’y suis allée, je ne suis restée qu’une petite semaine et je trouve déjà cela insuffisant. Alors certes, ça représente un sacré budget mais, pour tout vous dire, je pense qu’on ne peut pas réellement apprécier la ville si on ne reste que quatre-cinq jours. Par exemple, j’avais davantage savouré les cinq jours passés respectivement à Santa Monica & San Francisco, parce que tout n’était pas un marathon. Vous allez me dire, je n’ai pas eu le temps de tout visiter dans ces deux autres villes, c’est vrai. Mais je n’ai pas non plus eu l’impression de tout voir à une telle allure que, finalement, les journées se brouillent. En revanche, le séjour à New York, bien que fantastique, fut finalement trop fatigant et intense pour que je puisse véritablement saisir le moment. Donc si vous voyagez à New York pour un court séjour, faites en sorte de vraiment cibler les visites, d’étudier la carte des différents quartiers ainsi que celle du métro pour ne pas perdre de temps, une fois sur place, avec des questions techniques. Laissez-vous la liberté de la spontanéité, évidemment, mais ne vous contentez pas, notamment, de dire « Je monterai sur l’Empire State Building ». Renseignez-vous sur les horaires où il y a moins de queue et réfléchissez à quel moment de la journée vous voudriez être au sommet (journée, coucher du soleil, nuit). Je dis ça, bien sûr, vous faites comme vous le sentez ! Mais en quatre mois, j’ai à peine eu le temps de m’acclimater aux différents endroits que j’adorais et d’en découvrir quelques nouveaux. Alors imaginez la course contre la montre en à peine une semaine…
  • Quelle saison ? Il faut savoir que je n’ai jamais été à New York au printemps donc je ne pourrai pas témoigner à ce sujet. En revanche, je ne pourrais que trop vous recommander de partir à l’automne. J’ai beau adorer l’été, je trouve cette saison franchement insupportable à New York (c’était d’ailleurs plus supportable en Californie, grâce aux douces brises/aux vents marins). Pourquoi ? Il y fait une chaleur caniculaire et étouffante (à cause des gratte-ciel et de la pollution qui empêchent l’air de circuler) et cela a duré jusque fin septembre. Les américains ont la main tellement lourde sur l’air conditionné qu’il est presque inévitable de se chopper un rhume de misère à cause du choc thermique : la première fois, l’adrénaline de mon séjour américain qui durait 18 jours m’a permis de tenir jusqu’au retour — là, entre la migraine de l’avion, la fatigue accumulée, les averses succinctes du premier jour, les grosses chaleurs et la climatisation à fond, j’ai été alitée pendant 48h la semaine de mon arrivée. Si vous avez une immunité plutôt faible à ce genre de choses, comme moi, prenez vraiment garde à ce détail.
    Je n’ai fait l’expérience de l’hiver qu’à ses prémices (c’est-à-dire décembre) mais je peux vous dire qu’à New York, les saisons se démarquent tellement que vous les sentez passer du début à la fin. Et je peux vous dire que, pour quelqu’un qui déteste le froid, j’ai été servie. Même avec une paire de gants bien chaude, une paire de collants sous le jeans et une paire de bottines imperméables, c’était l’angoisse. Alors, bien sûr, New York en période de fêtes, c’est merveilleux, mais si vous résistez peu au froid, munissez-vous d’habits plus chauds que chauds. Par ailleurs, le pic de froid, neige et blizzard à New York s’étend de janvier à février.
    L’automne, en revanche, était parfaite. Les couleurs sont flamboyantes, le climat est doux, les couchers de soleil sont à tomber par terre. Bref, j’ai redécouvert l’automne que je n’appréciais pas particulièrement en France à cause de la pluie. D’ailleurs il pleut rarement à New York, par contre, quand une averse perce, il y a de grandes chances pour qu’elle soit énorme – à l’image démesurée de la ville, donc — alors prévoyez le parapluie.
  • Les 3 V — Visa, Valise, Vol : n’oubliez pas que partir aux États-Unis exige de posséder un passeport en règle mais aussi de remplir le formulaire ESTA (Electronic System for Travel Authorization) qui sera votre Visa vacances. Vous ne pouvez pas vous affranchir de cette étape à moins d’avoir un autre visa de séjour pour cette destination.
    Pour ce qui est des valises, faites bien attention à vous équiper selon la saison (si vous partez en hiver, vos vêtements prendront davantage de place, donc si vous souhaitez repartir avec des souvenirs, il faudra bien vous organiser). Sachez qu’un bagage supplémentaire acheté en avance sur Air France vous coûtera 65 euros. Attention ! Pour mon retour de NY, Air France a annulé mon vol et m’a transférée sur une autre compagnie, qui n’a pas pris en compte mon supplément bagage. Air France m’a remboursé les 65 euros mais United Airlines m’a chargée $100 sur place, soit environ 97 euros. Je dois d’ailleurs dire qu’il ne faut pas uniquement envisager Air France comme je l’ai fait, parce que cet A/R pour New York m’aura coûté aussi cher que mes billets Paris-New York-Los Angeles-San Francisco-Paris en 2014. Pour vous donner un ordre d’idée, j’en ai eu pour 1400 euros, contre 1300 pour toutes ces destinations, tandis que mon amie Jeanne, qui est partie avec une compagnie low cost en a eu pour environ 600/700 euros A/R. Il faut bien sûr se renseigner attentivement, étudier les tarifs des différents suppléments, etc. Mais, contrairement à moi, ne pensez pas que partir avec une compagnie de « renom » est plus prudent.
    De plus, cette recommandation n’engage que moi et certains auront peut-être des expériences différentes, mais je suggère à toute personne qui se rend à New York de partir à l’aube (de Paris en tout cas) pour que le décalage horaire ne vous impacte pas négativement. Le fait est que, si vous terminez votre nuit dans l’avion, lorsque vous arriverez dans la matinée à New York, vous serez assez en forme pour affronter cette première après-midi en douceur. Vous vous coucherez le soir, heure de New York, et vous serez tellement fatigués du voyage et de la journée que vous n’aurez aucun mal à fermer l’œil et, potentiellement, dormir jusqu’au petit matin sans souci.
  • S’armer de quelques notions d’anglais : ça peut paraître idiot mais je pense par exemple à des gens comme mes parents qui sont venus me rendre visite à Nottingham lorsque j’y résidais et qui, au retour, ont été secoués par une malencontreuse confrontation avec les douaniers. Mes parents ne parlent pas anglais, les agents de police ne comprennent pas le français et montrent peu de patience. Je n’ai évidemment pas pu me rendre utile puisque c’est une étape à laquelle on ne peut pas assister sans billet. Or, sachez que la procédure américaine est encore plus intimidante et que les officiers ne sont pas tous aimables. Alors, outre les phrases bateau que vous pouvez apprendre pour communiquer dans les magasins, restaurants, etc., faites en sorte de pouvoir comprendre et vous exprimer en arrivant à la frontière. En tout cas, si vous êtes préparés à l’interrogatoire, vous serez moins stressés et votre calme vous rendra service !
  • 3km à pieds, ça use, ça use : quelque chose auquel on se fait une fois qu’on vit là-bas, ce sont les distances qui n’ont rien à voir avec nos « pâtés de maison » français. Sachez que New York est très grand et que marcher 3 blocs, ça correspond approximativement à l’avenue des Champs-Élysées de Franklin Roosevelt à Georges V. Si vous marchez 100 blocs dans une journée — et croyez-moi, vous êtes vite pris au jeu — c’est facilement 15km de marche au bas mot… et pourtant, vous aurez tout de même l’impression de n’avoir pas vu grand chose. Si vous êtes déjà un grand marcheur, randonneur, sportif, etc. vous ne le sentirez pas passer. Si vous n’êtes pas habitué, il faut juste être conscient que ce séjour sera encore plus fatigant que vous ne l’imaginiez. Munissez-vous donc de chaussures que vous avez déjà portées, dans lesquelles vous êtes confortables et n’ayez pas peur. Vous verrez, les kilomètres en vaudront la chandelle !
  • Money, money, money : aujourd’hui, le dollar n’est plus très avantageux par rapport à l’euro. Quand je suis allée aux États-Unis en 2014, le taux de change était si intéressant qu’on dépenserait presque des sous qu’on n’a pas. Ce n’est plus le cas en ce moment, où 1 euro est égal à 1,09 dollars. Vous ne pourrez donc pas faire de flagrantes économies sur les produits américains, même si certains coûtent moins chers à l’origine et que vous n’aurez pas les frais de port à débourser. Les taxes, en revanche, faites-y attention. Elles ne sont presque jamais comprises dans le prix affiché et différent selon les produits (la taxe sur un rouge à lèvre ne sera pas la même que sur un paquet de chips ou sur un livre). Il vaut mieux tirer de grosses sommes au distributeur et payer en liquide, plutôt que de payer par carte bleue à chaque opération (soyez vigilants tout de même et ne transportez pas tout d’un coup au cours du voyage). Néanmoins, certaines cartes bleues et certaines banques proposent des avantages pour l’international, alors renseignez-vous auprès de votre conseiller.
  • Sélectionner son logement en fonction du prix & du coin : entre Manhattan, Brooklyn & Jersey City, les cœurs balancent. Quel que soit le quartier, je recommanderais Airbnb autant que les hôtels. Je ne suis pas du tout friande des auberges, pour ma part, mais c’est une autre possibilité. D’ailleurs, l’été, vous pouvez également loger dans des dortoirs universitaires non occupés, alors je vous invite à vous renseigner sur le sujet. Il existe aussi des résidences exclusivement pour filles. Je sais que pour certains, Airbnb est la mort de l’hôtellerie mais, selon la durée du séjour et le nombre de personnes, le logement est souvent plus vite rentabilisé, surtout dans des villes comme New York. Notez cependant que, là-bas, la plupart des locations Airbnb sont illégales selon certains critères et que vous logez donc sûrement chez quelqu’un qui n’a pas le droit de vous accueillir. Cela ne m’empêche pas d’avoir recours à ce procédé (je ne crois pas que le voyageur soit tenu responsable de quelque façon que ce soit) mais si l’hôte était « pris en flagrant délit », il est probable que vous ayez à trouver un autre logement.
    Pour un court séjour, j’aurais tendance à vous conseiller de loger sur Manhattan comme point d’ancrage stratégique. La première fois, j’étais dans l’Upper West Side et j’ai beaucoup aimé le quartier, bien qu’il fût seulement desservi par la ligne rouge (1,2,3). En revanche, cela était si cher que, pour cet Airbnb, mon compagnon de l’époque et moi nichions dans une sorte de mezzanine sans porte mais oppressante parce que le lit était proche du plafond. Un autre couple y résidait en même temps. Avant que j’habite à Brooklyn pour quatre mois, j’ai passé une semaine dans l’East Village chez une autre hôtesse Airbnb. J’ai payé une fortune pour la chambre, mais j’avais prévu le budget pour ce petit plaisir. Toutefois, l’hôtesse est partie le lendemain de mon arrivée et j’ai donc eu l’appartement pour moi toute seule (je pouvais me balader en petite culotte sans problème et, sous la canicule, c’était un bonus non négligeable). J’ai adoré le East Village et j’ai presque pu tout faire à pieds pendant une semaine, c’était grandiose. En ce qui concerne Brooklyn, je recommande de séjourner proche d’un arrêt de métro sur une ligne fréquente comme la L ou la A/C. Pour ma part, j’étais sur la J et la M et je n’en ai jamais été satisfaite. Au mieux, ça fonctionnait bien, au pire c’était parfois un calvaire (constamment en travaux, des métros qui s’espacent de 20 min même en pleine journée, des soucis de signalisation, etc.). Le seul point positif de la ligne J et M que je retiens (et qui est vraiment appréciable), c’est le passage sur le Williamsburg Bridge, avec une vue à couper le souffle.
  • Alors quel coin choisir ? À Manhattan, les quartiers où je vous recommande de séjourner sont le East Village, Washington Square Park, Greenwich Village, Hell’s Kitchen & l’Upper West Side. À Brooklyn, je vous recommande Prospect Park, Dumbo, autour de la station Lafayette Avenue et du parc Fort Greene ou encore à l’arrêt Bedford Avenue si vous souhaitez être à Williamsburg. Pour Jersey City, il faut privilégier Hoboken. Si la ville est plus calme et probablement moins chère, il faut savoir que le train n’est pas inclus dans la carte qui vous transportera partout où vous voulez entre Manhattan et Brooklyn. En revanche, sachez que le trajet entre World Trade Center et Hoboken dure uniquement 10min et qu’il y a des trains jusque minuit. Tout dépend de vos préférences et je connais des gens qui apprécient également le sud de Manhattan, principalement le quartier des affaires, ainsi que le nord, vers Harlem. Je ne prétends pas tout connaître mais je sais qu’il fait bon de vivre dans les quartiers que j’ai mentionnés ci-dessus.
  • Transports en commun : pour les transports à New York, certains trouvent que c’est le système le plus simple et d’autres ont du mal à s’y faire. Je fais partie de ce deuxième groupe. Le plus simple avec le métro new yorkais c’est le système Uptown & Downtown, selon que vous souhaitez aller dans le sud/vers Brooklyn ou dans le nord/vers Harlem, le Queens ou le Bronx. Il faut savoir que toutes les lignes ont une couleur, mais plusieurs lignes peuvent avoir la même couleur, et qu’elles se distinguent par un numéro ou une lettre. Si vous prenez les lignes 1, 2, 3 (rouge), elles font le même trajet sur une portion de la ligne, mais ne s’arrêtent pas à toutes les stations dans Manhattan. C’est ce qu’on appelle les Express et les Local. Il y a des lignes Local qui ne s’arrêtent pas non plus à toutes les stations suivant l’heure (ce sont des arrêts marqués par des genre de yin-yang sur le site de la MTA, leur version de la RATP). Sans mauvais jeu de mot, gare à ces trains Express & Local. De la même façon, il arrive qu’une ligne en travaux fasse circuler une autre ligne empruntant un trajet similaire, et il est possible que l’encart lumineux sur le train vous induise en erreur (ça a été mon cas), alors, dans le doute, n’hésitez pas à demander autour de vous si le train s’arrête bien à la station où vous vous rendez.
    Quant au tarif, je payais une Metrocard au mois de $116 (elle a augmenté à $121). Cette version du ticket, qui s’intitule « Unlimited Ride Metrocard » est également disponible en version 7 jours, qui coûte $32. Un ticket simple coûte $3 dollars mais si vous prenez une carte à recharger (un peu comme la Oyster Card à Londres), un trajet simple coûte $2.75. Personnellement, je recommande la version Unlimited Ride Metrocard, quitte à la donner charitablement à un autre touriste à la fin d’un séjour de cinq-six jours, car on peut vite se faire avoir (ça a été mon cas pour mon arrivée au mois d’août et je n’ai pas refait cette erreur en décembre). En revanche, si pour une raison ou pour une autre, vous êtes uniquement de passage sur New York pour un ou deux jours, il vaut évidemment mieux opter pour une carte à recharger.
  • Musées gratuits ? Nous aborderons les loisirs en détail très bientôt, mais je tenais à faire ce petit point ici parce que les activités culturelles font partie de la planification des vacances en amont. Le site NYC Arts répertorie ici tous les musées gratuits, mais aussi ceux qui proposent des journées/matinées/soirées ou « happy hours » gratuites. Personnellement, je n’ai fait que très peu de musées mais n’hésitez pas à consulter cette liste si vous souhaitez profiter de ces offres et ainsi, sectionner votre budget plus sereinement pour votre prochain voyage à New York.

J’espère que ces conseils vous permettront de préparer votre séjour à New York avec confiance et sérénité. C’est une ville absolument fantastique, électrisante et incontournable. Je vous la recommande chaudement et vous souhaite, peut-être, de bonnes futures vacances. Si vous avez encore des questions, j’y répondrai du mieux possible en commentaire. N’hésitez pas également à partager votre propre expérience ainsi que vos conseils, qui pourront compléter cette liste !

Si cet article vous a été utile, je vous serais infiniment reconnaissante de le partager à vos proches et vos amis qui, peut-être, partent bientôt à New York ! Je vous remercie pour votre lecture et vos retours,

Amitié, paillettes & arcs-en-ciel,
Justine 

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